amiante n. m. [du gr. amiantos, incorruptible] (Syn.
asbeste) - Terme sans signification minéralogique
précise, qui désigne des minéraux silicatés fibreux
textiles, résistant au feu, soit des amphiboles
(anthophyllite, riébeckite,…), soit des serpentines
(chrysotile,...). adj. amiantifère, amianté, e.
Ammonites n. f. [de Ammon, un des noms de
Jupiter, représenté avec des cornes de bélier]
- Groupe de Céphalopodes Ammonoïdés caractérisé
par la situation du siphon du côté ventral et le dessin
des lignes de suture comportant des selles et des
lobes découpés. Apparus au Trias où ils sont
représentés uniquement par le groupe des
Phyllocératidés, ce sont des fossiles stratigraphiques
courants du Jurassique et du Crétacé, époque à la fin
de laquelle ils disparaissent brusquement.
Classification :
-1. Phyllocératidés : coquille lisse ou peu ornée,
suture dont les selles ont des divisions en forme de
spatule arrondie. Répart. stratigr. : Trias - Crétacé.
-2. Lytocératidés : coquille dont chaque tour a
généralement
une
section
subcirculaire.
Ornementation souvent constituée de côtes fines.
Sutures avec peu de selles et de lobes, ces derniers
bifides et symétriques. Répart. stratigr. : Jurassique
et Crétacé.
-3. Ammonitidés : toutes les autres Amrnonites
avec les groupes suivants : Psilocératacés,
Éodérocératacés, Hildocératacés, Haplocératacés,
Stéphanocératacés, Périsphinctacés, Desmocératacés,
Hoplitacés, Acanthocératacés. Répart. stratigr. :
Jurassique et Crétacé. V. fig. page suivante.
ammonitico rosso n. m. [A. de Signo, 1850,
expression italienne signifiant (marbre) rouge à
ammonites] - Faciès sédimentaire commun dans les
couches mésozoïques des zones alpines et qui
montre des nodules calcaires de formes irrégulières
rouges et/ou blancs, rarement verdâtres, souvent
constitués par des ammonites parfois corrodées,
entourés par une matrice argileuse rouge plus ou
moins abondante, qui peut former un simple film
entre les éléments ou bien, au contraire, représenter
la plus grande partie de la roche. C’est un faciès
condensé, c’est-à-dire que sur une faible épaisseur,
il correspond à une longue durée de sédimentaion.
Il s’explique par une dissolution partielle des
carbonates d’un dépôt en cours de sédimentation sur
une ride ou une pente sous-marine à une profondeur
suffisante. On peut lui comparer, dans le
Paléozoïque, les calcaires griottes.
Ammonoïdés n. m. - Groupe de Céphalopodes
fossiles protégés par une coquille unique en forme
de cône très allongé généralement enroulé en
spirale plane. Cette coquille comporte une partie
(= phragmocône) divisée en chambres par des
cloisons sécrétées par l’animal et une partie, située
en avant de la cloison la plus récente, où se trouvent
les organes mous de l’animal vivant (chambre
d’habitation). Cette dernière peut être plus ou moins
longue (de la moitié d’un tour à deux tours). Un
canal (siphon) la relie à la première loge qui est le
reste de la coquille initiale ou protoconque. Ce
siphon est ventral ou, très rarement, dorsal
(Clyménies), alors qu’il est central dans le groupe
des Nautiloïdés. Un opercule nommé aptychus
pouvait obturer la chambre d’habitation. Les
cloisons sont soudées aux parois par des sutures
cloisonnaires visible, lorsque les couches externes de
la coquille ont été enlevées, ou bien sur des
moulages internes. Ces sutures comportent des selles
(convexités tournées vers l’avant) et des lobes
(convexités tournées vers l’arrière) plus ou moins
compliqués selon les groupes. La forme de la
coquille constitue un caractère important de
classification en particulier au niveau de la famille et
du genre : les tours de spire, plus ou moins hauts ou
larges, pourvus ou non d’une carène ventrale
peuvent se recouvrir les uns les autres (coquilles
involutes) ou au contraire être seulement jointifs
(coquilles évolutes) ou même ne pas se toucher, au
moins sur une partie des tours (coquilles déroulées).
Certaines espèces ont un enroulement en forme de
vis (coquilles turriculées) ou bien encore sont
rectilignes. Les dimensions de la coquille,
ordinairement de l’ordre du centimètre ou du
décimètre, peuvent aller de quelques millimètres à
plus de deux mètres.
L’ornementation est très variable et constitue un
caractère de classification notamment au niveau du
genre et de l’espèce. Chez les Goniatites, elle est peu
marquée : stries ou treillage, côtes peu accusées.
Chez les Cératites existe fréquemment une
costulation parfois noduleuse. Chez les Ammonites,
elle est très diverse parfois absente, elle est souvent
constituée de côtes plus ou moins flexueuses, de
tubercules ou d’épines. Tous les Ammonoïdés sont
marins et devaient flotter et nager au-dessus des
plateaux continentaux ou ramper sur leurs fonds. Ils
constituent d’excellents fossiles stratigraphiques
ayant permis de diviser l’ère primaire, depuis le
Dévonien, et l’ère secondaire en de nombreuses
zones qui constituent d’excellents repères
biostratigraphiques pour ces périodes. On en a décrit
des milliers d’espèces réparties en quelque 1 800
genres. Évolution : V. tabl. Céphalopodes.
Classification :
-1. Clyménies (siphon dorsal ; connues seulement
au Dévonien inf.).
-2. Goniatites (siphon ventral, sutures simples ;
Dévonien - Permien).
-3. Cératites (siphon ventral, sutures à lobes
découpés ; Trias).
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