pour l’Atlantique, ayant identifié des anomalies
magnétiques se correspondant de part et d’autre de
la dorsale médio-atlantique, il suffit, par le calcul, de
supprimer la partie du plancher océanique comprise
entre ces deux anomalies (et qui n’existait pas à cette
époque) et de rapprocher les parties restantes en
faisant coïncider ces anomalies pour retrouver la
position des plaques à ce moment ;
-3. sur un continent donné, on peut repérer la
direction des pôles magnétiques à différentes
époques. On constate alors en général que cette
direction est très variable dans le temps. Ce
phénomène que l’on a d’abord attribué à une
migration des pôles (en anglais polar wandering)
est aujourd’hui interprété comme dû aux
mouvements relatifs des masses continentales. V.
aussi tectonique de plaques.
paléontologie n. f. [de palé(o)-, et du gr. ôn, ontos,
être, et logos, discours] - Science qui étudie les êtres
disparus, essentiellement connus par leurs restes
fossiles ou les traces de leur activité. Elle se divise
en paléontologie végétale (ou paléobotanique) et
paléontologie animale (ou paléozoologie). V. aussi
micropaléontologie. n. m. ou f. paléontologiste, ou
paléontologue ; adj. paléontologique.
paléorelief n. m. - Ancien relief aérien recouvert par
des sédiments. Le plus souvent, il s’agit d’un ancien
relief résiduel sur une pénéplaine (monadnock).
paléosol n. m. - Sol qui s’est constitué anciennement
dans des conditions différentes de celles de notre
époque. Il peut avoir été recouvert par des
sédiments, ou bien être encore visible en surface (et
être lui-même une roche mère pour un sol en
formation) comme c’est p. ex. le cas pour l’argile à
silex, la terra rossa, la terra fusca.
Paléotaxodontes n. m. - Groupe de Bivalves.
paléotectonique n. f. et adj. - Déformations tectoniques précoces dans la formation d’un orogène.
paléotempérature n. f. - Température du passé. On
utilise actuellement pour l’évaluer une méthode
basée sur la mesure, dans des coquilles calcaires, du
rapport des isotopes
18 O et
16 O de l’oxygène. En
effet, dans les carbonates précipités à partir de l’eau
de mer, ce rapport n’est pas le même que dans cette
eau, mais en diffère en fonction de la température.
Donc si l’on connaît le rapport originel
18 O/
16 O et si
l’on mesure celui de coquilles d’âge connu, on peut
dire quelle était la température de l’eau à cette
époque. En ce qui concerne
18 O/
16 O de l’eau de mer,
on peut le calculer pour les périodes où la quantité
de glace stockée dans les glaciers était nulle ou
presque, ce qui était le cas pendant la plus grande
partie du Secondaire et du Tertiaire et, pour cette
période, on peut établir une courbe de paléotempérature. Mais, pendant une glaciation, la glace ayant un
rapport
18 O/
16 O plus faible que celui de l’eau de mer,
ce dernier se trouve par là même augmenté. Il en
résulte une imprécision dans le calcul des températures, mais la possibilité de mettre en évidence
l’augmentation ou la diminution de la quantité de
glace à la surface du globe, et donc la succession des
stades glaciaires (on en a ainsi dénombré une
vingtaine dans le Quaternaire).
paléovolcanique adj. - Qui se rapporte à un
volcanisme ancien. Les laves à faciès paléovolcanique, souvent vert sombre ou rouges, sont des laves
anciennes montrant une dévitrification partielle ou
totale de leur mésostase vitreuse, et une altération
des divers minéraux en hématite, chlorite, épidote.
V. porphyre.
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