-1. Sols zonaux. Les principales variables
climatiques qui influencent la formation des sols
étant la pluviosité et la température, on distingue :
-1.1. une zonation hydrique ou zonation péridésertique, car elle forme des auréoles autour des déserts.
Elle joue essentiellement sur la migration du Ca
(pédocals). Selon les précipitations annuelles (en
mm), on trouve :
* sols désertiques : (moins de 200 mm, avec de
longues périodes sèches) : sols à peine évolués
(vernis du désert) avec rôle important de
l’oxydation.
* sols subdésertiques : sols à croûtes (de 200 à 400
mm).
* sols de steppes : sols bruns steppiques et sols
châtains (moins de 500 mm), tchernozioms (environ
500 mm).
-1.2. une zonation thermique ou zonation péripolaire
centrée sur les pôles, surtout caractérisée par la
migration de Al et Fe (pédalfers) :
* zones froides où l’on trouve en profondeur un sol
gelé en permanence (pergélisol, ou permafrost)
surmonté sur quelques décimètres par un sol qui
dégèle l’été (mollisol). V. modelé périglaciaire.
* zone tempérée froide : podzols.
* zone tempérée moyenne : sols bruns.
* zone tempérée chaude : sols rouges.
* zone chaude : sols ferralitiques (ou latéritiques).
-2. Sols intrazonaux avec principalement : sur
roche calcaire, la rendzine, et sur roche siliceuse, le
ranker.
-3. Sols azonaux : sols peu évolués, constamment
remaniés, et où la roche mère n’est que peu
modifiée.
sol à croûte - Sol où l’horizon d’accumulation
(horizon B) est constitué par une croûte calcaire,
saline ou ferrugineuse. Celle-ci peut se trouver à
l’intérieur du sol, ou bien former une carapace à sa
surface. Elle est due à des précipitations soit à partir
des eaux courantes, soit à partir des eaux remontant
par capillarité. Des sols à croûte calcaire sont très
développés autour de la Méditerranée ; la plupart
sont fossiles, et témoignent de conditions
climatiques différentes de c’elles d’aujourd’hui.
V. calcrête, silcrête.
sol à gley - V. gley.
sol brun - Sol à horizons peu différenciés,
développé sous forêts de feuillus (sol bruns tempérés
dont l’humus est un mull forestier), ou dans des
régions de steppe (sols bruns steppiques dont
l’humus est un mull calcique).
sol châtain - Sol analogue au sol brun steppique,
mais présentant un horizon superficiel décarbonaté.
sol ferrallitique (ou ferralitique) [de fer et
d’alumine] - Sol rouge des régions tropicales
humides sous couvert forestier, pauvre en Si et riche
en hydroxydes de Fe et Al (V. alitisation). Sur des
granites ou des gneiss, il comporte de haut en bas les
horizons suivants : A 1 (10 à 20 cm), mull forestier,
A 2 : horizon lessivé, beige, à gravillons ferrugineux,
B : horizon épais, rouge à kaolinite abondante et à
concrétions, suivi par une zone tachetée à kaolinite
(ou lithomarge), C 0 : zone de départ constituée par
la roche mère en début d’altération.
Ce sol, sous son profil typique s’appelle une
ferralite (Syn. latérite). Il peut se durcir et évoluer
vers une carapace ferralitique (ou carapace
latéritique). v. ferralitiser ; n. f. ferralitisation ; adj.
ferralitisé, e et ferralitique.
sol hydromorphe - Sol qui s’est formé dans une
zone saturée d’eau de façon permanente ou
périodique.
sol podzolique - V. podzol.
sol polygonal - Sol typique des actions
périglaciaires et qui présente en plan des polygones,
de quelques centimètres à quelques décimètres. Ils
sont généralement constitués par des accumulations
de pierres dessinant les côtés, alors que le centre est
terreux ; parfois, les côtés sont marqués par de
simples craquelures. Leur genèse n’est pas encore
bien éclaircie : systèmes de cellules de convection
affectant le sol, ou plutôt système de fentes de
dessication, agrandies en coins de glace, vers
lesquelles, par suite du gonflement du centre du
dispositif sous l’effet du gel, se déplacent les
cailloux grâce à des pipkrakes (V. modelé glaciaire).
sol rouge - Ce terme s’applique spécialement aux
sols rouges méditerranéens et désigne alors un sol
sans horizons nettement différenciés, coloré par des
oxydes ferriques. Il est parfois étendu à la terra rossa
et aux sols ferralitiques (latérites).
solfatare n. f. [de l’italien solfatare] - Lieu où l’on
observe des émissions de vapeur d’eau chaude (100
à 300 C), contenant de l’hydrogène sulfuré, qui par
réaction avec l’oxygène de l’air donne des dépôts de
soufre. V. fumerolle.
solide primitif - V. cristal.
solidification n. f. [du lat. solidus, solde, massif]
- Passage d’un corps de l’état liquide à l’état solide.
Le refroidissement lent d’un magma (roches
fondues) conduit à des roches entièrement formées
de cristaux : la solidification est une cristallisation
avec obtention d’un solide vrai, car cristallin. Un
refroidissement rapide donne une roche vitreuse (ou
hyaline) : la solidification conduit à un « faux
solide », non cristallin et se distinguant d’un liquide
par sa très forte viscosité. Les modalités de la
solidification dépendent surtout de la nature
chimique du liquide et, selon les cas, on a
http://fribok.blogspot.com/
climatiques qui influencent la formation des sols
étant la pluviosité et la température, on distingue :
-1.1. une zonation hydrique ou zonation péridésertique, car elle forme des auréoles autour des déserts.
