transparent. Il est présent dans certaines roches
sédimentaires riches en matière organique (ex.
diatomite), et peut constituer une pellicule (irisations
« queue de paon ») sur les quartz de filons
métallifères.
vocontien, nne adj. [des Voconces, peuplade
ancienne du Sud-Est de la France] - Relatif, pendant
le Crétacé inf., à la région du Sud-Est de la France
(de la Drôme aux Alpes de Haute-Provence) où se
déposaient à cette époque, des couches marnocalcaires à ammonites. Ces sédiments relativement
profonds (« fosse » vocontienne) s’opposent aux
calcaires néritiques urgoniens qui se déposaient, à
faible profondeur, plus au Nord et plus au Sud.
volcan n. m. [du lat. Vulcanus, Vulcain, Dieu du
feu] - Lieu où des laves (magma en fusion) et des
gaz chauds atteignent la surface de l’écorce terrestre
(ou celle de la Lune, ou des planètes), soit à l’air
libre, soit sous l’eau. Par refroidissement, ces laves
donnent des roches volcaniques (ou roches
effusives).
Un volcan comporte en général un cône volcanique
(accumulation de laves et/ou de blocs, scories et
cendres) entourant le cratère, point de sortie des
roches volcaniques montées par la cheminée. Les
volcans monogéniques sont formés au cours d’une
seule phase continue d’éruption ; les volcans
polygéniques résultent d’éruptions successives
séparées par des périodes de repos. Les volcans
centraux sont ceux qu’alimentent toujours les
mêmes cheminées ; les volcans linéaires ou
fissuraux résultent d’éruptions alignées sur une
cassure en extension. Les cônes emboîtés se sont
édifiés successivement autour du même cratère. Les
cônes adventifs apparaissent sur les flancs d’un
cône plus grand, et sont alimentés par la même
cheminée. Un cône égueulé a été en partie détruit
par la poussée des laves ou par une explosion. Dans
d’autres cas, le caractère égueulé du cône est
originel : une coulée régulière de lave évacue sur son
trajet tous les éléments pyroclastiques, et le cône
volcanique s’édifie alors en fer à cheval autour du
lieu de la sortie de la coulée. Certaines laves
visqueuses donnent des extrusions et constituent des
aiguilles ou des dômes, sans cratère, qui peuvent
s’étaler plus ou moins (dôme-coulée).
Selon la viscosité des laves et l’importance des
phénomènes explosifs, on a distingué également
différents types, avec principalement : -1. le type
hawaiien (des îles Hawaii) donnant des volcansboucliers : accumulation de laves basaltiques très
fluides édifiant des cônes à faibles pentes (4 à 6 ),
mais de diamètre atteignant plusieurs dizaines de
kilomètres, à cratère parfois occupé par un lac de
lave ; les explosions et les projections sont minimes
(V. aussi trappe : coulées stratoïdes). -2. le type
strombolien (du Stromboli, Italie) est caractérisé par
un stratovolcan à cône régulier, où alternent des
coulées de lave et des couches pyroclastiques
(projection de blocs, lapillis et cendres). -3. le type
vulcanien (du Vulcano, îles Lipari, Italie) montre
des laves visqueuses constamment fragmentées par
des explosions, et le cône est presque uniquement
formé de projections. -4. le type péléen (de la
Montagne Pelés, Martinique) ou encore katmaien
(du Katmai, Alaska), montre des laves très
visqueuses formant des aiguilles d’extrusion, et
pouvant s’accompagner d’explosions donnant des
nuées ardentes.
Ces quatre types ne peuvent rendre compte de la
variété des phénomènes volcaniques, et un même
volcan peut être d’un type ou d’un autre selon les
phases d’activité : c’est p. ex. le cas du type
vésuvien (du Vésuve, Italie) à éruptions tantôt
stromboliennes, tantôt vulcaniennes. Ces types ne
sont plus guère utilisés, d’autant plus qu’ils
laissaient de côté le volcanisme sous-marin, très
important, caractérisé par les coulées de laves en
coussins, ou pillow lavas (V. rift, tectonique de
plaques). V. aussi point chaud.
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