origine unique l’infiltration, et la source correspondante est alors nommée exsurgence. Ces rivières se
raccordent à un cours d’eau aérien constituant,
localement, leur niveau de base. Elles tendent ainsi à
s’enfoncer avec lui de telle sorte qu’on a souvent un
réseau de galeries souterraines étagées, les plus
hautes qui sont en principe les plus anciennes, étant,
la plupart du temps au moins, vides d’eau. La
surface de ces rivières est souvent libre, mais il
arrive que l’eau touche le sommet de la galerie : on a
alors un siphon ou voûte mouillante. Les galeries
s’élargissent parfois en salles, souvent dues à des
éboulements de la voûte. De nombreuses concrétions
de calcite (stalagmites, stalactites. colonnades,
draperies) ornent plafonds et planchers.
modelé périglaciaire - Formes du relief qui se
trouvent dans des régions soumises à de longues
périodes de gel alternant avec des dégels, et qui sont
donc souvent, mais non obligatoirement, à proximité
de glaciers. Ces alternances produisent des
mouvements dans les terrains, réunis sous le nom de
cryoturbation. On peut distinguer les formes
affectant les sols et celles affectant les versants :
-1. Modelé des sols. Le plus caractéristique est
constitué par le sol polygonal ; un élément de relief
important est le pingo ou hydrolaccolite (V. aussi
coin de glace, et pipkrake).
-2. Modelé des versants. Il est commandé surtout
par deux mécanismes :
-2.1. la gélifraction qui s’attaque aux roches microfissurées : la pression de la glace dans les fissures
débite la roche en fragments anguleux (ou gélifracts)
dont la taille varie selon l’intensité du gel et la
densité des fractures. C’est ainsi que s’explique la
formation : - de la plupart des abris sous roche (ou
baumes) qui se forment notamment dans les parois
calcaires par creusement des niveaux les plus gélifs -
de nombreux éboulis, et notamment des grèzes
formées de petits éléments anguleux disposés en
couches inclinées alternant avec des lits plus
argileux. L’homogénéité de la granulométrie dans
chacune des couches et la faible pente de l’ensemble
sont expliquées par la présence des argiles qui
forment des boues au moment du dépôt.
-2.2. la solifluxion (V. glissement de terrain) qui
n’est pas spécifique du modelé périglaciaire mais lui
est habituelle, et donne des coulées boueuses, des
pieds-de-vaches, et des sols striés qui sont dus à la
déformation sur les versants de sols polygonaux.
Le modelé périglaciaire a eu une extension
importante en Europe au moment des glaciations
quaternaires et se retrouve souvent aujourd’hui
fossilisé.
moder n. m. [mot allemand signifiant pourriture]
- V. humus.
molasse n. f. [origine discutée : de meule, ou du lat.
mollis, mou] (parfois orthographié mollasse)
- Formation sédimentaire détritique, épaisse, composée pour parties de couches turbiditiques mais aussi
de couches terrigènes non turbiditiques (grès,
conglomérats), déposée dans une zone orogénique
en fin de tectonisation, et typiquement en discordance avec les couches sous-jacentes. Les molasses
sont le plus souvent tectoniquement autochtones. (V.
aussi flysch, avec lequel les distinctions sont parfois
difficiles). adj. molassique.
mofette n. f. [mot italien] - fumerolle froide
(température < 100 C).
mogote n. m. [mot espagnol signifiant butte] -
synonyme de hum. V. modelé karstique.
Moho n. m. [abréviation de Mohorovicic] - V. Terre
(discontinuité de Mohorovicic).
Mohorovicic (discontinuité de -) - Limite séparant
la croûte terrestre du manteau. V. Terre.
Mohr (diagramme de -) - Diagramme représentant
dans un plan les contraintes en un point d’un corps,
dans un système de coordonnées rectangulaires où
l’on porte en abscisse la composante tangentielle de
la contrainte (cisaillement) et en ordonnée la
composante normale. Si l’on prend comme plan du
diagramme celui qui passe par deux des trois
contraintes principales, on démontre que le lieu de
l’extrémité du vecteur contrainte dont l’origine est
l’origine des coordonnées et qui s’applique sur tous
les plans perpendiculaires à ce diagramme (c’est-àdire passant par la troisième composante principale)
est un cercle (cercle de Mohr). On démontre
également que l’angle au centre de l’extrémité de ce
vecteur est le double de l’angle ω entre sa surface
d’application et la plus grande des contraintes du
plan. Si sur un même diagramme, on dessine les
trois cercles correspondant aux contraintes situées
respectivement dans les plans σ 1 σ 2 , σ 2 σ 3 et σ 1 σ 3 ,
on démontre que les représentations de toutes les
autres contraintes sont situées dans l’aire comprise
entre ces cercles (dont, pour des raisons de symétrie,
on ne dessine habituellement que la moitié). On
notera que le cisaillement est maximal en valeur
absolue lorsque 2ω = 90 , c’est-à-dire ω = 45 .
Cependant, la rupture d’un matériau sous contrainte
se produit en fait pour un angle 2ω qui diffère de 90
d’une valeur ϕ appelée angle de frottement interne.
La courbe joignant les points où s’effectue la rupture
dans un diagramme de Mohr s’appelle courbe
intrinsèque du matériau.
Mohs (échelle de -) - Échelle de dureté des
minéraux. V. dureté.
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