niveau de base - Niveau du point d’aboutissement
d’un cours d’eau, au-dessus duquel il ne peut
creuser. Ce peut être le niveau de la mer s’il s’agit
d’un fleuve, celui d’un confluent, d’un lac ou d’une
dépression endoréique pour une rivière.
niveau de compensation des carbonates (ou
profondeur de -) (en anglais carbonate compensation deepth, en abrégé : CCD) - Profondeur à partir
de laquelle on ne trouve plus de carbonates dans les
dépôts marins, ceux-ci étant dissous dans ces
conditions de température et de pression. Elle est
variable selon les conditions locales, le taux de
sédimentation, la productivité en carbonates de la
tranche d’eau sus-jacente, et est aujourd’hui de
l’ordre de 4 500 à 5 000 m. Il semble qu’elle ait
variée considérablement dans le passé. Au-dessous
de cette profondeur, on ne trouve guère que des
argiles des grands fonds sauf si, par exception, il y a
apport de débris calcaires (V. allodapique) ou
siliceux. On parle aussi parfois de niveaux de
compensation pour l’aragonite et pour la silice.
V. aussi sédimentation océanique.
-2. un étage tectonique profond où règnent de
hautes pressions et de fortes températures, rendant
les roches plastiques, et propres à donner du plis
semblables, et qui est le domaine du métamorphisme
méso- ou catazonal, et, dans sa partie inférieure, de
la migmatitisation et de la granitisation. Les terrains
des chaînes plissées correspondants en constituent
les infrastructures (en allem. Unterbau). Ils ne sont
visibles à l’affleurement qu’à la faveur d’une érosion
importante, c’est-à-dire, de façon générale, dans les
chaînes anciennes.
niveau phréatique - Niveau d’équilibre de l’eau
dans les puits. V. nappe phréatique.
niveau piézométrique [du gr. piezein, presser, et
metron, mesure] - Niveau auquel peut monter l’eau
d’une nappe souterraine dans un tube (piézomètre)
qui y est enfoncé. Pour une nappe libre, ce niveau se
confond avec celui de la surface libre de la nappe :
pour une nappe phréatique, c’est le niveau de l’eau
dans les puits. Cette surface suit, avec une certaine
atténuation, les irrégularités topographiques. Pour
une nappe captive (parfois syn. de nappe artésienne),
le niveau piézométrique est plus élevé que la surface
de la nappe qui est limitée vers le haut par une
formation imperméable ; l’eau est alors sous
pression. Dans un forage, l’eau va monter dans ce
dernier (puits artésien au sens large), et va même
jaillir à l’extérieur (puits artésien au sens strict) si le
niveau piézométnque est plus élevé que la surface
topographique. La surface piézométrique d’une
nappe est définie en chaque point par l’altitude du
niveau piézométrique (exprimée en mètres) de cette
nappe. On peut la représenter par une carte en
courbes de niveau piézométrique ou courbes
isopièzes. Lorsque l’on prélève l’eau d’une nappe,
p. ex. par pompage, le niveau piézométrique
s’abaisse à cet endroit. Le phénomène est appelé le
rabattement (un rabattement trop fort peut ainsi faire
cesser le jaillissement d’un puits artésien).
niveau structural - Zone de l’écorce terrestre située
entre deux profondeurs telles que les conditions de
pression et de température déterminent des types de
déformation différents de ceux des zones qui
l’encadrent au-dessus et au-dessous, pendant un
même épisode tectonique. Suivant les auteurs, les
niveaux distingués sont variables.
Pour E. Wegmann (1935), il y a lieu de distinguer
deux « étages tectoniques » (en allem. tektonisches
Stockwerk) :
-1. un étage tectonique superficiel à peu profond
où règnent des températures faibles et des pressions
relativement basses. Les plis y sont de type concentrique, et le métamorphisme y est nul ou faible (épimétamorphisme). Les terrains des chaînes plissées
qui y ont acquis leurs caractères pétrographiques et
structuraux en constituent les superstructures
(allem. Oberbau) ;
Pour M. Mattauer (1973), on peut distinguer lorsque
augmentent pression et température (c’est-à-dire en
s’enfonçant dans l’écorce) :
-1. un niveau structural supérieur qui est le
domaine des failles.
-2. un niveau structural moyen, domaine des plis
isopaques.
-3. un domaine structural inférieur limité vers le
haut par le front supérieur de schistosité et où, de
haut en bas, on observe une schistosité de fracture,
une schistosité de flux, une foliation avant d’aboutir
à des plis d’écoulement, et enfin, aux migmatites.
