marge continentale [du lat. margo, marginis,
rebord] - Région immergée de la bordure d’un
continent faisant le raccord avec le fonds
océaniques. On distingue aujourd’hui les marges
continentales passives, où le passage de la croûte
continentale à la croûte océanique se fait au sein de
la même plaque lithosphérique, et les marges
continentales actives, où la croûte océanique
s’enfonce par subduction sous la croûte continentale.
Marge passive : (ou marge de type atlantique)
comprend de l’intérieur à l’extérieur (c’est-à-dire en
s’éloignant du rivage) :
-1. le plateau continental, zone plane, légèrement
inclinée vers la mer, large en moyenne de 80 km,
profonde de 200 m tout au plus ;
-2. la pente continentale (ou talus continental),
large de 45 km en moyenne et dont la profondeur va
de 200 à 4 000 m (pente : 5 ), entamée çà et là par
des canyons sous-marins ;
-3. le glacis continental à pente très faible (moins
de 1 ) qui va de 4000 à 5000 m et se raccorde aux
bassins océaniques. Ce raccord n’est pas marqué par
une activité sismique particulière et c’est ce qui
amène à conclure que ce type de marge ne marque
pas la frontière de deux plaques différentes.
Marge active : (ou marge de type pacifique), le
glacis continental est remplacé par une fosse
marginale large de 80 à 100 km et dont la
profondeur atteint 10 - 11 km (zones les plus
profondes des océans). Ce type de marge est marqué
par une activité sismique importante, les foyers des
séismes se répartissant selon une zone à peu près
plane inclinée de l’océan vers le continent et
nommée plan de Benioff : on considère qu’elle
correspond à l’enfoncement (subduction) d’une
plaque à croûte océanique sous une plaque à croûte
continentale. Un cas plus complexe de marge active
est celui ou, entre la pente continentale et la fosse
marginale, existe un arc insulaire, de nature
également continentale, qui ménage, entre lui et la
côte un bassin marginal (= mer marginal.).
On pense généralement aujourd’hui que les faits
ayant conduit à la notion de géosynclinal
s’expliquent en grande partie par l’évolution d’une
marge continentale, le sillon miogéosynclinal
correspondant au plateau continental, la ride
miogéanticlinale à la pente continentale, le sillon
eugéosynclinal aux régions situées plus au large, y
compris à d’éventuels arcs insulaires ou au domaine
océanique ; les complexes ophiolitiques, connus
dans les nappes, sont considérés comme des portions
charriées de croûte océanique (V. aussi tectonique
de plaques). Notons que les domaines internes du
géosynclinal, du fait de la nomenclature
actuellement utilisée, correspondent aux domaines
externes de la marge, et réciproquement. adj.
marginal, e, aux.
marginale (mer -) - Mer située entre le continent et
un arc insulaire. V. marge continentale, et tectonique
de plaques.
marialite n. f. - V. scapolite.
marin (milieu -) - Ensemble des mers et des
domaines qu’elles occupent, au moins temporairement. On divise habituellement ce milieu en
différentes zones :
En fonction de la profondeur :
-1. zone littorale (ou tidale, ou encore intertidale)
située entre les limites des marées ;
-2. zone néritique jusqu’à 200 m ;
-3. zone bathyale de 200 à 3 000 m ;
-4. zone abyssale de 3000 à 7000 m ;
-5. zone hadale (ou ultra-abyssale) plus de 7000 m.
En fonction de l’éclairement :
-1. zone euphotique (ou photique, ou phytale), où la
lumière parvient et où les plantes peuvent se
développer ;
-2. zone aphotique (ou aphytale) où la lumière ne
parvient pas.
Dans chacune de ces zones, les êtres vivants peuvent
vivre : -1. soit sur le fond (fixés ou non) : ils sont
alors dits benthiques, c’est le benthos ; -2. soit audessus du fond : ils sont alors dits pélagiques et font
partie du plancton (s’ils flottent), ou du necton
(s’ils nagent).
marine (terrasse -) - V. terrasse.
