charbon n m. [du lat. carbo, même sens] - Terme
général désignant, au sens large, une roche
sédimentaire stratifiée, servant de combustible, noire
le plus souvent, organogène et essentiellement
formée de débris végétaux. Ceux-ci ont subi une
évolution complexe (la carbonification, ou
carbonisation) avec enrichissement en carbone,
déshydratation et appauvrissement en matières
volatiles (avec pertes en H et O), en fonction de
l’augmentation de T et P, par enfouissement sous
d’autres
roches
sédimentaires,
ou
par
métamorphisme. Les classifications variées des
charbons sont basées sur la composition chimique,
sur l’aspect et la nature des débris végétaux, sur
leurs utilisations pratiques. Les principales
catégories rangées dans l’ordre d’une évolution
croissante, sont les suivantes :
-1. La tourbe (55% de C), légère et brune, surtout
formée de mousses, connue uniquement dans des
dépôts actuels. C’est un combustible médiocre.
-2. La lignite (70-75 % de C), brun noir et terne, à
débris ligneux bien reconnaissables, en gisements
d’âge secondaire ou tertiaire. Le jais (ou jayet) en
est une variété noire et brillante.
-3. Le charbon, proprement dit, ou houille s.l.
(85 % de C), noir, mat ou brillant, tachant les doigts,
avec selon les proportions de matières volatiles
(distillant à partir de 960 C) :
La plupart des charbons sont d’âge paléozoïque sup.
et ont donné son nom au Carbonifère (ou Houiller)
(l’Anthracolithique
désignant
le
PermoCarbonifère). Ils se sont formés, selon les cas, par
accumulation sur place (charbons autochtones) des
débris d’une forêt marécageuse, des racines
(Stigmaria) étant retrouvées en place, et/ou par
apport brutal et sédimentation (charbons
allochtones) de débris végétaux de toute taille. Les
bassins d’accumulation, qui ont donné les dépôts
houillers, ont été soit lacustres (bassins limniques,
p. ex. dans le Massif Central) soit côtiers et
lagunaires (bassins paraliques, p. ex. dans le Nord
de la France). Ils ont subi un enfoncement
(subsidence) par saccades de quelques mètres
chacune, produisant une rythmicité de la
sédimentation avec répétition de séquences
nommées cyclothèmes comportant un épisode
transgressif, lié à la subsidence, et un épisode
régressif, dû au dépôt d’alluvions sur lesquelles la
forêt se réinstalle. adj. charbonneux, euse.
-charbon flambant gras : plus de 33 % de matières
volatiles ;
-charbon gras : 20 à 33 % ;
-charbon demi-gras : 12 à 20 % ;
-charbon maigre : 8 à 12 %.
La houille s.str. en contient 5 % et on la nomme
aussi, à tort, charbon bitumineux pour sa richesse en
goudrons (qui ne sont pas des bitumes).
-4. L’anthracite avec 92-95 % de C et 0 % à 8 % de
matières volatiles, noir et brillant, ne tachant pas les
doigts.
-5. Le graphite, formé de carbone pur, est le terme
ultime de l’évolution et est dû au métamorphisme.
Un charbon est souvent formé de minces lits
(< 1 cm) d’aspects divers dans lesquels on distingue
en particulier les composants suivants :
Charmouthien n. m. [A. de Lapparent, 1883, de
Charmouth, Dorset, G.B.] - Division stratigraphique
regroupant le Carixien et le Domérien (Jurassique
inf., ère secondaire), actuellement synonyme de
Pliensbachien, terme qu’on lui préfère généralement
(à cause du fait que le nom de Carixien est tiré
de la même localité). V. tabl. stratigraphie.
adj. charmouthien, nne.