Les niveaux situés sous la limite d’apparition de la
foliation appartiennent à l’infrastructure définie plus
haut, les autres à la superstructure. Les épaisseurs
http://fribok.blogspot.com/
d’un cours d’eau, au-dessus duquel il ne peut
creuser. Ce peut être le niveau de la mer s’il s’agit
d’un fleuve, celui d’un confluent, d’un lac ou d’une
dépression endoréique pour une rivière.
niveau de compensation des carbonates (ou
profondeur de -) (en anglais carbonate compensation deepth, en abrégé : CCD) - Profondeur à partir
de laquelle on ne trouve plus de carbonates dans les
dépôts marins, ceux-ci étant dissous dans ces
conditions de température et de pression. Elle est
variable selon les conditions locales, le taux de
sédimentation, la productivité en carbonates de la
tranche d’eau sus-jacente, et est aujourd’hui de
l’ordre de 4 500 à 5 000 m. Il semble qu’elle ait
variée considérablement dans le passé. Au-dessous
de cette profondeur, on ne trouve guère que des
argiles des grands fonds sauf si, par exception, il y a
apport de débris calcaires (V. allodapique) ou
siliceux. On parle aussi parfois de niveaux de
compensation pour l’aragonite et pour la silice.
V. aussi sédimentation océanique.
-2. un étage tectonique profond où règnent de
hautes pressions et de fortes températures, rendant
les roches plastiques, et propres à donner du plis
semblables, et qui est le domaine du métamorphisme
méso- ou catazonal, et, dans sa partie inférieure, de
la migmatitisation et de la granitisation. Les terrains
des chaînes plissées correspondants en constituent
les infrastructures (en allem. Unterbau). Ils ne sont
visibles à l’affleurement qu’à la faveur d’une érosion
importante, c’est-à-dire, de façon générale, dans les
chaînes anciennes.
niveau phréatique - Niveau d’équilibre de l’eau
dans les puits. V. nappe phréatique.
niveau piézométrique [du gr. piezein, presser, et
metron, mesure] - Niveau auquel peut monter l’eau
d’une nappe souterraine dans un tube (piézomètre)
qui y est enfoncé. Pour une nappe libre, ce niveau se
confond avec celui de la surface libre de la nappe :
pour une nappe phréatique, c’est le niveau de l’eau
dans les puits. Cette surface suit, avec une certaine
atténuation, les irrégularités topographiques. Pour
une nappe captive (parfois syn. de nappe artésienne),
le niveau piézométrique est plus élevé que la surface
de la nappe qui est limitée vers le haut par une
formation imperméable ; l’eau est alors sous
pression. Dans un forage, l’eau va monter dans ce
dernier (puits artésien au sens large), et va même
jaillir à l’extérieur (puits artésien au sens strict) si le
niveau piézométnque est plus élevé que la surface
topographique. La surface piézométrique d’une
nappe est définie en chaque point par l’altitude du
niveau piézométrique (exprimée en mètres) de cette
nappe. On peut la représenter par une carte en
courbes de niveau piézométrique ou courbes
isopièzes. Lorsque l’on prélève l’eau d’une nappe,
p. ex. par pompage, le niveau piézométrique
s’abaisse à cet endroit. Le phénomène est appelé le
rabattement (un rabattement trop fort peut ainsi faire
cesser le jaillissement d’un puits artésien).
niveau structural - Zone de l’écorce terrestre située
entre deux profondeurs telles que les conditions de
pression et de température déterminent des types de
déformation différents de ceux des zones qui
l’encadrent au-dessus et au-dessous, pendant un
même épisode tectonique. Suivant les auteurs, les
niveaux distingués sont variables.
Pour E. Wegmann (1935), il y a lieu de distinguer
deux « étages tectoniques » (en allem. tektonisches
Stockwerk) :
-1. un étage tectonique superficiel à peu profond
où règnent des températures faibles et des pressions
relativement basses. Les plis y sont de type concentrique, et le métamorphisme y est nul ou faible (épimétamorphisme). Les terrains des chaînes plissées
qui y ont acquis leurs caractères pétrographiques et
structuraux en constituent les superstructures
(allem. Oberbau) ;
Pour M. Mattauer (1973), on peut distinguer lorsque
augmentent pression et température (c’est-à-dire en
s’enfonçant dans l’écorce) :
-1. un niveau structural supérieur qui est le
domaine des failles.
-2. un niveau structural moyen, domaine des plis
isopaques.
-3. un domaine structural inférieur limité vers le
haut par le front supérieur de schistosité et où, de
haut en bas, on observe une schistosité de fracture,
une schistosité de flux, une foliation avant d’aboutir
à des plis d’écoulement, et enfin, aux migmatites.
Les niveaux situés sous la limite d’apparition de la
foliation appartiennent à l’infrastructure définie plus
haut, les autres à la superstructure. Les épaisseurs
http://fribok.blogspot.com/
