Chapitre III : Matériel et Méthodes
56
La réponse de fluorescence de la SFUV fournit un excellent indice de pollution pétrolière, du
fait des très faibles teneurs en hydrocarbures aromatiques biogènes dans le milieu marin. La
SFUV est beaucoup plus sensible que la SIR (Spectrométrie à infrarouge) : la limite de
détection est de l'ordre de 0,1 g/1 pour l’eau de mer (Roussel, 1983).
VI.2.1.1. Principe d’analyse
La Spectrofluométrie UV mesure l’émission de fluorescence des molécules soumises à un
rayonnement d’excitation UV. La réponse de fluorescence des substances excitées est
fonction de leur structure moléculaire. Elle ne s’applique pas aux liaisons de valence C-H
(hydrocarbures aliphatiques), elle s’applique aux molécules qui possèdent des liaisons
doubles conjuguées, par conséquent aux hydrocarbures aromatiques des pétroles. Parmi les
composés les plus fluorescents figurent les hydrocarbures polyaromatiques (Marchand,
1983).
VI.2.1.2. Appareillage analytique
Les hydrocarbures aromatiques polycycliques sont analysés avec un Spectrofluorimètre
HITACHI modèle 650-10s montré en figure 16, équipé d’une lampe à xénon avec des fentes
de 1.5 nm à 20 nm et un balayage allant de 220 à 830 nm. L’appareil contient des cellules en
quartz de 1 centimètre de trajet optique, polies sur les quatre faces. Un volume minimal de
0,5ml d’échantillon est suffisant à l’analyse.
Figure 16: Spectrofluorimètre à rayonnement ultraviolet HITACHI.
VI.2.1.3. Etalonnage et préparation des standards
La standardisation de de l’appareil nécessite un hydrocarbure de comparaison ou étalon de
référence. Celui préconisé est le chrysène (préconisé par CIO) ou 1,2-benzophenanthrène
(C18H12). La préparation des standards est effectuée à partir d’une solution mère d’une
Précédent

Etat de la pollution par les hydrocarbures aromatiques polycycliques dans les eaux de la baie de Bou-Ismail - 57/80

Suivant