Marinésien n. m. [G. Dollfus, 1905, de Marines,
Val d’Oise, Fr.] - Partie moyenne de l’Éocène sup.
http://fribok.blogspot.com/
rebord] - Région immergée de la bordure d’un
continent faisant le raccord avec le fonds
océaniques. On distingue aujourd’hui les marges
continentales passives, où le passage de la croûte
continentale à la croûte océanique se fait au sein de
la même plaque lithosphérique, et les marges
continentales actives, où la croûte océanique
s’enfonce par subduction sous la croûte continentale.
Marge passive : (ou marge de type atlantique)
comprend de l’intérieur à l’extérieur (c’est-à-dire en
s’éloignant du rivage) :
-1. le plateau continental, zone plane, légèrement
inclinée vers la mer, large en moyenne de 80 km,
profonde de 200 m tout au plus ;
-2. la pente continentale (ou talus continental),
large de 45 km en moyenne et dont la profondeur va
de 200 à 4 000 m (pente : 5 ), entamée çà et là par
des canyons sous-marins ;
-3. le glacis continental à pente très faible (moins
de 1 ) qui va de 4000 à 5000 m et se raccorde aux
bassins océaniques. Ce raccord n’est pas marqué par
une activité sismique particulière et c’est ce qui
amène à conclure que ce type de marge ne marque
pas la frontière de deux plaques différentes.
Marge active : (ou marge de type pacifique), le
glacis continental est remplacé par une fosse
marginale large de 80 à 100 km et dont la
profondeur atteint 10 - 11 km (zones les plus
profondes des océans). Ce type de marge est marqué
par une activité sismique importante, les foyers des
séismes se répartissant selon une zone à peu près
plane inclinée de l’océan vers le continent et
nommée plan de Benioff : on considère qu’elle
correspond à l’enfoncement (subduction) d’une
plaque à croûte océanique sous une plaque à croûte
continentale. Un cas plus complexe de marge active
est celui ou, entre la pente continentale et la fosse
marginale, existe un arc insulaire, de nature
également continentale, qui ménage, entre lui et la
côte un bassin marginal (= mer marginal.).
On pense généralement aujourd’hui que les faits
ayant conduit à la notion de géosynclinal
s’expliquent en grande partie par l’évolution d’une
marge continentale, le sillon miogéosynclinal
correspondant au plateau continental, la ride
miogéanticlinale à la pente continentale, le sillon
eugéosynclinal aux régions situées plus au large, y
compris à d’éventuels arcs insulaires ou au domaine
océanique ; les complexes ophiolitiques, connus
dans les nappes, sont considérés comme des portions
charriées de croûte océanique (V. aussi tectonique
de plaques). Notons que les domaines internes du
géosynclinal, du fait de la nomenclature
actuellement utilisée, correspondent aux domaines
externes de la marge, et réciproquement. adj.
marginal, e, aux.
marginale (mer -) - Mer située entre le continent et
un arc insulaire. V. marge continentale, et tectonique
de plaques.
marialite n. f. - V. scapolite.
marin (milieu -) - Ensemble des mers et des
domaines qu’elles occupent, au moins temporairement. On divise habituellement ce milieu en
différentes zones :
En fonction de la profondeur :
-1. zone littorale (ou tidale, ou encore intertidale)
située entre les limites des marées ;
-2. zone néritique jusqu’à 200 m ;
-3. zone bathyale de 200 à 3 000 m ;
-4. zone abyssale de 3000 à 7000 m ;
-5. zone hadale (ou ultra-abyssale) plus de 7000 m.
En fonction de l’éclairement :
-1. zone euphotique (ou photique, ou phytale), où la
lumière parvient et où les plantes peuvent se
développer ;
-2. zone aphotique (ou aphytale) où la lumière ne
parvient pas.
Dans chacune de ces zones, les êtres vivants peuvent
vivre : -1. soit sur le fond (fixés ou non) : ils sont
alors dits benthiques, c’est le benthos ; -2. soit audessus du fond : ils sont alors dits pélagiques et font
partie du plancton (s’ils flottent), ou du necton
(s’ils nagent).
marine (terrasse -) - V. terrasse.
Marinésien n. m. [G. Dollfus, 1905, de Marines,
Val d’Oise, Fr.] - Partie moyenne de l’Éocène sup.
http://fribok.blogspot.com/
