déversé (pli -) - Pli dont la surface axiale et les
flancs ont des pendages de même sens.
déversement n. m. - Pour un pli, fait d’être déversé ;
acquisition de cette structure. Ce terme s’emploie
parfois comme synonyme de vergence. v. (se)
déverser ; adj. déversé, e.
déviation de la verticale - Angle que font en un
lieu, la verticale et la perpendiculaire au géoïde.
V. géodésie.
Devillien n. m. [A. Dumont, 1848 ? de Deville,
Ardennes, Fr.] - Division stratigraphique du
Cambrien des Ardennes (Fr. et Belg). V. tabl.
stratigraphie. adj. devillien, nne.
dévitrification n. f. - Remplacement partiel ou total
du verre de certaines laves par des agrégats de très
petits cristaux ; cette recristallisation peut être due à
des phénomènes diagénétiques ou épimétamorphiques, les roches prenant des faciès dits paléovolcaniques. V. aussi sphérolite.
Dévonien n. m. [A. Sedgwick et R.I. Murchison,
1839, du Devonshire, G.B.] - Système de l’ère
primaire. V. tabl. stratigraphie. adj. dévonien, nne.
dextre adj. [du lat. dexter, situé à droite] (ne pas
confondre avec dextrogyre) -1. Se dit d’une coquille
hélicoïdale pour laquelle, quand on la regarde du
côté de la pointe, le sens de l’enroulement est celui
des aiguilles d’une montre. Quand la pointe est en
haut et que l’ouverture est tournée vers
l’observateur, celle-ci est située du côté droit. Ce
sens d’enroulement est le plus habituel ; -2. Se dit
d’un décrochement dont les compartiments, vus du
dessus, se sont déplacés vers la droite l’un par
rapport à l’autre. Ant. senestre (dans les deux cas).
dextrogyre adj. [du lat, dexter, et du gr. gûros,
cercle] - Qui fait tourner le plan de polarisation de la
lumière dans le sens des aiguilles d’une montre (ne
pas confondre avec dextre). Ant. lévogyre.
diabase n. f. [du gr. diabasis, action de traverser]
-1. Synonyme de dolérite (en particulier dans la
littérature anglo-saxonne) ; -2. Terme désignant des
dolérites altérées et de teinte verte.
diablastique adj. [du gr. dia, à travers, et blastos,
germe] - S’applique à la structure des roches
métamorphiques montrant des minéraux, le plus
souvent allongés, qui s’enchevêtrent étroitement.
diachronisme n. m. [du gr. dia, à travers, et
khronos, temps] - Fait pour une couche gardant un
faciès constant d’avoir des âges différents selon les
lieux. Ce peut être, p. ex., le cas du conglomérat de
base d’une série transgressive, conglomérat qui est
de plus en plus jeune dans le sens de la
transgression. Mettre en évidence le diachronisme
d’un faciès déterminé permet de préciser l’évolution
sédimentaire dans une région donnée. V. aussi
hétérochrone, et obliquité des faciès. adj. diachronique, diachrone.
diaclase n. f. [du gr. dia, à travers, et klasis, rupture]
- Cassure de roches ou de terrains sans déplacement
relatif des parties séparées. S’emploie plus
spécialement pour des cassures perpendiculaires aux
couches sédimentaires. V. aussi faille, joint,
lithoclase. adj. diaclasé, e.
Diadématacés n. m. [du lat. diadematus, orné d’un
diadème] - Groupe d’Oursins Réguliers. V.
Échinides.
diagenèse n. f. [du gr. dia, à travers, et genêsis,
formation] - Ensemble des processus qui affectent
un dépôt sédimentaire et le transforment
progressivement en roche sédimentaire solide
(V. lithification). La diagenèse commence dès le
dépôt du sédiment. Sa limite avec le métamorphisme
est floue (anchimétamorphisme). Ses limites sont
également floues avec les phénomènes épigénétiques
(ou métasomatiques) affectant des roches
sédimentaires déjà constituées. Dans des sédiments
sous-aquatiques, marins surtout, les modalités sont
variées car elles dépendent, entre autre, de la nature
chimique du sédiment, de sa granulométrie, du taux
de sédimentation contrôlant l’enfouissement. Les
processus importants sont les suivants :
- Dans les premiers décimètres (ou mètres ?), il y a
diagenèse biochimique due aux organismes vivants
et surtout aux bactéries : enrichissement en CO 2, en
produits sulfureux ou ammoniaqués, le milieu
devenant plus acide et plus réducteur. On désigne
aussi cette zone superficielle comme celle de la
syndiagenèse ;
- Au-delà, la diagenèse physico-chimique (parfois
nommée épidiagenèse) augmentant avec le temps et
la profondeur est marquée par : -1. Compaction du
sédiment avec perte d’eau, augmentation de la
densité, multiplication des points de contact entre les
grains ; -2. Augmentation de la température par
enfouissement (degré géothermique) favorisant les
réactions chimiques ; -3. Multiplication de réactions
chimiques variées et complexes, avec p. ex. :
agradation des argiles, transformation de certains
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