ombilic sédimentaire - Région où l’épaisseur d’une
formation sédimentaire donnée est particulièrement
importante.
ombres de pression [en anglais pressure shadow]
- V. queue de cristallisation.
omphazite n. f. (ou omphacite) [du gr. Omphax,
raisin vert] - Variété de pyroxène.
oncoïde n. m. [A. Heim, 1916, du gr. onkos, tumeur,
et eidos, aspect] - Concrétion calcaire, sphérique ou
ovoïde, formée de couches concentriques, de
quelques millimètres à quelques centimètres de
diamètre, d’origine organique (algues, foraminifères,
...) ou non. Cette définition, prise dans un sens large,
inclut pisolites et pseudopisolites. V. oncolite.
oncolite n. m. (ou oncolithe) [du gr. onkos, tumeur,
et lithos, pierre] - Oncoïde formé dans des eaux
marines ou lacustres par encroûtement stromatolitique, autour d’un débris (nucléus), de couches
concentriques algaires (algues bleues ou vertes). Ces
couches algaires, épaisses de 10 à 500 µm, alternent
plus ou moins avec des couches argilo-calcaires de
0,5 à 1 mm. Syn. pisolite algaire, pseudopisolite pro
parte.
onde (lame -) - V. lame auxiliaire.
onde sismique (de volume, de surface, P, S,…)
- V. sismologie.
« onlap » [mot anglais] - Dispositif sédimentaire où,
en montant une pente, les couches les plus récentes
débordent les plus anciennes. Ce dispositif
s’explique par une montée du niveau marin (V.
transgression). Ce terme ne s’applique que pour des
structures plurikilométriques mises en évidence
généralement grâce à des profils sismiques sousmarins. Équivalent français : biseau d’aggradation.
V. stratigraphie séquentielle (fig.).
onyx n. m. [du gr. onux, ongle] - Variété de
calcédoine montrant des bandes colorées
régulièrement agencées. V. silice.
oolite (ou oolithe) n. f. ou m. [du gr. ôon, œuf, et
lithos, pierre, par comparaison avec des œufs de
poissons] - Petite sphère à diamètre de 0,5 à 2 mm
en moyenne, dont le centre (nucléus) est un débris
(p. ex. grain de quartz, fragment de test) et dont
l’enveloppe (cortex) est formée de minces couches
donnant une structure concentrique à laquelle peut se
superposer une structure radiaire affectant toutes les
enveloppes, ou quelques-unes seulement. Les oolites
sont le plus souvent calcaires, parfois ferrugineuses,
rarement glauconieuses ou phosphatées. On
distingue :
-1. les oolites composées, à cortex englobant deux
ou trois petites oolites ;
-2. les oolites déformées (spastolites) lors de leur
accumulation, ce qui montre quelles avaient une
certaine plasticité avant les recristallisations
diagénétiques ;
-3. les oolites superficielles (proto-oolites) à cortex
mince à une seule couche ;
-4. les oolites à structure radiaire seule
(sphérulites).
Les oolites calcaires actuelles se forment en milieu
marin, parfois lagunaire ou même lacustre dans des
eaux agitées (donc à profondeur faible, entre 0 et 12
m). La mise en suspension de grains et d’oolites
naissantes permet le dépôt de nouvelles enveloppes
constituées d’aragonite fibreuse ou cryptocristalline.
Au-delà d’un certain poids, l’oolite se sédimente
définitivement. Si le diamètre dépasse 2 mm, on
parle de pisolite. Il semble que les oolites anciennes
aient été uniquement formées de calcite. Les oolites
ferrugineuses sont constituées d’hématite, de
sidérose et de berthiérine (V. argiles ; chlorite
ferrugineuse), elles sont prises dans un ciment de
même nature avec souvent un peu de phosphate.
Leur formation est complexe le fer provient de
l’altération continentale et sa concentration a lieu
dès la genèse des oolites, et/ou lors de la diagenèse.
De telles couches constituent, p. ex., le minerai de
fer de Lorraine d’âge aalénien (minette). adj.
oolitique (ou oolithique). V. aussi pisolite.
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