d’oxygénation du milieu de sédimentation, les
milieux réducteurs étant peu propices au
développement de la faune, adj. bioturbé, e.
biozone n. f. - Division de base de la
biostratigraphie. V. stratigraphie.
« birdseye » (ou bidr’s eye) n. m. [expression
anglaise signifiant « yeux d’oiseau »] (Syn. fenestra)
- Petites masses irrégulières, de quelques
millimètres, formées de calcite spathique
translucide, dispersées ou plus ou moins alignées au
sein de roches calcaires ou dolomitiques à grain fin.
Les petites cavités dans lesquelles la calcite a
cristallisé sont d’origine mal connue, et selon les
cas, il peut s’agir de petits terriers, de pores créés par
émiettement d’un sédiment légèrement induré, de
bulles de gaz, de fissures de retrait par dessication
temporaire. Dans quelques autres cas, il s’agirait
de plages de recristallisation : cf. dismicrite,
V. carbonatées (roches -). Elles s’observent
généralement dans des dépôts intertidaux.
biréfringence n. f. - Propriété d’un corps réfractant
un rayon vibratoire incident selon deux directions
distinctes. V. réfraction. adj. biréfringent, e.
biseau n. m. - Amincissement progressif jusqu’à la
disparition d’une formation géologique. Ce terme est
descriptif, et pour préciser la genèse de cette
structure, on distingue :
-1. le biseau stratigraphique : disparition d’une
couche au sein d’une série, du seul fait des
conditions de sédimentation et/ou d’érosion (en
liaison avec des courants sous-marins, des
transgressions, des régressions, des discordances).
Les dépôts lenticulaires se terminent en biseau de
toutes parts. V. aussi passage latéral.
-2. le biseau tectonique : disparition (ou biseautage)
d’une couche, engendrée par des efforts tectoniques,
p. ex. par étirement et laminage dans le flanc d’un
pli ou dans une lèvre de faille.
Dans les deux cas :
v. (se) biseauter ; adj. biseauté, e.
biseau d’aggradation - V. onlap.
biseau de progradation - V. downlap.
bismuth n. m. [du mot allemand Wismuth]
- Symbole chimique Bi. N et masse atomique 83 et
208,98 ; ion 3
+ de rayon 0,86 Å ; densité 9,8 ; clarke
0,2 g/t. Métal cassant, du système rhomboédrique, à
clivages faciles. À l’état natif, il donne des masses
de cristaux d’aspect barbelé, à cassure fraîche blanc
rosé et à surface altérée, en bismuthite Bi(CO 3 )O 2 ,
brun terne. On le trouve dans des filons, liés à des
roches magmatiques acides, où il accompagne
d’autres métaux (étain, wolfram,…).
bitume n. m. [du mot lat. bitumen] -1. Syn. ancien
de l’asphalte naturel. -2. Pour les chimistes, terme
regroupant les produits naturels (dérivant de la
matière organique) hydrocarbonés où les distinctions
sont basées sur les compositions chimiques, les
solubilités dans tel ou tel solvant, les propriétés en
fluorescence,... On distingue deux grands groupes :
-1. les naphtabitumes, mélanges d’hydrocarbures
(corps gazeux, liquides ou solides à molécules
comportant seulement C et H) et de corps voisins
avec S, O, N ; ce sont en particulier les gaz naturels
de pétrole, le pétrole (= huile brute), les asphaltes
naturels (V. pétrole) ;
-2. les kérabitumes avec C, H, O, et un peu de S et
N, insolubles dans le chloroforme, comprenant la
matière organique des vases, celle des roches mères
de pétrole, celle disséminée dans des calcaires, des
grès, des schistes (ex. ampélite).
Ces roches bitumineuses (ou roches asphaltiques, en
l’absence d’analyse chimique précise) sont noires, à
toucher gras, d’odeur souvent fétide. adj. bitumeux,
euse ; bitumineux, euse.
bitumineux (schistes -) - Terme général regroupant
des roches, argileuses et litées plus ou moins
calcareuses, contenant des proportions importantes
de kérabitumes et susceptibles d’être exploitées pour
des huiles par pyrolyse (vers 500 C) ; la limite
actuelle d’exploitation est de 8-10% de kérabitume,
donnant par tonne de roche 40 à 45 litres d’huile,
dite huile de schiste.
Bivalves n. m. [du lat. bi, deux, et valva, battant
d’une porte] (Syn. Lamellibranches, Pélécypodes,
Acéphales [désuet]) - Mollusques typiquement à
symétrie bilatérale, protégés par une coquille
calcaire formée de deux valves (droite et gauche)
présentant du côté dorsal un angle ou une pointe
recourbée appelée crochet (= umbo). Près de ce
dernier, les valves sont maintenues par un ligament
interne ou externe et généralement guidées dans
leurs mouvements par des dents calcaires
constituant la charnière. Les parties molles de
l’organisme vivant sont principalement une masse
viscérale, des branchies lamelleuses, un pied bien
développé chez les espèces fouisseuses, l’ensemble
étant entouré par le manteau, dont le bord laisse à
l’intérieur de la coquille une empreinte palléale,
parfois sinueuse (sinus palléal) lorsqu’existent des
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milieux réducteurs étant peu propices au
développement de la faune, adj. bioturbé, e.
biozone n. f. - Division de base de la
biostratigraphie. V. stratigraphie.
