bactéricide est assuré par les composés intermédiaires et particulièrement la
monochloramine. Le composé est moins actif que le chlore libre mais est chimiquement plus
stable. Cette rémanence de la monochloramine pose en fait un problème de toxicité
vis-à-vis de la faune du milieu récepteur. Des effets toxiques marqués ont été notés pour
des teneurs inférieures à 0,1 mg/1.
Le chlore peut réagir aussi avec les molécules carbonées induisant la formation de
sous-produits de type haloforme. Les essais menés à La Tremblade ont mis en évidence des
niveaux de concentration toujours inférieurs à 50 p.g/1, le chloroforme étant la molécule la
plus représentée. Le pouvoir toxique de ces composés n'a pas été démontré jusqu'à ce jour
compte tenu des très faibles concentrations émises.
Déchloration
La persistance de composés indésirables formés lors de la chloration peut nécessiter un
traitement de déchloration. Ce traitement met en oeuvre un composé réducteur (bisulfite,
anhydride sulfureux) qui élimine instantanément les composés chlorés. La réaction se fait
mole à mole aussi bien pour le chlore libre que pour les chloramines.
La déchloration peut aussi être réalisée sur charbon actif par une réaction de surface
(Lehman et Rogers, 1987).
Phénomène de reviviscence
Le phénomène de reviviscence a été mis en évidence par certains auteurs. Les
expérimentations menées montrent que des micro-organismes ayant subi une chloration sont
susceptibles de récupérer leur potentialité de survie.
La figure 1 (Irving, 1980) donne un exemple de cette reviviscence. L'auteur souligne que
ces résultats, obtenus en laboratoire, ne doivent pas être considérés comme directement
transposables au milieu naturel. Cependant, un tel effet doit être pris en considération pour
apprécier réellement l'efficacité d'un traitement de chloration.
Sélectivité de la chloration
Si l'action germicide du chlore sur les bactéries tests est bien réelle, par contre il apparaît
que ce désinfectant reste peu efficace en regard de l'élimination des virus et des protozoaires
et que certains germes présentent des résistances plus importantes que les coliformes.
Traitement par l'ozone
Ce procédé est peu appliqué en France, seules deux stations en sont équipées, par contre une
quarantaine d'installations sont construites aux Etats-Unis (E.P.A., 1986).
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