Plusieurs raisons expliquent ce constat.
- Une bonne capacité dispersive due à des courants de marée assez forts, à des irrégularités
bathymétriques, à la présence d'un chenal et d'un estuaire double. Le faible volume d'eau
persistant à basse mer, en tête de l'estuaire, minimise également les temps de transit.
- De fortes turbidités, une insolation modérée et une abondance de nutrients permettent une
longue survie des micro-organismes.
Le modèle, outil de prospective
Le modèle peut être utilisé pour rechercher une amélioration de la situation actuelle, par
exemple en diminuant les flux rejetés, en aménageant l'estuaire ou en changeant les positions
des points de rejet.
- La première hypothèse conduit à une solution triviale. Les équations d'advectiondispersion étant linéaires, tout abattement au niveau des rejets se traduira par un
abattement proportionnel des niveaux de contamination en chaque point. Pour respecter
les nonnes de contamination acceptable (300 coliformes fécaux par 100 ml) le flux de
la station devrait être réduit par un facteur 10. Compte tenu de son fonctionnement
actuel, ce projet n'est pas irréaliste.
- La seconde hypothèse est plus contraignante. Elle consiste par le biais d'ouvrages (digues,
chenaux, bassins) a provoquer davantage d'efficacité des facteurs biologiques ou
physiques. De grandes améliorations pourraient être obtenues dans cette voie, notamment
en construisant un mur immergé en amont des parcs ostréicoles. Cet ouvrage
augmenterait le temps de résidence dans l'estuaire amont, et donc la décroissance par
mortalité. Malheureusement, cette solution entraînerait un coût financier et une gêne pour
les autres activités (navigation) qui semble difficilement acceptable ainsi peut-être que
des conséquences écologiques néfastes.
- La dernière voie de recherche est illustrée par la figure 7. En déplaçant l'extrémité de
l'émissaire vers l'aval, la contamination décroît en amont, mais augmente en aval, créant
une situation pire encore pour les parcs ostréicoles qui se trouvent dans la baie. La
situation ne s'améliore notablement que si l'émissaire est situé au delà de la pointe de Pen
al Lan, ce qui d'un point de vue économique, semble également très pénalisant.
Sur cet exemple particulier, le modèle permet donc de quantifier avantages et inconvénients
de chaque solution testée et de conclure ici à l'intérêt d'améliorer la station elle-même.
CONCLUSION
La partie hydrodynamique du modèle étant fondée sur des lois physiques bien connues,
seules quelques mesures de salinité ont été nécessaires à son étalonnage et à sa validation.
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