-1. Le fusain, noir, mais laissant une trace brune, à
éclat soyeux, à débris de bois à structure cellulaire
conservée ;
-2. Le durain, noir et mat, où les débris ont perdu
leur structure originelle, en partie par aplatissement ;
-3. Le clarain, qui est le constituant le plus fréquent,
noir en minces bandes brillantes ou mates, riche en
spores, en débris de cuticules et de feuilles, dans un
ciment amorphe (ou vitrinite : gel de matières
organiques de teinte grise au microscope en lumière
réfléchie) ;
-4. Le vitrain, noir et brillant, tachant peu, à ciment
abondant chargé en très fins débris.
Certains charbons contiennent peu ou pas de débris
du bois et de feuilles, mais dérivent de
l’accumulation et de la décomposition de spores
végétales (charbon de spores, cannel-coal) ou
d’algues vertes, lacustres (charbon d’algues,
boghead, brun noir, brillant, à cassure conchoïdale).
La nomenclature pétrographique moderne, très
complexe, est basée sur la nature des éléments
microscopiques, nommés les macéraux, subdivisés
en nombreux groupes selon que l’on y reconnaît
encore ou non les structures cellulaires végétales,
et selon leur pouvoir réflecteur (teintes blanches,
grises ou noires, en lumière réfléchie).
charge (figure de -) - Figure de base de bonc
produite par l’enfoncement par gravité de la couche
supérieure dans la couche inférieure. V. hyporelief.
charnière n. f. [du lat. cardo, gond] -1. Lieu de
courbure maximale d’un pli. V pli. ; -2. Région
d’articulation des valves d’un Bivalve.
charnockite n. f. [dédié à Charnock, fondateur de
Calcutta, dont la pierre tombale fut taillée dans cette
roche] - Roche magmatique à faciès de granite ou de
granite gneissique, blanchâtre à verdâtre (leucocrate
à mésocrate), à structure granoblastique, avec quartz,
microcline ou orthose très finement perthitique,
plagioclase (oligoclase), hypersthène, grenat riche en
pyrope, et rutile fréquent ; en genéral, le feldspath
alcalin est plus abondant que le plagioclase.
L’origine des charnockites est discutée : pour
certains, roche magmatique (= granite à
http://fribok.blogspot.com/
général désignant, au sens large, une roche
sédimentaire stratifiée, servant de combustible, noire
le plus souvent, organogène et essentiellement
formée de débris végétaux. Ceux-ci ont subi une
évolution complexe (la carbonification, ou
carbonisation) avec enrichissement en carbone,
déshydratation et appauvrissement en matières
volatiles (avec pertes en H et O), en fonction de
l’augmentation de T et P, par enfouissement sous
d’autres
roches
sédimentaires,
ou
par
métamorphisme. Les classifications variées des
charbons sont basées sur la composition chimique,
sur l’aspect et la nature des débris végétaux, sur
leurs utilisations pratiques. Les principales
catégories rangées dans l’ordre d’une évolution
croissante, sont les suivantes :
-1. La tourbe (55% de C), légère et brune, surtout
formée de mousses, connue uniquement dans des
dépôts actuels. C’est un combustible médiocre.
-2. La lignite (70-75 % de C), brun noir et terne, à
débris ligneux bien reconnaissables, en gisements
d’âge secondaire ou tertiaire. Le jais (ou jayet) en
est une variété noire et brillante.
-3. Le charbon, proprement dit, ou houille s.l.
(85 % de C), noir, mat ou brillant, tachant les doigts,
avec selon les proportions de matières volatiles
(distillant à partir de 960 C) :
La plupart des charbons sont d’âge paléozoïque sup.
et ont donné son nom au Carbonifère (ou Houiller)
(l’Anthracolithique
désignant
le
PermoCarbonifère). Ils se sont formés, selon les cas, par
accumulation sur place (charbons autochtones) des
débris d’une forêt marécageuse, des racines
(Stigmaria) étant retrouvées en place, et/ou par
apport brutal et sédimentation (charbons
allochtones) de débris végétaux de toute taille. Les
bassins d’accumulation, qui ont donné les dépôts
houillers, ont été soit lacustres (bassins limniques,
p. ex. dans le Massif Central) soit côtiers et
lagunaires (bassins paraliques, p. ex. dans le Nord
de la France). Ils ont subi un enfoncement
(subsidence) par saccades de quelques mètres
chacune, produisant une rythmicité de la
sédimentation avec répétition de séquences
nommées cyclothèmes comportant un épisode
transgressif, lié à la subsidence, et un épisode
régressif, dû au dépôt d’alluvions sur lesquelles la
forêt se réinstalle. adj. charbonneux, euse.