Elle joue essentiellement sur la migration du Ca
(pédocals). Selon les précipitations annuelles (en
mm), on trouve :
* sols désertiques : (moins de 200 mm, avec de
longues périodes sèches) : sols à peine évolués
(vernis du désert) avec rôle important de
l’oxydation.
* sols subdésertiques : sols à croûtes (de 200 à 400
mm).
* sols de steppes : sols bruns steppiques et sols
châtains (moins de 500 mm), tchernozioms (environ
500 mm).
-1.2. une zonation thermique ou zonation péripolaire
centrée sur les pôles, surtout caractérisée par la
migration de Al et Fe (pédalfers) :
* zones froides où l’on trouve en profondeur un sol
gelé en permanence (pergélisol, ou permafrost)
surmonté sur quelques décimètres par un sol qui
dégèle l’été (mollisol). V. modelé périglaciaire.
* zone tempérée froide : podzols.
* zone tempérée moyenne : sols bruns.
* zone tempérée chaude : sols rouges.
* zone chaude : sols ferralitiques (ou latéritiques).
-2. Sols intrazonaux avec principalement : sur
roche calcaire, la rendzine, et sur roche siliceuse, le
ranker.
-3. Sols azonaux : sols peu évolués, constamment
remaniés, et où la roche mère n’est que peu
modifiée.
sol à croûte - Sol où l’horizon d’accumulation
(horizon B) est constitué par une croûte calcaire,
saline ou ferrugineuse. Celle-ci peut se trouver à
l’intérieur du sol, ou bien former une carapace à sa
surface. Elle est due à des précipitations soit à partir
des eaux courantes, soit à partir des eaux remontant
par capillarité. Des sols à croûte calcaire sont très
développés autour de la Méditerranée ; la plupart
sont fossiles, et témoignent de conditions
climatiques différentes de c’elles d’aujourd’hui.
V. calcrête, silcrête.
sol à gley - V. gley.
sol brun - Sol à horizons peu différenciés,
développé sous forêts de feuillus (sol bruns tempérés
dont l’humus est un mull forestier), ou dans des
régions de steppe (sols bruns steppiques dont
l’humus est un mull calcique).
sol châtain - Sol analogue au sol brun steppique,
mais présentant un horizon superficiel décarbonaté.
sol ferrallitique (ou ferralitique) [de fer et
d’alumine] - Sol rouge des régions tropicales
humides sous couvert forestier, pauvre en Si et riche
en hydroxydes de Fe et Al (V. alitisation). Sur des
granites ou des gneiss, il comporte de haut en bas les
horizons suivants : A 1 (10 à 20 cm), mull forestier,
A 2 : horizon lessivé, beige, à gravillons ferrugineux,
B : horizon épais, rouge à kaolinite abondante et à
concrétions, suivi par une zone tachetée à kaolinite
(ou lithomarge), C 0 : zone de départ constituée par
la roche mère en début d’altération.
Ce sol, sous son profil typique s’appelle une
ferralite (Syn. latérite). Il peut se durcir et évoluer
vers une carapace ferralitique (ou carapace
latéritique). v. ferralitiser ; n. f. ferralitisation ; adj.
ferralitisé, e et ferralitique.
sol hydromorphe - Sol qui s’est formé dans une
zone saturée d’eau de façon permanente ou
périodique.
sol podzolique - V. podzol.
sol polygonal - Sol typique des actions
périglaciaires et qui présente en plan des polygones,
de quelques centimètres à quelques décimètres. Ils
sont généralement constitués par des accumulations
de pierres dessinant les côtés, alors que le centre est
terreux ; parfois, les côtés sont marqués par de
simples craquelures. Leur genèse n’est pas encore
bien éclaircie : systèmes de cellules de convection
affectant le sol, ou plutôt système de fentes de
dessication, agrandies en coins de glace, vers
lesquelles, par suite du gonflement du centre du
dispositif sous l’effet du gel, se déplacent les
cailloux grâce à des pipkrakes (V. modelé glaciaire).
sol rouge - Ce terme s’applique spécialement aux
sols rouges méditerranéens et désigne alors un sol
sans horizons nettement différenciés, coloré par des
oxydes ferriques. Il est parfois étendu à la terra rossa
et aux sols ferralitiques (latérites).
solfatare n. f. [de l’italien solfatare] - Lieu où l’on
observe des émissions de vapeur d’eau chaude (100
à 300 C), contenant de l’hydrogène sulfuré, qui par
réaction avec l’oxygène de l’air donne des dépôts de
soufre. V. fumerolle.
solide primitif - V. cristal.
solidification n. f. [du lat. solidus, solde, massif]
- Passage d’un corps de l’état liquide à l’état solide.
Le refroidissement lent d’un magma (roches
fondues) conduit à des roches entièrement formées
de cristaux : la solidification est une cristallisation
avec obtention d’un solide vrai, car cristallin. Un
refroidissement rapide donne une roche vitreuse (ou
hyaline) : la solidification conduit à un « faux
solide », non cristallin et se distinguant d’un liquide
par sa très forte viscosité. Les modalités de la
solidification dépendent surtout de la nature
chimique du liquide et, selon les cas, on a
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