O
O - Symbole chimique de l’oxygène.
obduction n. f. [R.G. Coleman, 1971, du lat.
obductio, action de recouvrir] - Chevauchement
d’une vaste portion de croûte océanique (représentée
par des complexes ophiolitiques) sur une zone de
croûte continentale (marge continentale ou arc
insulaire). C’est le phénomène inverse de la
subduction. V. tectonique de plaques. v. obduire ou
obducter ; adj. obduit, e, ou obductée.
oblique (stratification -) - V. stratification.
obliquité des faciès - Fait pour un dépôt possédant
une continuité latérale et revêtant un certain faciès
d’avoir des âges variables en différents points. Cela
est courant p. ex. pour des formations transgressives,
la transgression étant de plus en plus récente vers
l’intérieur des terres. V. aussi diachronisme.
obséquent, e adj. [du lat. ob, à l’encontre, et
sequens, qui suit] - Se dit d’un cours d’eau coulant
en sens contraire du pendage des couches. V. relief
structural.
obsidienne n. f. [de Obsius, personnage qui, selon
Pline, aurait découvert cette roche] - Roche
magmatique effusive entièrement vitreuse, noire, à
cassure lisse conchoïdale brillante, à composition
chimique de rhyolite, ou parfois de trachyte, anhydre
ou presque (H 2 O < 3 %) ; cf. pechstein, perlite.
océan n. m. [du gr. okeanos, même signification]
- Vaste étendue d’eau marine à la surface de la
Terre. Le fond des océans est, en grande partie,
constitué par une croûte océanique (V. Terre). C’est
pourquoi géologues et géophysiciens parlent parfois
d’océan pour tout domaine ayant une croûte de cette
nature. Cet abus de langage entraîne quelques
confusions, un océan n’ayant pas partout une croûte
océanique (ex. sur les marges continentales), une
croûte océanique ne correspondant pas partout à un
océan (ex. Mer rouge, Islande,...). Le fond des
océans a été activement exploré depuis 1950. On y
distingue principalement :
-3. Seuils (ou dorsales) asismiques qui se
distinguent des dorsales à rift par l’absence de
sismicité, et qui ne sont donc pas, au moins
actuellement, des limites de plaques. Ils peuvent
avoir différentes origines ; dorsales médioocéaniques mortes, morceaux de continents
(microcontinents) séparés d’un ensemble plus vaste,
alignements de volcans sous-marins (V. points
chauds) ; V. aussi tectonique de plaques. adj. océanique ; n. f. océanisation (formation d’un océan à
croûte océanique).
-1. Les dorsales océaniques (appelées aussi
dorsales médio-océaniques bien que n’occupant pas
toujours une situation médiane) qui sont des
alignements de hauteurs, longs de quelques dizaines
de milliers de km, larges de quelques centaines. La
profondeur à leur sommet est de 2,5 à 3 km, c’est-àdire qu’elles sont plus hautes de quelque 2 km que la
moyenne des fonds océaniques. En leur milieu
s’observe habituellement un fossé d’effondrement
que l’on nomme rift (ou rift médio-océanique). Sa
genèse s’explique par la distension due au fait qu’il
est le lieu où s’écartent deux plaques lithosphériques, ce qui se traduit aussi par un volcanisme
basaltique sous-marin et une sismicité importante
(V. tectonique de plaques, et faille transformante).
-2. Les bassins océaniques qui occupent l’espace
situé entre les dorsales et les marges continentales.
Ils sont souvent accidentés de collines abyssales,
petites élévations aux pentes faibles, hautes de
quelques dizaines ou centaines de m et larges de
quelques km. En s’approchant d’un continent, deux
cas peuvent se présenter :
-a) celui-ci est bordé par une fosse océanique, sillon
large de quelque 100 km et profond de 8 à 11 km
(cas des marges continentales actives avec
subduction). Cette fosse reçoit alors les apports
terrigènes, qui s’y sédimentent et ne vont pas plus au
large dans l’océan ;
-b) il n’est pas bordé par une fosse océanique (cas
des marges continentales passives, ou stables, ou
inactives) et les apports terrigènes, qui transitent par
les canyons sous-marins, s’étalent sur le glacis
continental en deltas sous-marins, et s’avancent
assez loin dans le bassin océanique en formant des
surfaces d’une planéité quasi absolue dites plaines
abyssales.
océanite n. f. [de océan] - Variété de basalte
mélanocrate.
océanographie n. f. [du gr. okeanos, océan. et
graphein, écrire] - Science des océans que l’on
divise en : -1. océanographie physique que l’on
considère comme une discipline de la géophysique,
et qui étudie en particulier, les mouvements de l’eau.
-2. océanographie biologique qui s’occupe de la vie
dans les mers.
ocelle n. m. [du lat. ocellus, petit œil] - Petite masse
globuleuse d’un minéral inclus dans un autre ; par
ex. ocelle d’albite au sein d’un phénocristal de
microcline (V. feldspath). adj. ocellaire (s’applique
aussi à des roches magmatiques ou métamorphiques
à aspect tacheté).
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