Chapitre 4. Discussion
4.3.1 Eaux interm´ ediaires:
En se basant sur le calcul de bilans de chaleur et de volume, B´ ethoux et al. (1990) ont
estim´ e qu’il y a eu une augmentation de la temp´ erature potentielle de 0.005
◦ C/an (1959 et
1989). Les ´
etudes ult´ erieures ont mont´ e des taux de r´ echauffement plus ´
elev´ es: 0.0091
◦ C/an
ainsi qu’une augmentation de la salinit´ e de 0.0019 psu/an (Sparnocchia et al., 1994) au niveau
de la Mer ligure (1950-1987), 0.0068
◦ C/an et 0.0018 psu/an (B´ ethoux and Gentili, 1996, 1999).
Bien que ces ´
etudes de r´ ef´ erence concernent pour la plupart le bassin Alg´ ero-Provenc ¸al et pas
le bassin Alg´ erien, les taux de r´ echauffement et d’augmentation de salinit´ e sont dans le mˆ eme
ordre de grandeur.
4.3.2 Eaux profondes:
La tendance au r´ echauffement et `
a l’augmentation de la salinit´ e r´ ev´ el´ ee lors de notre ´
etude
a d´ ej` a ´
et´ e rapport´ ee par les auteurs ayant travaill´ e sur les eaux M´ editerran´ eennes, avec des
valeurs allant de 0.0039
◦ C/an et de 0.00097 psu/an respectivement selon B´ ethoux et al. (1990),
0.0036
◦ C/an et 0.0011 psu/an selon B´ ethoux and Gentili (1996), 0.0035
◦ C/an et 0.0011 selon
B´ ethoux et al. (1998); B´ ethoux and Gentili (1999). Quant `
a Rixen et al. (2005), il conclut `
a
une augmentation de la temp´ erature potentielle et de la salinit´ e quasi constante de 1950 `
a 1985,
avec une importante acc´ el´ eration de 1985 `
a 2000, pour arriver `
a des valeurs de 0.0055
◦ C/an
et 0.0012 psu/an. Ayant travaill´ e sur la partie ouest du bassin Alg´ ero-Provenc ¸al, Vargaz-Y´ a˜ nez
et al. (2009) ont estim´ e le r´ echauffement `
a environ 0.22
◦ C de 1948 `
a 2000, et l’augmentation
de la salinit´ e `
a 0.06 psu en moyenne, ce qui donne respectivement de taux de 0.0042
◦ C/an et
0.0011 psu/an, dont nos r´ esultats sont les plus proches.
L’analyse de Schroeder et al. (2008) a montr´ e qu’entre 2004 et 2006, il y a eu un r´ echauffement
brutal des eaux profondes, d’environ 0.038
◦ C et une augmentation de la salinit´ e d’environ 0.016
psu, ce qui est de 5 `
a 7 fois plus important que les taux indiqu´ es par B´ ethoux and Gentili (1999),
et 4 fois plus grands que les taux estim´ es par Rixen et al. (2005) pour la p´ eriode 1985-2000.
Bien que cet ´
ev´ enement n’apparaisse pas sur nos figures, les diagrammes θ-S de la campagne
SOMBA-GE2014, ont la forme induite par ce changement brutal, avec un angle caract´ eristique
`
a l’extr´ emit´ e du diagramme (voir figure 4.1).
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