siouf - V. sif.
siphon n. m. [mot gr. désignant un tube pour
transvaser les liquides] -1. Chez les Bivalves, organe
tubulaire, parfois calcifié, assurant une circulation
d’eau dans la coquille. -2. Chez les Céphalopodes
pourvus d’une coquille (Ammonites, Nautiloïdés),
canal qui relie l’animal à la première loge. adj.
siphonal, e, aux.
siphon (d’une rivière souterraine) - Partie d’une
rivière souterraine où la voûte plonge dans l’eau. cf.
voûte mouillante. V. modelé karstique.
Siréniens n. m. [des sirènes, êtres marins fabuleux]
- Groupe de Mammifères marins connus depuis
l’Éocène, et comprenant notamment le lamantin.
sism- (préfixe se rapportant aux tremblements de
terre) - V. remarque à séisme.
sismicité n. f. (ou séismicité) - Nombre et intensité
des séismes ayant lieu dans une région.
sismique adj. (ou séismique) - Qui se rapporte aux
séismes ; qui est souvent ébranlé par des séismes.
sismique n. f. (Syn. prospection sismique) - V.
prospection géophysique.
sismique marine - Étude de la structure des fonds
sous-marins par l’enregistrement des ondes
réfractées et/ou réfléchies, produites par des
explosions artificielles (charges de dynamite,
étincelles électriques, canon à air comprimé,...).
L’enregistrement est fait par l’intermédiaire d’une
série d’hydrophones, régulièrement disposés dans un
tube plastique pouvant dépasser 1 km de long,
l’ensemble étant nommé la flûte. En général, les
enregistrements se font en continu, le même bateau
traînant la flûte et la source des explosions, qui sont
produites à intervalles réguliers (p. ex. 1 à 2 par
minute avec des cartouches de dynamite, 1 à 2 par
seconde avec des étincelles électriques). Les
enregistrements se présentent sous forme de coupes
auxquelles il faut apporter de nombreuses corrections pour en faire des documents comparables à des
coupes géologiques normales.
sismique réflexion, réfraction - V. prospection
géophysique.
sismographe n. m. (ou séismographe) - Appareil
servant à enregistrer les tremblements de terre et
utilisant généralement l’inertie d’une masse pesante
qui a tendance à rester sur place lorsque le sol,
auquel le bâti de l’appareil est fixé, se déplace. Pour
des ondes à très longue période, on utilise des
dispositifs mesurant l’inclinaison du sol. Pour des
ondes à très courte période, on utilise des géophones
(sur terre), ou des hydrophones (en mer), qui
détectent des variations de pression. n. m. sismogramme.
sismologie n. f. (ou séismologie) - Étude des
tremblements de terre (ou séismes) naturels ou
artificiels, et d’une manière générale de la
propagation des ébranlements matériels dans la
Terre. Ces ébranlements, qui se déplacent sous
forme d’ondes, traversent le Globe et donnent des
indications irremplaçables sur sa constitution.
Comme tout milieu élastique, la Terre transmet :
-1. des ondes de volume qui la traversent et que l’on
divise en :
-1.1. ondes P (ou ondes primaires appelées aussi de
compression, de distension, de dilatation,
longitudinales).
-1.2. ondes S (ou ondes secondaires appelées aussi
de cisaillement, de distorsion, de rotation,
transversales).
Les ondes P sont plus rapides que les ondes S, et
sont donc enregistrées avant elles par les
sismographes, et souvent plus nettement. Le rapport
des vitesses des deux ondes, variables selon les
corps est, pour la Terre, de l’ordre de 1,73. On voit
que la différence des temps d’arrivée de ces ondes
suffit, connaissant leur vitesse, à donner une
indication sur la distance du séisme. À noter que les
ondes S ne se propagent pas dans les liquides.
-2. des ondes de surface qui se propagent à la
surface d’un milieu élastique comme des ronds dans
l’eau, et où l’on distingue les ondes de Rayleigh, et
les ondes de Love (V. aussi Terre). n. m. ou f.
sismologue (ou séismologue).
sismostratigraphie n. f. - V. stratigraphie sismique.
skarn n. f. (souvent n. m.) [mot norvégien] - Roche
du métamorphisme de contact des granites,
caractérisée par une texture largement grenue avec
souvent de grands cristaux de 1 à 20 cm (cornéenne
pegmatitique), issue de calcaires magnésiens et de
dolomies qui, au contact du granite, ont subi une
métasomatose (enrichissement en Si, Al, Fe,… ) et
l’influence de fluides pneumatolytiques (enrichissement en Cl, F, Bo,…). Les minéraux y sont très
variés : grenat rose (grossulaire, andradite),
pyroxène (diopside), phlogopite, forstérite, humite,
périclase, spinelle, scapolite, idocrase, wollastonite,
et concentrations souvent exploitables de magnétite,
molybdénite, scheelite,.... Dans les masses de skarn,
épaisses de quelques mètres à quelques dizaines de
mètres, on note souvent des niveaux ne comportant
que deux ou trois minéraux ou même un seul
(concentrations monominérales : grenatite, diopsidite), ou encore une zonalité avec des lits diversement
enrichis, p. ex. en grenat, en pyroxène, en calcite et
wollastonite en agrégats blancs fibroradiés. Ces
phénomènes complexes de recristallisation (la
skarnification) peuvent aussi affecter le granite luihttp://fribok.blogspot.com/
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