Chapitre 1 : Généralités
33
Les essais nucléaires
Depuis 1945, les pays ayant développé un programme nucléaire militaire (Etats-Unis, Ex :
URSS, Chine, France, Royaume-Uni, et plus récemment Inde, Pakistan et Corée du Nord)
ont mené des essais nucléaires atmosphériques, souterrains ou sous-marins. Ces essais sont
considérés comme la principale source de dispersion du Cs-137 dans l’environnement. En
effet, les essais atmosphériques sont à l’origine d’environ 900.10
15
Bq de Cs-137, et les
essais souterrains et sous-marins ont rejeté environ 200.10
15
Bq de Cs-137 (Agalesdes,
2000). Les retombées radioactives de ces essais se sont peu à peu dispersées sur l’ensemble
de la planète (RACINE, 2009).
.
Les accidents : l’exemple de Tchernobyl
Les accidents survenus sur des centrales nucléaires civiles sont à l’origine de la deuxième
source des rejets environnementaux de Cs-137. Le plus emblématique et le plus médiatique
est l’accident de Tchernobyl (Fig.9).
Le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Biélorussie)
explose. Suite à cette explosion, le cœur du réacteur entré en fusion, est fracturé par la
retombée des dalles de béton qui l’entouraient. Les radionucléides sont projetés sous forme
de débris, de gaz et d’aérosols. Ceux-ci se retrouvent dans le panache formé.
Immédiatement après l’explosion et dans les fumées qui s’échappent en continu du cœur
en fusion, jusqu’à son extinction 10 jours plus tard. Sur l’activité totale rejetée de 1β,5.10
18
Bq, 85.10
15
Bq sont dus au seul Cs-137. Environ 45 % seront déposés sur le territoire de
l’ex-URSS, γ9 % dans le reste de l’Europe et 14 % sur les autres continents et les océans
(Robeau, 2000).
De par son importance en termes d’échelle et son impact sur l’environnement et la santé
des populations touchées, l’accident de Tchernobyl demeure le symbole des catastrophes
nucléaires. Cependant, de multiples accidents se sont produits au cours des années, dont
certains avec des rejets radioactifs importants comme les accidents survenus sur les
centrales nucléaires de Mayak (Russie) ou de Windscale (Royaume-Uni) en 1957.
Les rejets "de routine"
Les rejets "de routine" sont les émissions de Cs-137 des installations nucléaires en
fonctionnement normal. Ils représentent une faible proportion du Cs-137 généré lors du
cycle de combustion. Ils interviennent soit lors du changement de combustible, soit lors du
retraitement des déchets. Ils sont en majorité sous forme d’effluents liquides. Bien qu’ils
soient émis de façon régulière, ils sont considérés comme une faible source de
contamination environnementale en comparaison des essais nucléaires et des accidents. A
titre d’exemple, dans sa "fiche radionucléide" de 2001 consacrée au Cs-137, l’Institut de
Protection et de Sûreté Nucléaire (IPSN) de France indique une estimation de rejet annuel
de 1,3.10
8
Bq de Cs-137 pour un réacteur nucléaire de 1300 mégawatts électriques et de
1,3.10
12
Bq pour l’usine de retraitement de la Hague en 1999 (RACINE, 2009).
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Les essais nucléaires
Depuis 1945, les pays ayant développé un programme nucléaire militaire (Etats-Unis, Ex :
URSS, Chine, France, Royaume-Uni, et plus récemment Inde, Pakistan et Corée du Nord)
ont mené des essais nucléaires atmosphériques, souterrains ou sous-marins. Ces essais sont
considérés comme la principale source de dispersion du Cs-137 dans l’environnement. En
effet, les essais atmosphériques sont à l’origine d’environ 900.10
15
Bq de Cs-137, et les
essais souterrains et sous-marins ont rejeté environ 200.10
15
Bq de Cs-137 (Agalesdes,
2000). Les retombées radioactives de ces essais se sont peu à peu dispersées sur l’ensemble
de la planète (RACINE, 2009).
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Les accidents : l’exemple de Tchernobyl
Les accidents survenus sur des centrales nucléaires civiles sont à l’origine de la deuxième
source des rejets environnementaux de Cs-137. Le plus emblématique et le plus médiatique
est l’accident de Tchernobyl (Fig.9).
Le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Biélorussie)
explose. Suite à cette explosion, le cœur du réacteur entré en fusion, est fracturé par la
retombée des dalles de béton qui l’entouraient. Les radionucléides sont projetés sous forme
de débris, de gaz et d’aérosols. Ceux-ci se retrouvent dans le panache formé.
Immédiatement après l’explosion et dans les fumées qui s’échappent en continu du cœur
en fusion, jusqu’à son extinction 10 jours plus tard. Sur l’activité totale rejetée de 1β,5.10
18
Bq, 85.10
15
Bq sont dus au seul Cs-137. Environ 45 % seront déposés sur le territoire de
l’ex-URSS, γ9 % dans le reste de l’Europe et 14 % sur les autres continents et les océans
(Robeau, 2000).
De par son importance en termes d’échelle et son impact sur l’environnement et la santé
des populations touchées, l’accident de Tchernobyl demeure le symbole des catastrophes
nucléaires. Cependant, de multiples accidents se sont produits au cours des années, dont
certains avec des rejets radioactifs importants comme les accidents survenus sur les
centrales nucléaires de Mayak (Russie) ou de Windscale (Royaume-Uni) en 1957.
Les rejets "de routine"
Les rejets "de routine" sont les émissions de Cs-137 des installations nucléaires en
fonctionnement normal. Ils représentent une faible proportion du Cs-137 généré lors du
cycle de combustion. Ils interviennent soit lors du changement de combustible, soit lors du
retraitement des déchets. Ils sont en majorité sous forme d’effluents liquides. Bien qu’ils
soient émis de façon régulière, ils sont considérés comme une faible source de
contamination environnementale en comparaison des essais nucléaires et des accidents. A
titre d’exemple, dans sa "fiche radionucléide" de 2001 consacrée au Cs-137, l’Institut de
Protection et de Sûreté Nucléaire (IPSN) de France indique une estimation de rejet annuel
de 1,3.10
8
Bq de Cs-137 pour un réacteur nucléaire de 1300 mégawatts électriques et de
1,3.10
12
Bq pour l’usine de retraitement de la Hague en 1999 (RACINE, 2009).
