Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Dans ces conditions, les exportations cumulées en atrazine des crues de
printemps sont de 1,7 g à Kerhoueh et de 6,8 g à La Villeneuve, ce qui
correspond respectivement à des pertes de 0,1 3 % et 0,1 8 % des quantités appliquées. Ainsi, contrairement à l’année précédente, les pertes
vers le ruisseau sont peu différenciées. Par contre, la forte pluviométrie et les débits élevés des ruisseaux sont associés à des concentrations
maximales en atrazine lors des crues très fortes (80 µg/1 à Kerhoueh et
500 µg/1 à La Villeneuve) et à cles exportations qui augmentent spectaculairement par rapport à celles observées en 1997.
• Évolution des transferts sur un cycle complet de culture de mais
Si les crues qui suivent les applications génèrent de fortes exportations
d’atrazine, d’autant plus intenses que les traitements ont eu lieu à proximité des ruisseaux et que la pluviométrie et les débits sont élevés,
celles-ci continuent après la reprise des écoulements en automne pour
toutes les crues qui précèdent les applications de l’année suivante. Ce
phénomène qui a été suivi cle façon continue pour le site de La Villeneuve est illustré par la figure 6. Les masses exportées par chaque crue
sont plus modestes qu’au printemps, souvent inférieures à 300 pg à l’exception d’une remontée associée aux fortes pluies et à la reprise importante des débits en janvier 1998. Le profil des crues change avec le
temps. On note une diminution du pic de concentration associé au
transfert de surface relativement au pic différé du à l’écoulement hypodermique.
Cette évolution est associée à une augmentation de la concentration des
produits de dégradation. La figure 7 qui illustre ce phénomène montre
que, dès janvier, les teneurs en produits de dégradation sont dominantes par rapport à celles de la molécule mère, qui est cependant
retrouvée jusqu’à l’application de l’année suivante. À partir de la fin
février 1998, la concentration de dééthylatrazine dans le ruisseau est
deux à quatre fois supérieure à celle de l’atrazine.
Figure 6
Évolution des masses
d'atrazine exportées
lors des crues à l'exutoire
du sous-bassin
de La Villeneuve
pour un cycle cultural
complet de mais.
150
Dans ces conditions, les exportations cumulées en atrazine des crues de
printemps sont de 1,7 g à Kerhoueh et de 6,8 g à La Villeneuve, ce qui
correspond respectivement à des pertes de 0,1 3 % et 0,1 8 % des quantités appliquées. Ainsi, contrairement à l’année précédente, les pertes
vers le ruisseau sont peu différenciées. Par contre, la forte pluviométrie et les débits élevés des ruisseaux sont associés à des concentrations
maximales en atrazine lors des crues très fortes (80 µg/1 à Kerhoueh et
500 µg/1 à La Villeneuve) et à cles exportations qui augmentent spectaculairement par rapport à celles observées en 1997.
• Évolution des transferts sur un cycle complet de culture de mais
Si les crues qui suivent les applications génèrent de fortes exportations
d’atrazine, d’autant plus intenses que les traitements ont eu lieu à proximité des ruisseaux et que la pluviométrie et les débits sont élevés,
celles-ci continuent après la reprise des écoulements en automne pour
toutes les crues qui précèdent les applications de l’année suivante. Ce
phénomène qui a été suivi cle façon continue pour le site de La Villeneuve est illustré par la figure 6. Les masses exportées par chaque crue
sont plus modestes qu’au printemps, souvent inférieures à 300 pg à l’exception d’une remontée associée aux fortes pluies et à la reprise importante des débits en janvier 1998. Le profil des crues change avec le
temps. On note une diminution du pic de concentration associé au
transfert de surface relativement au pic différé du à l’écoulement hypodermique.
Cette évolution est associée à une augmentation de la concentration des
produits de dégradation. La figure 7 qui illustre ce phénomène montre
que, dès janvier, les teneurs en produits de dégradation sont dominantes par rapport à celles de la molécule mère, qui est cependant
retrouvée jusqu’à l’application de l’année suivante. À partir de la fin
février 1998, la concentration de dééthylatrazine dans le ruisseau est
deux à quatre fois supérieure à celle de l’atrazine.
Figure 6
Évolution des masses
d'atrazine exportées
lors des crues à l'exutoire
du sous-bassin
de La Villeneuve
pour un cycle cultural
complet de mais.
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