Chapitre I
Généralités
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impacts engendrés par les activités humaines. Dans la baie d’Alger, les herbiers à Posidonia
oceanica ne s’étendent guère au- delà de 8m de profondeur, ceux qui subsistent sont dans
un état de forte dégradation ( B o u m a z a , 2 0 0 3 )
La seule cartographie à grande échelle des herbiers à Posidonia oceanica d’Algérie disponible
est celle établie par (Vaissiere et al., 1963). Elle indique que les herbiers étaient
particulièrement bien développés dans le golfe d’Annaba, la Baie de Bou-Ismaïl et le
golfe d’Arzew.
Dans ce dernier, ils descendent jusqu’à l’isobathe 30m, tandis que dans le golfe d’Annaba et
la baie de Bou- Ismaïl ils ne dépassent pas l’isobathe 25m. À ce travail s’ajoutent l’ensemble
des études ponctuelles portant
sur
les
différents
aspects
liés
à
l’écosystème à Posidonia oceanica qui viennent préciser cette répartition
(Braïk, 1989 ; Semroud, 1993 ; Boumaza, 1995 ; Lamouti, 2006).
À proximité des côtes et en mode calme, la croissance en hauteur de l’herbier conduit à la
formation de récifs barrières, séparé de la côte par un lagon. En
Algérie, ce type de paysage est signalé à El-Kala (vers l’entrée du chenal menant
au lac mellah) ; à l’anse de Kouali à Tipaza ( Le Gall, 1969 ; B o u m a z a , 1 9 9 5 )
où il où sconstitue l’un des plus prospères des récifs barrières des côtes algériennes et
en 1953, Molinier et Picard ont signalé l’existence de petits récifs entre Bou-Ismaïl et
Sidi-Fredj et dans les secteurs de Jijel (banc des kabyles) et de Bejaia (l’actuel parc
national de Gouraya) (Boumaza, 2003).
1.6. Les menaces sur l’écosystème à Posidonia océanica
Les herbiers à Posidonie sont fragiles, vulnérables. Leur unique domaine, le proche
littorale, est justement la zone qui leur est âprement disputée par les hommes
(Boudouresque et al., 1982). Presque tous les terre-pleins littoraux sont bâtis sur
d’anciens herbiers. C’est dans cette étroite frange littorale, cette oasis linéaire bordant
le Sahara des fonds océaniques, que se diverse les égouts des cités côtières
(généralement sans traitement préalable), que les grands fleuves drainent les pollutions
d’immenses bassins versants (Boudouresque et al., 1982). Partout les herbiers reculent un
peu plus vite ou un peu plus moins vite, selon les secteurs, ce recule a pris des
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Contribution à l\'étude des paramètres vitaux de l\'herbier à posidonie ( Posidonia oceanica) en relation avec la pollution chimique - 33/141

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