-1. Un liquide ayant la composition d’un minéral A
se solidifie à une température déterminée T A : c’est
la température de solidification (ou de fusion si
partant du solide on le chauffe jusqu’à obtention de
l’état liquide) ; à T A il y a coexistence d’une phase
liquide et d’une phase solide représentée par les
cristaux formés.
-2. Un liquide ayant la composition du mélange de
deux minéraux A et B distincts et immiscibles
(mélange binaire) commence à se solidifier à une
température dépendant des proportions de A et de B,
celles-ci déterminant également la nature des
premiers cristaux qui se forment (p. ex. cristaux de
A). La fin de la cristallisation se produit à une
température T B plus basse, nommée la température
eutectique, qui reste constante pendant le temps
nécessaire à la cristallisation totale du liquide
restant, avec formation des cristaux du second
minéral (p. ex. cristaux de B). Un diagramme [T- de
composition du mélange (x% A + y% B, avec
x + y = 100)] permet de représenter ces phénomènes
et de définir :
solution solide - Cristal homogène de composition
et de propriétés intermédiaires entre plusieurs
constituants purs. Ex. entre l’albite sodique
Na[Si
*1) le liquidus, ou courbe séparant le domaine où
la phase liquide existe seule de celui où elle coexiste
avec des cristaux ;
*2) le solidus, ou courbe séparant le domaine où la
phase solide existe seule de celui où elle coexiste
avec une phase liquide.
-3. Un liquide ayant la composition du mélange de
deux minéraux A et B, miscibles et formant une
série isomorphe, commence puis finit de se solidifier
à deux températures distinctes dépendant des
proportions initiales des deux corps. Si le refroidissement est suffisamment lent, les cristaux obtenus
sont tous de même nature, et constituent une solution
solide ayant la composition chimique du liquide
initial. Si les minéraux A et B ne sont miscibles qu’à
température élevée, ils peuvent se séparer au sein du
solide lorsque la température a suffisamment
diminué (les cristaux de la solution AB donnant un
assemblage de cristaux A et de cristaux B). On
appelle solvus la courbe qui sépare en phase solide
le domaine où les minéraux forment une solution
solide de celui où ils sont distincts.
-4. Des liquides ayant la composition du mélange de
deux minéraux pouvant donner une espèce minérale
intermédiaire, ou celui de plusieurs minéraux, se
solidifient selon des modalités de plus en plus
complexes, nécessitant souvent d’autres modes de
représentation.
C’est l’étude expérimentale de ces phénomènes qui
permet de comprendre l’ordre d’apparition des
cristaux dans les magmas (cf. suite réactionnelle)
compte tenu de leurs compositions chimiques
originelles, et par suite d’expliquer la genèse des
diverses roches magmatiques.
solidus n. m. [mot lat. signifiant solide, massif]
- Dans un diagramme composition-température, lieu
des points séparant le domaine où la phase solide
existe seule de celui où elle coexiste avec une phase
liquide. V. solidification.
solifluxion n. f. [du lat. solum, sol, et fluxis,
écoulement] (orthographié parfois, à tort,
solifluction) - V. glissement de terrain.
solum n. m. [du lat. solum, sol] - Partie supérieur
d’un sol comprenant les horizons A et B.
3 AlO 8 ] et l’anorthite calcique Ca[Si 2 Al 2 O 8 ]
existent toutes les solutions solides intermédiaires
définissant la série isomorphe des plagioclases
(V. feldspath) ; les grenats sont des solutions solides
comportant souvent trois minéraux. p. ex. un grenat
= x% almandin + y% grossulaire + z% pyrope (avec
x + y + z =100).
Solutréen n. m. [de Solutré, localité de la Saône-etLoire, Fr.] (V. tabl. préhistoire) - Ensemble culturel
préhistorique du Paléolithique caractérisé par de
grands silex taillés de façon très régulier, et élégante,
grâce à des retouches presque parallèles aux faces
(« feuilles de laurier », « feuilles de saule », pointes
à cran), des aiguilles à chas en os, des sculptures et
des peintures rupestres. De 20 000 à 15 000 ans env.
adj. solutréen, nne.
Solvien n. m. - Étage du Cambrien (ère primaire).
V. tabl. stratigraphie. adj. solvien, nne.
solvus n. m. [du lat. solvere, dissoudre] - Dans un
diagramme composition-température du mélange de
deux minéraux, courbe qui, en phase solide, sépare
le domaine où ces minéraux forment une solution
solide de celui où ils sont distincts. V. solidification.
sondage n. m. [du vocabulaire maritime nordique]
- V. forage et bathymétrie.
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