-charbon flambant gras : plus de 33 % de matières
volatiles ;
-charbon gras : 20 à 33 % ;
-charbon demi-gras : 12 à 20 % ;
-charbon maigre : 8 à 12 %.
La houille s.str. en contient 5 % et on la nomme
aussi, à tort, charbon bitumineux pour sa richesse en
goudrons (qui ne sont pas des bitumes).
-4. L’anthracite avec 92-95 % de C et 0 % à 8 % de
matières volatiles, noir et brillant, ne tachant pas les
doigts.
-5. Le graphite, formé de carbone pur, est le terme
ultime de l’évolution et est dû au métamorphisme.
Un charbon est souvent formé de minces lits
(< 1 cm) d’aspects divers dans lesquels on distingue
en particulier les composants suivants :
Charmouthien n. m. [A. de Lapparent, 1883, de
Charmouth, Dorset, G.B.] - Division stratigraphique
regroupant le Carixien et le Domérien (Jurassique
inf., ère secondaire), actuellement synonyme de
Pliensbachien, terme qu’on lui préfère généralement
(à cause du fait que le nom de Carixien est tiré
de la même localité). V. tabl. stratigraphie.
adj. charmouthien, nne.
-1. Le fusain, noir, mais laissant une trace brune, à
éclat soyeux, à débris de bois à structure cellulaire
conservée ;
-2. Le durain, noir et mat, où les débris ont perdu
leur structure originelle, en partie par aplatissement ;
-3. Le clarain, qui est le constituant le plus fréquent,
noir en minces bandes brillantes ou mates, riche en
spores, en débris de cuticules et de feuilles, dans un
ciment amorphe (ou vitrinite : gel de matières
organiques de teinte grise au microscope en lumière
réfléchie) ;
-4. Le vitrain, noir et brillant, tachant peu, à ciment
abondant chargé en très fins débris.
Certains charbons contiennent peu ou pas de débris
du bois et de feuilles, mais dérivent de
l’accumulation et de la décomposition de spores
végétales (charbon de spores, cannel-coal) ou
d’algues vertes, lacustres (charbon d’algues,
boghead, brun noir, brillant, à cassure conchoïdale).
La nomenclature pétrographique moderne, très
complexe, est basée sur la nature des éléments
microscopiques, nommés les macéraux, subdivisés
en nombreux groupes selon que l’on y reconnaît
encore ou non les structures cellulaires végétales,
et selon leur pouvoir réflecteur (teintes blanches,
grises ou noires, en lumière réfléchie).
charge (figure de -) - Figure de base de bonc
produite par l’enfoncement par gravité de la couche
supérieure dans la couche inférieure. V. hyporelief.
charnière n. f. [du lat. cardo, gond] -1. Lieu de
courbure maximale d’un pli. V pli. ; -2. Région
d’articulation des valves d’un Bivalve.
charnockite n. f. [dédié à Charnock, fondateur de
Calcutta, dont la pierre tombale fut taillée dans cette
roche] - Roche magmatique à faciès de granite ou de
granite gneissique, blanchâtre à verdâtre (leucocrate
à mésocrate), à structure granoblastique, avec quartz,
microcline ou orthose très finement perthitique,
plagioclase (oligoclase), hypersthène, grenat riche en
pyrope, et rutile fréquent ; en genéral, le feldspath
alcalin est plus abondant que le plagioclase.
L’origine des charnockites est discutée : pour
certains, roche magmatique (= granite à
http://fribok.blogspot.com/
