-2.3. Ophiurides (Carbonifère - Actuel).
-2.4. Échinides (Oursins, Ordovicien - Actuel).
Seuls les Échinides et les Crinoïdes sont abondants
dans les sédiments. Certains calcaires (calcaire à
entroques) sont formés entièrement de débris de
Crinoïdes accumulés qui se reconnaissent à leur
cassure brillante (spathique) le long des clivages des
monocristaux de calcite que forment chacun de ces
débris.
Echinolampas [du gr. ekhinos, hérisson, et lampas,
lampe ; prononc. éki-] - Groupe d’Oursin de
l’Éocène - Actuel (V. fig. à Échinides).
échosondage n. m. - Mesure de la profondeur du
fond sous-marin par la réflexion des ondes sonores
sur celui-ci. V. bathymétrie. n. m. échosondeur.
éclogite n. f. [du gr. eklogê, choix] - Roche peu
commune du métamorphisme général, massive et
dure, à cristaux de grenat rose et de pyroxène vert
bien visible à l’oeil nu. Le grenat est une solution
solide [almandin + pyrope + grossulaire], le
clinopyroxène est l’omphacite, solution solide
[jadéite + diopside + acmite (ægyrine)], les micas
blancs (phengite, paragonite) sont assez fréquents ;
les minéraux secondaires sont le rutile et le disthène,
avec accessoirement ilménite, magnétite, épidote,
amphibole (hornblende, glaucophane), olivine et
quartz, diamant (p. ex. dans celles nommées les
griquaïtes, en nodules dans des kimberlites). La
composition chimique globale est celle d’un gabbro
ou d’un basalte, souvent à déficit de SiO 2 . Ces
roches peu fréquentes se présentent en bandes ou en
lentilles au sein d’autres roches métamorphiques, ou
en enclaves remontées par des laves (basaltes,
kimberlites). Ce sont des roches de métamorphisme
élevé, formées dans un domaine assez vaste de T et
P (V. métamorphisme, faciès minéraux), actuellement réparties en trois groupes :
-1. groupe A : éclogites associées aux granulites ou
à des roches ultrabasiques (ex. kimberlites) formées
à P >10 kbar et T > 700 ou 800 C, avec grenat à
70 % de pyrope, et omphacite pauvre en jadéite ;
-2. groupe B : éclogites associées à des amphibolites, formées à P ≈ 10 kbar et T ≈ 650 C, avec
grenat à 40-50 % de pyrope, et omphacite avec 50 %
de jadéite ;
-3. groupe C : éclogites associées aux schistes à
glaucophane formées à P = 5 à 10 kbar et T = 300 à
400 C, avec grenat à 10 % de pyrope, et omphacite à
80 % de jadéite.
La formation et l'origine des éclogites sont discutées.
Elles pourraient (celles du groupe A en particulier)
se former à la base de la croûte ou dans le manteau
supérieur, en partie par fusion partielle de
péridotites. adj. éclogitique.
écoulement (canal d’-, chenal d’-) - Dans un
torrent, lit proprement dit qui relie le bassin de
réception, en amont, au cône de déjection, en aval.
écoulement (gravitationnel, par gravité) - V.
tectonique par gravité.
écoulement (plis d'-) - Plis anisopaques qui se sont
constitués dans une roche ayant une faible viscosité,
parce que, dans la plupart des cas, elle a été soumise
à des pressions et à des températures importantes.
Ne pas confondre avec tectonique d’écoulement.
ectinite n. f. [du gr. ektenes, allongé] - Syn. de
schiste cristallin (terme ancien).
Ectoproctes n. m. [du gr. ectos, hors, et prôktos,
anus] - Syn. de Bryozoaires.
édaphologie n. f. [du gr. edaphos, sol] - Synonyme
rare de pédologie. Ce terme est particulièrement
utilisé lorsque l’influence des sols sur la végétation
est prie en compte. cf. pédologie. adj. édaphique.
Édentés n. m. - Groupe de Mammifères américains,
connus depuis l’Éocène, comprenant notamment le
tatou. Ce groupe, dans lequel on rangeait
anciennement deux sous-groupes, les Nomarthres
et les Xénarthres, ne comprend plus actuellement
que le second.
-èdre, -édrie, -édrique - Suffixes tirés du gr. hedra,
siège, base, et utilisés pour former des mots
composés s’appliquant aux faces planes des
volumes. Dans ce sens, il ne prend jamais la lettre h
en français, ex. tétraèdre, holoédrie, rhomboédrique
(à la différence de l’anglais : ex. tetrahedron).
Éemien n. m. [de la vallée de l’Eem, Hollande]
- Étage du Quaternaire correspondant à l’interglaciaire Riss-Würm. V. tabl. Quaternaire.
adj. éemien, nne.
effet de socle n. m. [M. Fonteilles et G. Guitard,
1964] - Contrôle de la position des isogrades du
métamorphisme affectant une couverture par le socle
sous-jacent. Il se traduit essentiellement par : -1. Un
parallélisme au moins approximatif de ces isogrades
et de la limite socle-couverture, ce qui cartographiquement entraîne le centrage de ces isogrades autour
des affleurements du socle ; -2. Par un resserrement
des isogrades dans la couverture à l’approche du
socle. L’interprétation donnée aux causes de ce
phénomène est la suivante : le flux thermique
profond n’est utilisé dans le socle que pour
réchauffer celui-ci d’où un faible gradient thermique
et des isogrades espacés. Dans la couverture par
contre, il entraîne des transformations minérales
importantes, qui demandent une plus grande dépense
d’énergie, d’où un plus fort gradient thermique et un
rapprochement des isogrades.
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