néphéline (syénite feldspathoïdifère ou pulaskite,
roche gris bleu à 4% de néphéline et 1% de sodalite)
ou un peu de quartz (syénite quartzifère ou
nordmarkite, roche rougeâtre à 5% de quartz, et 5%
de minéraux noirs). La roche de Syène, qui a donné
le nom syénite, est en réalité un granite à structure
rapakivique. La laurvikite, gris perle à sombre,
variété très utilisée en marbrerie, montre de grands
feldspaths gris bleu à noirs à reflets chatoyants
(faciès malgachitique d’une antiperthite d’oligoclase
et de microcline) avec augite sodique verte, augite
titanifère noire ou violacée, barkévicite, lépidomélane, néphéline rare. Les syénites sont des roches
assez rares, en petits massifs ou plus souvent en
faciès de variation au sein de grands massifs (granite
p. ex.). Microsyénite : roche microgrenue en filons
ou en faciès de bordure, pouvant être porphyrique ;
ex. le porphyre rhombique (rhombenporphyr) à
phénocristaux clairs d’oligoclase antiperthitique à
section losangique, et à pâte brunâtre (roche
considérée parfois comme un trachyte). La minette
en est la variété lamprophrique (V. lamprophyre).
syénite néphélinique n. f. (Syn. syénite feldspethoïdique, ou foïdique) - Roche magmatique (V. tabl.
magm ; roche effusive équivalente : phonolite),
grenue, blanchâtre, grise, rosée (hololeucocrate à
leucocrate), avec des feldspaths alcalins (souvent
microcline perthitique) et des feldspathoïdes,
néphéline le plus souvent (automorphe si abondante,
xénomorphe et interstitielle si rare, et difficile alors à
identifier), parfois sodalite, analcime, haüyne. Les
ferromagnésiens sont variés : biotite (lépidomélane),
ægyrine, riébeckite. Apatite, sphène, zircon sont
souvent abondants, ainsi parfois que la calcite. Ces
roches montrent fréquemment des minéraux
particuliers : silicates de terres rares, grenat
mélanite, fluorine, vuillaumite, qui se trouvent
surtout dans les faciès pegmatitiques avec de grands
cristaux de néphéline (variété d’éléolite : V.
feldspathoïde), d’ægyrines en aiguilles, de
tourmaline noire. Il y a de nombreuses variétés : la
foyaïte, alcaline, riche en néphéline globuleuse et en
ægyrine ; la ditroïte riche en sodalite, cancrinite,
analcime, parfois à haüyne ; la laurdalite pauvre en
néphéline et à reflets chatoyants (cf. laurvikite ; V.
syénite) ; la pulaskite à orthose, biotite assez
abondante, ægyrine et diopside. Les variétés calcoalcalines (monzo- ou plagisyénite feldspathoïdique)
contiennent en outre du plagioclase (oligoclase,
andésine) et du pyroxène (diopside), parfois un peu
d’olivine. Les syénites néphéliniques forment en
général des massifs intrusifs, souvent peu étendus, et
sont associées, parfois en structure plus ou moins
annulaires, avec des syénites quartzifères, des
ijolites, ou encore des carbonatites, ou des
péridotites.
Microsyènite néphélinique roche microgrenue de
bordure de massif ou de filon, dont le type est la
tinguaïte, leucocrate, à phénocristaux de feldspath
dans une pâte aplitique de feldspath alcalin et
d’ægyrine.
sylvinite n. f. [cf. sylvite] - Roche correspondant à
un mélange intime de halite NaCl et de sylvite KCl.
sylvite n. f. (ou sylvine) [dédié à J. Dubois. latinisé
en Sylvius] - Chlorure KCl, du système cubique, en
cubes ou masses granulaires montrant trois clivages
orthogonaux, incolore, jaunâtre à rougeâtre, minéral
peu abondant associé à la halite dans les évaporites,
il constitue la principal minerai de potasse.
symmigie n f. [C. Babin. 1971, du gr. summigês,
mêlés ensemble] - Ensemble de fossiles groupés au
sein d’une roche sédimentaire et provenant de
biotopes divers. V. aussi biocénose, thanatocénose.
syn- - Préfixe tiré du gr. sun-, et signifiant ensemble.
Synapsidés n. m. [de syn-, et du gr. apsis, liaison]
- V. Reptiles.
synclinal n. m. [W. D. Conybeare et W. Buckland,
1894, de syn- et du gr. klinein, s’incliner] - Pli où les
éléments situés à l’intérieur de la courbure étaient
avant la déformation, les plus hauts. V. aussi
synforme, et remarques à anticlinal. Ant. anticlinal.
adj. synclinal, e, aux.
synclinal (faux -) - Synforme affectant une série
inverse. Les couches situées au cœur de la structure
sont ainsi les plus anciennes, à l’inverse de ce qui est
habituel pour un synclinal. Ant. faux anticlinal (V. la
remarque à cet article).
synclinal couché, déjeté, déversé, droite, renversé
- V. pli.
synclinal de nappe(s) - Synclinal affectant une ou
plusieurs nappes de charriage postérieurement à leur
mise en place. V. nappe de charriage, et postnappe.
synclinal perché - Relief constitué par une couche
dure plissée en synclinal dégagée par l’érosion.
V. relief structural.
synclinorium n. m. [J. D. Dana, 1873, de synclinal]
- V. pli. Ant. anticlinorium. adj. synclinorial, e, aux.
synéclise n. f. [A. P. Pavlov, 1903 ; même étym. que
synclinal] - Vaste portion de plate-forme de
quelques centaines ou milliers de kilomètres carrés,
dont le socle, affaissé à grande profondeur, est
recouvert par des sédiments épais (quelques
kilomètres) et continus alors que, alentour, il se
relève et est surmonté corrélativement par une
couverture moins épaisse (quelques hectomètres) et
moins complète stratigraphiquement. C’est un type
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