Dans les deux cas, ils ont été couplés avec des modèles de dynamique. Ils montrent que la
connaissance des temps de résidence dans une zone est primordiale pour évaluer l'effet des
apports en sels nutritifs et pour guider les choix des sites de rejets.
MODELE DE REJET EN MEDITERRANEE
En Méditerranée, la situation est plus complexe, car la marée n’est plus le paramètre
primordial de la circulation. La densité des eaux et le vent ont une grande importance et il
est nécessaire d'utiliser un modèle tridimensionnel. Il faut pouvoir également disposer des
conditions aux limites, qui sont très variables et induites par des phénomènes
météorologiques à l'échelle du bassin méditerranéen occidental. Actuellement, l'utilisation
de tels modèles fait encore partie du domaine de la recherche.
La technique de modélisation utilisée sur le site de Toulon se décompose en une phase de
remontée et de dilution rapide (jet - panache), et une phase de transport horizontal et de
dilution plus lente (nuage).
Au sein du panache on utilise un modèle simple (avec ou sans stratification), et il est
possible de simuler le processus de captage des effluents sous la thermocline, qui présente
une grande variabilité verticale.
La deuxième phase de transport (qui, en toute logique, devrait être traitée à l'aide d'un
modèle tridimensionnel) est abordée par un modèle de mélange en couches d'épaisseurs
inégales ; les courants sont supposés homogènes sur 1 km autour du point de rejet.
Le calage de ces modèles demande de nombreuses mesures, et la variabilité des vents (vents
de terre, vents de mer...) peut induire des courants circulaires qui concentrent les polluants.
Ces modèles permettent aussi de prendre en compte les phénomènes de mortalité dans le
calcul des concentrations en bactéries.
Pour l'étude des rejets en Méditerranée, on peut considérer que des outils de routine restent
encore à créer. Compte tenu de la complexité et de la variabilité des phénomènes, il est
souhaitable d'envisager une approche statistique ainsi qu'une étude des situations les plus
pénalisantes.
Sur le site de Toulon, les caractéristiques essentielles du rejet, mises en évidence par les
modèles, sont les suivantes : avec un rejet à 40 m de profondeur, la dilution des effluents
dans le panache est de 100 à 150 lors de la remontée ; ensuite le nuage se propage en
surface et il y a alors une dilution de 1,5 à 3 tous les 500 m.
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