continent ou à sa bordure. La sédimentation y
présente une certaine permanence tout en étant
variable selon les points. Il s’agit de sédiments
marins en général, et peu profonds. Selon les
caractères dominants on distingue les bassins à
sédimentation détritique (bassin molassique p. ex.),
les bassins à sédimentation calcaire, argileuse,
évaporitique,... En France, les exemples types sont
ceux du Bassin Parisien et du Bassin Aquitain.
V. aussi synéclise. On applique aussi le mot à de
vastes aires océaniques dont le fond est souvent
occupé par des plaines abyssales, avec dans ce cas
des sédiments profonds. (V. océan).
bassin artésien - Vaste zone de terrains
sédimentaires présentant une ou plusieurs nappes
d’eau souterraines captives susceptibles, en certains
points, de donner des puits artésiens.
bassin de réception (Syn. entonnoir de réception)
- Partie la plus haute d’un torrent, où les eaux se
rassemblent. V. torrent.
bassin houiller, minier, pétrolier - Aire où l’on
peut exploiter une de ces substances utiles.
bassin hydrogéologique - Zone dans laquelle les
eaux souterraines s’écoulent vers un même exutoire
ou groupe d’exutoires.
bassin hydrographique (Syn. bassin versant)
- Ensemble des pentes inclinées vers un même cours
d’eau et y déversant leurs eaux de ruissellement. Ces
bassins sont séparés par des lignes de partage des
eaux (V. aussi interfluve).
bassin versant - V. bassin hydrographique.
batée n. f. [de battre] - Sorte de grand plat
métallique destiné à laver les sédiments pour en
extraire les minéraux les plus lourds et notamment
l’or.
batholite n. m. [E. Suess, 1892, du gr. bathus,
profond, et lithos, pierre] - Massif de quelques km à
plus de 100 km constitué de roches magmatiques
plutoniques (ex. granite) montrant sur une carte une
section circulaire à elliptique, tranchant en général
les structures de l’encaissant et de ce fait nommé
aussi massif intrusif ou circonscrit ou encore
massif « discordant ». Il est fréquemment bordé par
une zone de métamorphisme de contact, donnant, en
plan, une auréole de métamorphisme ; la largeur
d’un batholite croît souvent avec la profondeur,
mais dans certains cas on considère qu’il
s’agit d’une masse globuleuse alimenté, en magma
par une « racine ». V. aussi laccolite, et lopolite.
adj. batholitique.
Bathonien n. m. [J.-P. d’Omalius d’Halloy, 1843,
puis A. d’Orbigny, 1849, de Bath, Somerset, G.B.]
- Étage du Jurassique moyen (ère secondaire).
V. tabl. stratigraphie. adj. bathonien, nne.
bathyal, e, aux adj. [E. Haug. 1907 ; du gr. bathus,
profond] - S’applique aux milieux marins profonds
de 200 à 3 000 m environ, c’est-à-dire notamment à
une grande partie de la pente continentale. On
distingue, en fonction de la profondeur, les zones
épibathyale (200 à 400 m), mésobathyale (400 à
1 500 m), et bathyale inférieure (1 500 à 3 000 m).
V. marin (milieu).
bathymétrie n. f. [du gr. bathus, profond, et metron,
mesure] - Mesure de la profondeur des fonds sousmarins. Autrefois établie grâce à des sondes, elle
l’est actuellement par échosondage ; on enregistre
les réflexions sur le fond d’ondes acoustiques émises
à partir d’un navire, le temps de l’aller-retour pour
une onde donnée permettant de calculer la
profondeur. On dresse ainsi des profils, puis des
cartes bathymétriques.
Batraciens n. m. [du gr. batrakhos, grenouille]
- V. Amphibiens.
bauéritisation n. f. [du n. pr. Bauer] - Altération
superficielle des micas noirs qui perdent Fe et Mg, et
deviennent jaune mordoré puis grisâtres.
baume n. f. [mot occitan, du gaulois balma, grotte
d’ermite] - V. abri-sous-roche.
bauxite n. f. [du village des Baux-de-Provence, Fr.]
- Roche sédimentaire ou résiduelle qui est un
minerai d’aluminium (40 % au moins de Al 2 O 3 ), car
riche en hydrates d’alumine (AlO(OH) : bœhmite ou
diaspore ; Al(OH) 3 : gibbsite). Il s’y ajoute des
oxydes de fer, des minéraux argileux (p. ex.
kaolinite), des minéraux titanés (rutile, anatase). La
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