Bassins versants
Le ruisseau du Coët-Dan est un affluent de l’Ével, lui-même affluent
du Blavet. Il coule suivant un axe nord-sud. Les sources sont situées sur
un plateau au nord à une altitude de 130 mètres. La dénivelée entre les
sources et l'exutoire est de 70 mètres, pour une longueur du ruisseau de
7 kilomètres. L’altitude moyenne du bassin est de 110 mètres. Le relief,
d’abord peu marqué dans le haut du bassin, devient plus escarpé dans
le tiers inférieur de la vallée. Dans l’ensemble, les pentes restent douces :
inférieures à 7 % pour 69 % de la surface, comprises entre 5 et 8 % i pour
25,5 % et supérieures à S % pour 5,5 %. Les zones de bas-fond à proximité du ruisseau sont peu pentues et jouent donc ainsi un rôle tampon,
pour les écoulements par ruissellement, entre le ruisseau et les versants.
La pente n’est qu’exceptionnellement limitante pour le travail du sol.
contrario, 31 % cle la surface ont une pente supérieure à 5 % et, par
conséquent, ie risque d’entraînement de particules de sol à la faveur
de pluies intenses n’est pas du tout négligeable, notamment au printemps après les semis de maïs. Ceci a son importance pour les transferts de produits phytosanitaires, particulièrement sur le sous-bassin
de La Villeneuve.
Le bassin a été remembré de 1971 à 1976. Cet aménagement foncier
s’est traduit par un triplement de la surface des parcelles (3,3 ha en
moyenne après remembrement), une diminution de la longueur des
talus de 90 m/ha (80 km ont été arases), la réalisation de 19 km de fossés et de 10 km de chemins. Malgré ces profondes transformations, qui
ont conduit à une augmentation des vitesses d'ecoulement de l’eau (Goenadi, 1986), le bassin a conservé un aspect bocager. Des opérations de
drainage ont aussi été effectuées au moment du remembrement et après.
Il n’existe pas à notre connaissance de relevé précis des surfaces drainées
car beaucoup de ces travaux sont effectués dans un cadre mdividuel. Il
s’agit souvent de drainages localisés, qui sont en fait des captages de résurgences conduisant l’eau des zones humides de la parcelle vers le fossé le
plus proche. À proximité du ruisseau, le drainage n’est pas toujours possible du fait de la dénivelée trop faible entre les parcelles et le ruisseau.
Ceci explique évidemment qu’un certain nombre de parcelles soit resté en prairies naturelles ou ait été transformé en peupleraies.
La surface moyenne des parcelles a continué d augmenter depuis 1972
pour dépasser 4 ha aujourd’hui, ce qui indique que le bocage continue
d’être reduit.
Le climat est océanique, avec une pluviosité annuelle inlérieure à celle
du Kerharo. La hauteur moyenne annuelle sur 26 années (de 1971 à 1997)
est de 734 mm avec un écart-type de 1 26 mm alors que l' ecoulement
moyen annuel dans la rivière est de 292 mm, ce qui permet d’estimer
l’évapotranspiration réelle (ETR) annuelle moyenne à 442 mm. La hauteur mensuelle des pluies augmente généralement de septembre a
décembre (mois le plus arrosé avec 82 mm), puis diminue jusqu à avril
(47 mm). Elle marque une reprise au mois de mai (62 mm) et atteint
son minimum au mois d’août avec 29 mm (Cann, 1997). Les écoulements mensuels à l’exutoire sont croissants de septembre (1,6 mm en
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