-2.1.1.1. classe des rudites (calcirudites) brèches
récifales, fausses brèches p.p., calcaires construits et
récifaux (biolithites), calcaires pisolitiques et
oncolitiques, calcaires à entroques, lumachelles,
travertins p.p.
-2.1.1.2. classe des arénites (calcaranites) :
- roches meubles : sables coquilliers, sables oolitiques.
- roches consolidées : calcaires bioclastiques, oolitiques, graveleux.
-2.1.1.3. classe des lutites (calcilutites) : craie,
marnes, et p.p. calcaires lithographiques et sublithographiques (V. aussi 2.1.2).
Remarque : toutes ces roches peuvent être plus ou
moins dolomitisées (dolomies secondaires).
-2.1.2. roches carbonatées physico-chimiques,
résultant de la précipitation directe des carbonates
dolomies primaires, calcaires stalagmitiques et
stalactitiques, perles des cavernes, et p.p. calcaires
lithographiques et sublithographiques (V. aussi
2.1.1.3), travertins.
-2.2. roches siliceuses (à l’exclusion des débris
terrigènes) : diatomites, gaizes, jaspes, lydiennes,
phtanites, radiolarites, spongolites, chailles, cherts,
silex, silexites, meulières.
-2.3. roches carbonées (essentiellement constituées
de composés du carbone organique) charbons
(houilles, lignites, tourbes), huiles minérales
(asphaltes, bitumes, pétroles).
-2.4. roches salines (qui sont, la plupart du temps,
des évaporites) : halite (sel gemme), gypse, albâtre,
anhydrite, sylvinite, carnallite, barytine.
-2.5. roches phosphatées : phosphates, phosphorites.
-2.6. roches ferrugineuses, glauconieuses, alumineuses : minerais sédimentaires de fer (minette,...),
glauconitite, bauxite p.p.
V. aussi carbonatées (r. -), détritiques (r. -).
adj. sédimentaire : qui se rapporte aux sédiments,
aux phénomènes concernant leur genèse (V. diagenèse), aux zones où ils se forment (V. bassin).
-3. La profondeur de sédimentation intervient sur
le sort que subissent les coquilles ou les tests de
foraminifères tombant au fond. Si la profondeur
n’est pas trop grande, ils s’y accumulent, et le taux
de sédimentation est proportionnel à la productivité
biologique de la tranche d’eau susjacente. Si la
profondeur est plus grande, les phénomènes de
dissolution des carbonates sont importants et
réduisent ce taux de sédimentation. Notamment, audessous de la profondeur de compensation des
carbonates (en anglais CCD), tout le calcaire est
dissous, et il ne reste plus que des dépôts argileux ou
siliceux (argiles rouges des grands fonds). Les
courants de fond, qui peuvent transporter ou éroder
des sédiments, sont aussi à prendre en considération.
Il est important de noter qu’un même point du fond
sous-marin change de position et de profondeur du
fait de l’accroissement océanique, et de la
subsidence qu’il subit. C’est ainsi qu’une zone se
formant d’abord à l’aplomb d’une dorsale océanique
(vers 2 000 m de profondeur) reçoit souvent une
sédimentation pélagique calcaire. Plus tard, elle
s’éloigne de cette dorsale, et s’enfonce avec son
substratum de croûte océanique qui se refroidit, elle
peut traverser alors la CCD, et, dans ce cas, la
sédimentation deviendra argileuse.
sédimentation n. f. [de sédiment] - Ensemble des
processus conduisant à la formation de sédiments.
On distingue la sédimentation marine (littorale ou
côtière, ou océanique et bathyale ou abyssale,...), la
sédimentation lagunaire (dans des zones séparées de
la mer par un cordon littoral), la sédimentation
continentale (éolienne, fluviatile, deltaïque, lacustre,
glaciaire,...). Une surface assez grande où la
sédimentation dure un temps assez long définit un
bassin de sédimentation (ou bassin sédimentaire,
généralement marin, parfois lacustre), dans lequel le
taux de sédimentation s’exprime en épaisseur de
sédiments formés par unité de temps (p. ex. en
millimètres ou en centimètres, pour un millénaire ou
pour un million d’années).
sédimentation océanique - Sédimentation se
produisant dans les océans et contrôlée
essentiellement par trois variables : les apports
terrigènes, la productivité biologique, la profondeur
de sédimentation.
-1. Les apports terrigènes s’amenuisent en moyenne avec l’éloignement du rivage. Les débris grossiers seraient pratiquement cantonnés au plateau
continental, si les courants de turbidité ne les
entraînaient pas sur le glacis continental, les
fractions les plus fines allant remblayer les plaines
abyssales. En dehors de ces deux cas, les seuls
éléments terrigènes contribuant à la sédimentation
océanique sont des argiles.
-2. La productivité biologique est étroitement liée
aux remontées d’eaux océaniques profondes
(« upwellings ») chargées d’éléments nutritifs. C’est
notamment le cas au droit des zones équatoriales.
sédimentologie n. f. [H. Wadell, 1932, de sédiment]
- Étude des phénomènes sédimentaires et des roches
sédimentaires.
séism- - Préfixe. V. remarque à séisme.
séisme n. m. [du gr. seismos, même signification]
(Syn. tremblement de terre. Remarque : l’Académie
des Sciences recommande d’orthographier sur la
racine sis- tous les dérivés de séisme comme
sismologie,...) - Secousse ou série de secousses plus
ou moins violentes du sol. Leur origine se trouve en
profondeur à l’hypocentre ou foyer. L’épicentre
est le point de la surface situé à la verticale du foyer.
Selon la profondeur de ce dernier, on distingue les
séismes superficiels à moins de 100 km,
intermédiaires de 100 à 300 km, profonds de 300 à
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