Pennsylvanien n m. [de la Pennsylvanie. U.S.A.]
- Partie sup. du Carbonifère (ère primaire)
d’Amérique du Nord. V. tabl. stratigraphie. adj.
pennsylvanien, nne.
perforation n. f. - Trous et tubulures dont sont
responsables de nombreux organismes (animaux ou
végétaux) et que l’on voit soit sur le substratum
rocheux où ils vivaient, soit sur des coquilles. Sur
celles-ci, on observe p. ex. souvent des galeries
jalonnées de petits trous qui sont l’œuvre d’un
spongiaire (Cliona), ou encore des trous en forme de
8 qui sont des galeries d’habitation d’un ver
(Polydora).
pente (rupture de -) - V. rupture de pente.
pente (topographique) - Inclinaison de la surface
topographique mesurée par l’angle dièdre entre
celle-ci et un plan horizontal. On l’exprime aussi en
% du rapport : différence d’altitude/distance
horizontale entre deux points. Pour un angle de 45 ,
la pente vaut 100 % ; pour un angle de 90 , elle est
infinie.
pente continentale (Syn. talus continental) - Partie
des fonds sous-marins qui relie le plateau continental
au glacis continental. V. marge continentale.
Pentévrien n. m. [J. Cogné, 1959, du pays de
Penthièvre, baie de St-Brieuc, Côtes-du-Nord, Fr.]
- Étage du Précambrien. V. tabl. stratigraphie. adj.
pentévrien, nne.
pépérite n. f. [de l’ital. peperino, du lat. piper,
poivre] - Roche pyroclastique, à gangue calcaire ou
marneuse contenant des granules brunâtres de verre
basaltique à aspect de grains de poivre (d’où leur
nom) de taille généralement inférieure à 1 cm,
accompagnés de petits blocs de lave fraîche, et de
quelques fragments de roches sédimentaires. Les
pépérites connues en Limagne, associées à des
sédiments lacustres, sont massives et grossières, ou
d’aspect stratifié, le nombre et la taille des granules
variant d’un banc à l’autre. Leur genèse fut
considérée comme due à l’arrivée de laves brûlantes
dans des bancs calcaires sous-lacustres avec
pulvérisation des laves et dégagement gazeux
provoquant un brassage de l’ensemble. Actuellement, on l’explique ainsi : dans la partie superficielle
d’une cheminée volcanique (cf. diatrème), des laves
basaltiques mises au contact d’eaux souterraines
subissent des explosions successives ; les laves sont
émiettées et brassées avec des roches sédimentaires
(calcaires, marnes, sables) arrachées aux parois ; le
mélange obtenu se consolide dans la cheminée en
donnant des pépérites massives et grossières, litées
ou non ; il est aussi en partie projeté à l’extérieur en
donnant des couches pépéritiques pouvant alterner
avec des lits de cendres ou de lapillis. V. phréatomagmatisme. adj. pépéritique.
perçant (pli à noyau -) - V. pli.
perché (synclinal -) - V. relief structural.
percuteur n. m. - Outil préhistorique destiné à
frapper les roches (notamment les silex) pour en tirer
des éclats.
pergélisol n. m. (Syn. de permafrost et de permagel)
- Terme dont l’emploi est obligatoire en France dans
la rédaction des documents officiels (J.O. du
18/1/73) à l’exclusion de ses syn. permafrost ou
permagel. Le mot de permafrost reste cependant le
plus usité. V. gélisol.
périclase n. m. [du gr. peri, autour, et klasis,
rupture] - Oxyde MgO, du système cubique, en cube
incolore, facilement altéré en lamelles ou fibres de
brucite Mg(OH) 2 ; c’est un minéral rare de certaines
roches métamorphiques, surtout dolomitiques.
périclinal, e, aux adj. [du gr. peri, autour, et klinein,
s’incliner] - S’applique à des structures, dont à partir
d’un point les pendages divergent en éventail vers le
bas (périanticlinal) ou vers le haut (périsynclinal).
Utilisé surtout pour désigner les endroits où les
charnières des plis recoupent la surface
topographique (terminaisons périclinales).
péricline n. m. (macle du -) - V. feldspath.
Péridiniens n. m. - Synonyme de Dinoflagellés.
péridot n. m. - Nésosilicate, du système orthorhombique, représenté essentiellement par le groupe
important des olivines s.l. comprenant une série
continue allant de la forstérite Mg 2 [SiO 4 ], incolore
ou verdâtre, présente dans les dolomies métamorphiques de HP-HT, à la fayalite Fe 2 [SiO 4 ], brune à
noire, présente dans des roches éruptives (rhyolites,
trachytes, phonolites, certains basaltes). Les
intermédiaires correspondent à l’olivine (Fe, Mg) 2
[SiO 4 ], en prismes trapus légèrement aplatis, ou en
grains vert olive (jaunes si titanifères), à éclat
vitreux, sans clivages mais souvent craquelés, à
cassures conchoïdales. Elle se forme à HT, en
l’absence d’eau, dans les roches sans quartz à déficit
de SiO 2 : péridotites, gabbros, basaltes. Son
altération est facile en serpentine (fréquente dans les
péridotites), chlorite, talc, calcite et quartz, et en
iddingsite rouge (fréquente dans les basaltes). Les
autres péridots, plus ou moins riches en Ca et Mn
sont des minéraux rares. Groupe voisin humite. adj.
péridotique.
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