Chapitre VI : MORPHODYNAMIQUE CÔTIÈRE Ă UNEMACRO ÉCHELLE SPATIO-TEMPORELLE
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Introduction
Une ligne de rivage correspond à l'intersection de la lithosphère avec l'hydrosphère marine.
Sa position connaît des modifications en liaison avec le va-et-vient de la marée et le
déferlement des vagues, mais on peut définir un niveau moyen de la mer, de marée nulle et
sans vague, qui semble fixe et auquel on se réfère pour mesurer l'altitude d'un point de la
surface d'un continent. En réalité, ce niveau marin, outre des oscillations de courte durée, est
affecté par des variations à long terme dont la connaissance est indispensable pour
comprendre la morphologie et l'évolution des littoraux (ROLAND PASKOFF, 1998).
Les Systèmes d’Information Géographique (SIG) n’ont suscité que récemment l’intérêt de
la communauté scientifique concernée par le domaine marin, alors que leurs potentialités pour
l’étude des écosystèmes terrestres sont reconnues depuis quelques décennies (Wright, 1999).
La complexité de l’environnement marin, inhérente à sa nature dynamique, ainsi que les
difficultés et le coût de la collecte des données en zone littorale sont en grande partie
responsables de ce retard (Fowler et Schmidt, 1998). Cependant, les développements
technologiques récents, notamment en imagerie, conduisent à l’acquisition de données
localisées par divers organismes. Un nombre croissant de données de référence est disponible,
permettant la mise en œuvre d’applications de recherche utilisant les potentialités d’analyse et
de représentation des SIG.
1. Évolution historique du trait de côte
1.1. Echelle spatio-temporelle de l’évolution morphologique des systèmes côtiers
En fonction de l’échelle de temps à laquelle il est étudié, le comportement
morphodynamique d’un système côtier peut être très variable. A chaque échelle de temps est
associée une échelle spatiale fonction de l’amplitude volumique des changements
morphologiques mis en jeu. Dans le cas d’un système côtier, l’existence d’une relation
linéaire entre l’amplitude des évolutions spatiales du système et l’échelle temporelle associée
peut être supposée (De Vriend, 1991 in Djouder et Smaoun, 2011). Il découle de cette relation
une hiérarchisation spatio-temporelle (Kroon, 1994, in Djouder et Smaoun, 2011) des
processus dynamiques qui contrôlent l’évolution de la zone côtière.
Selon la nomenclature de De Vriend, on peut en particulier distinguer les échelles suivantes:
La micro-échelle ou échelle des processus qui concerne les processus physiques, constitutifs
de la houle, des courants ou du transport sédimentaire, et agissant à une échelle plus courte
que celle du comportement morphodynamique correspondant.
La méso-échelle ou échelle dynamique qui concerne le comportement morphodynamique dû
à l’interaction entre les processus physiques et la topographie. Elle permet de dater, entre
autre, la propagation de corps sédimentaires ou encore la migration des barres.
La macro-échelle ou échelle de tendance qui concerne les tendances ayant lieu à une échelle
de temps plus longue que celle des comportements morphodynamiques primaires. Ces
tendances peuvent être dues aux variations saisonnières de comportement ou à l’évolution
progressive des forçages extérieurs (évolution du marnage, élévation du niveau moyen de la
mer).
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Introduction
Une ligne de rivage correspond à l'intersection de la lithosphère avec l'hydrosphère marine.
Sa position connaît des modifications en liaison avec le va-et-vient de la marée et le
déferlement des vagues, mais on peut définir un niveau moyen de la mer, de marée nulle et
sans vague, qui semble fixe et auquel on se réfère pour mesurer l'altitude d'un point de la
surface d'un continent. En réalité, ce niveau marin, outre des oscillations de courte durée, est
affecté par des variations à long terme dont la connaissance est indispensable pour
comprendre la morphologie et l'évolution des littoraux (ROLAND PASKOFF, 1998).
Les Systèmes d’Information Géographique (SIG) n’ont suscité que récemment l’intérêt de
la communauté scientifique concernée par le domaine marin, alors que leurs potentialités pour
l’étude des écosystèmes terrestres sont reconnues depuis quelques décennies (Wright, 1999).
La complexité de l’environnement marin, inhérente à sa nature dynamique, ainsi que les
difficultés et le coût de la collecte des données en zone littorale sont en grande partie
responsables de ce retard (Fowler et Schmidt, 1998). Cependant, les développements
technologiques récents, notamment en imagerie, conduisent à l’acquisition de données
localisées par divers organismes. Un nombre croissant de données de référence est disponible,
permettant la mise en œuvre d’applications de recherche utilisant les potentialités d’analyse et
de représentation des SIG.
1. Évolution historique du trait de côte
1.1. Echelle spatio-temporelle de l’évolution morphologique des systèmes côtiers
En fonction de l’échelle de temps à laquelle il est étudié, le comportement
morphodynamique d’un système côtier peut être très variable. A chaque échelle de temps est
associée une échelle spatiale fonction de l’amplitude volumique des changements
morphologiques mis en jeu. Dans le cas d’un système côtier, l’existence d’une relation
linéaire entre l’amplitude des évolutions spatiales du système et l’échelle temporelle associée
peut être supposée (De Vriend, 1991 in Djouder et Smaoun, 2011). Il découle de cette relation
une hiérarchisation spatio-temporelle (Kroon, 1994, in Djouder et Smaoun, 2011) des
processus dynamiques qui contrôlent l’évolution de la zone côtière.
Selon la nomenclature de De Vriend, on peut en particulier distinguer les échelles suivantes:
La micro-échelle ou échelle des processus qui concerne les processus physiques, constitutifs
de la houle, des courants ou du transport sédimentaire, et agissant à une échelle plus courte
que celle du comportement morphodynamique correspondant.
La méso-échelle ou échelle dynamique qui concerne le comportement morphodynamique dû
à l’interaction entre les processus physiques et la topographie. Elle permet de dater, entre
autre, la propagation de corps sédimentaires ou encore la migration des barres.
La macro-échelle ou échelle de tendance qui concerne les tendances ayant lieu à une échelle
de temps plus longue que celle des comportements morphodynamiques primaires. Ces
tendances peuvent être dues aux variations saisonnières de comportement ou à l’évolution
progressive des forçages extérieurs (évolution du marnage, élévation du niveau moyen de la
mer).
