que de roches magmatiques à refroidissement assez
rapide (ex. filons, bordures de massifs plutoniques).
V. fig. à granite.
microlite n. m. (ou microlithe) [de micro-, et du gr.
lithos, pierre] -1. Petit cristal, non visible à l’oeil nu,
en prisme allongé (baguette, latte) ; les microlites
(feldspaths le plus souvent) caractérisent de très
nombreuses roches magmatiques volcaniques ;
-2. Petit outil (moins d’un centimètre) de silex taillé,
le plus souvent de forme géométrique simple,
particulièrement caractéristique du Paléolithique
supérieur et du Mésolithique.
-1. Les microscopes optiques dont le principe est
basé sur la transmission des rayons lumineux et leur
déviation par des lentilles. En géologie, pour l’étude
des plaques minces de roches, on utilise avec des
grossissements dépassant rarement 500, des
microscopes polarisants munis de quelques
dispositifs particuliers.
microlithon n. m. [de micro-, et du gr. lithos. pierre]
- Portion de roche comprise entre deux plans de
schistosité parallèles, et non affectée par cette
schistosité.
microlitique adj. [de micro-, et du gr. lithos, pierre]
- S’applique à la structure des roches magmatiques
volcaniques, caractérisée par la présence de
nombreux microlites sans orientation privilégiée, ou
avec (microlitique fluidale) ; cf. trachytique,
intersertale.
micropaléontologie n. f. [de micro-, et paléontologie] - Étude des fossiles de petite taille (microfossiles et nannofossiles) pour laquelle on doit utiliser
des instruments grossissants (loupe, microscope
optique ou électronique), n. m. ou f. micropaléontologiste ; adj. micropaléontologique.
micropegmatite n. f. [de micro-, et pegmatite]
- Assemblage d’un cristal de feldspath alcalin et
d’un cristal de quartz, celui-ci se présentant en
section sous forme de plages ayant même orientation
optique ; l’aspect microscopique est souvent celui
des pegmatites graphiques, d’où ce terme
micropegmatite. Elles se formeraient, en fin de
cristallisation d’un magma, par la cristallisation
synchrone du quartz et du feldspath dans les
interstices séparant les autres minéraux. Elles
constituent l’essentiel de la masse des granophyres
(granophyre et structure granophyrique sont parfois
pris comme équivalents de micropegmatite et
structure micropegmatitique).
Parmi les nombreuses modalités d’observation
possibles avec un tel microscope, on retiendra:
microperthite n. f. [de micro-, et perthite] - Perthite
dont la structure n’est visible qu’au micriscope. V.
feldspath (sodi-potassique).
microplaque n. f. [de micro-, et plaque] - Petite
plaque lithosphérique, dont les dimensions en plan
sont de quelques centaines de kilomètres (V.
tectonique de plaques).
micropli n. m. [de micro- et pli] - Pli de petites
dimensions (du millimètre au centimètre). V. aussi
crénulation, linéation.
microplissement n. m. - Formation de microplis, ou
ensemble de microplis, adj. microplissé, e.
microscope n. m. [de micro-, et du gr. skopein,
regarder] - Appareil destiné à l’observation d’objets
de très petites dimensions. Actuellement on utilise
principalement :
-La platine portant la plaque mince est circulaire,
graduée en degrés à son bord, et elle peut pivoter
autour de l’axe optique du microscope (c’est-à-dire
autour du trajet des rayons lumineux).
-Sous la platine, il y a un polariseur (sous forme
actuellement de lame polaroïd) dont les propriétés
optiques sont telles qu’il ne laisse passer les
vibrations lumineuses que dans un plan déterminé,
ce qui définit une lumière polarisée rectilignement.
-Au-dessus de la platine, entre l’objectif et
l’oculaire, se trouve un autre polariseur (amovible à
volonté) et que l’on appelle l’analyseur ; par
construction, son plan de polarisation est perpendiculaire à celui du polariseur. Dans l’oculaire, on a un
réticule de deux fils orthogonaux, le fil nord-sud
correspondant, le plus souvent, au plan de
polarisation du polariseur, et le fil est-ouest à celui
de l’analyseur :
-a). L’observation lorsque l’analyseur est enlevé, ou
observation en lumière polarisée non analysée
(dite couramment mais abusivement « lumière
naturelle ») ; de nombreux minéraux sont incolores,
d’autres sont colorés et gardent la même teinte
quelle que soit la position de la section étudiée
(position que l’on fait varier en tournant la platine).
D’autres enfin sont colorés et pléochroïques, c’està-dire que la teinte change pour une rotation de 90 ,
le phénomène se répétant quatre fois lors d’une
rotation complète de 360 , car ils absorbent la
lumière polarisée de manière différente selon leur
orientation. Ce pléochroïsme est l’un des caractères
permettant d’identifier certains minéraux (micas
noirs, tourmaline p. ex.)
-b). L’observation lorsque l’analyseur est en place,
ou observation en lumière polarisée analysée (dite
couramment mais abusivement «lumière polarisée»).
Dans ce cas, s’il n’y a pas de cristal anisotrope
intercalé sur le trajet des rayons lumineux, la lumière
est arrêtée. Si un cristal anisotrope est intercalé, il
donne, à partir de la lumière polarisée issue du
polariseur, et compte tenu des lois de la réfraction,
deux rayons polarisés selon les axes n
’
g et n
’
p de
l’ellipse des indices de la section étudiée. ces deux
rayons sont à leur tour repris par l’analyseur et le
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