« birdseye » (ou bidr’s eye) n. m. [expression
anglaise signifiant « yeux d’oiseau »] (Syn. fenestra)
- Petites masses irrégulières, de quelques
millimètres, formées de calcite spathique
translucide, dispersées ou plus ou moins alignées au
sein de roches calcaires ou dolomitiques à grain fin.
Les petites cavités dans lesquelles la calcite a
cristallisé sont d’origine mal connue, et selon les
cas, il peut s’agir de petits terriers, de pores créés par
émiettement d’un sédiment légèrement induré, de
bulles de gaz, de fissures de retrait par dessication
temporaire. Dans quelques autres cas, il s’agirait
de plages de recristallisation : cf. dismicrite,
V. carbonatées (roches -). Elles s’observent
généralement dans des dépôts intertidaux.
biréfringence n. f. - Propriété d’un corps réfractant
un rayon vibratoire incident selon deux directions
distinctes. V. réfraction. adj. biréfringent, e.
biseau n. m. - Amincissement progressif jusqu’à la
disparition d’une formation géologique. Ce terme est
descriptif, et pour préciser la genèse de cette
structure, on distingue :
-1. le biseau stratigraphique : disparition d’une
couche au sein d’une série, du seul fait des
conditions de sédimentation et/ou d’érosion (en
liaison avec des courants sous-marins, des
transgressions, des régressions, des discordances).
Les dépôts lenticulaires se terminent en biseau de
toutes parts. V. aussi passage latéral.
-2. le biseau tectonique : disparition (ou biseautage)
d’une couche, engendrée par des efforts tectoniques,
p. ex. par étirement et laminage dans le flanc d’un
pli ou dans une lèvre de faille.
Dans les deux cas :
v. (se) biseauter ; adj. biseauté, e.
biseau d’aggradation - V. onlap.
biseau de progradation - V. downlap.
bismuth n. m. [du mot allemand Wismuth]
- Symbole chimique Bi. N et masse atomique 83 et
208,98 ; ion 3
+ de rayon 0,86 Å ; densité 9,8 ; clarke
0,2 g/t. Métal cassant, du système rhomboédrique, à
clivages faciles. À l’état natif, il donne des masses
de cristaux d’aspect barbelé, à cassure fraîche blanc
rosé et à surface altérée, en bismuthite Bi(CO 3 )O 2 ,
brun terne. On le trouve dans des filons, liés à des
roches magmatiques acides, où il accompagne
d’autres métaux (étain, wolfram,…).
bitume n. m. [du mot lat. bitumen] -1. Syn. ancien
de l’asphalte naturel. -2. Pour les chimistes, terme
regroupant les produits naturels (dérivant de la
matière organique) hydrocarbonés où les distinctions
sont basées sur les compositions chimiques, les
solubilités dans tel ou tel solvant, les propriétés en
fluorescence,... On distingue deux grands groupes :
-1. les naphtabitumes, mélanges d’hydrocarbures
(corps gazeux, liquides ou solides à molécules
comportant seulement C et H) et de corps voisins
avec S, O, N ; ce sont en particulier les gaz naturels
de pétrole, le pétrole (= huile brute), les asphaltes
naturels (V. pétrole) ;
-2. les kérabitumes avec C, H, O, et un peu de S et
N, insolubles dans le chloroforme, comprenant la
matière organique des vases, celle des roches mères
de pétrole, celle disséminée dans des calcaires, des
grès, des schistes (ex. ampélite).
Ces roches bitumineuses (ou roches asphaltiques, en
l’absence d’analyse chimique précise) sont noires, à
toucher gras, d’odeur souvent fétide. adj. bitumeux,
euse ; bitumineux, euse.
bitumineux (schistes -) - Terme général regroupant
des roches, argileuses et litées plus ou moins
calcareuses, contenant des proportions importantes
de kérabitumes et susceptibles d’être exploitées pour
des huiles par pyrolyse (vers 500 C) ; la limite
actuelle d’exploitation est de 8-10% de kérabitume,
donnant par tonne de roche 40 à 45 litres d’huile,
dite huile de schiste.
Bivalves n. m. [du lat. bi, deux, et valva, battant
d’une porte] (Syn. Lamellibranches, Pélécypodes,
Acéphales [désuet]) - Mollusques typiquement à
symétrie bilatérale, protégés par une coquille
calcaire formée de deux valves (droite et gauche)
présentant du côté dorsal un angle ou une pointe
recourbée appelée crochet (= umbo). Près de ce
dernier, les valves sont maintenues par un ligament
interne ou externe et généralement guidées dans
leurs mouvements par des dents calcaires
constituant la charnière. Les parties molles de
l’organisme vivant sont principalement une masse
viscérale, des branchies lamelleuses, un pied bien
développé chez les espèces fouisseuses, l’ensemble
étant entouré par le manteau, dont le bord laisse à
l’intérieur de la coquille une empreinte palléale,
parfois sinueuse (sinus palléal) lorsqu’existent des
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