CHAPITRE 1
Contexte général
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1. Le littoral, système complexe :
Le littoral se situant à l’interface de la lithosphère, de l’atmosphère et de l’hydrosphère,
influence continentale au travers des caractéristiques de la structure géologique (disposition
et résistance des roches, topographie de l’arrière-pays), l’influence marine par l’action des
facteurs hydrodynamiques (niveau moyen de la mer, houle, marée et courants associés) et
l’’influence atmosphérique, à savoir l’action des agents et des processus d’érosion subaériens
qui participent à la météorisation du littoral et de l’intérieur des terres. A ces trois influences,
il est nécessaire d’ajouter les actions humaines qui sont d’importance.
L’évolution des littoraux est donc fonction de toutes ces interactions, variables à diverses
échelles de temps et d’espace. La compréhension de ce milieu dynamique nécessite donc une
approche systémique (et pluridisciplinaire) au travers d’une analyse par emboitement
d’échelles spatiales et temporelles.
Dans l’étude des milieux littoraux, cette approche systémique incontournable fait appel à trois
idées clés que sont la complexité, le rôle essentiel des interactions et l’organisation de
l’espace (homo- ou hétérogénéité spatiale). L’application de la théorie des systèmes
complexes dans l’analyse des littoraux est fréquente et repose sur quatre principes
fondamentaux :
 Le principe de totalité, selon lequel les différents éléments qui constituent le système
ne peuvent s’appréhender qu’au niveau de la totalité, et non au niveau des éléments
pris séparément. Les systèmes représentent davantage que la somme de leurs
composants. Toutefois, cette analyse des éléments n’est pas inutile si la reconstruction
globale du système et les mises en relation entre chaque élément sont l’objectif final ;
 le principe d’interaction, selon lequel chaque élément constitutif du milieu peut agir
sur l’état des autres, relations entre plage subaérienne et sous-marine ; relations entre
falaise et plate-forme d’érosion marine; relation plus ou moins directe, instantanée ou
différée, entre formes et processus ;
 le principe d’homéostasie, est la capacité d’un système à réagir à toute modification
d’origine interne ou externe pour revenir ou tenter de revenir à son état initial
(variations saisonnières du profil de plage) ;
 le principe d’équifinalité, signifie qu’un même résultat peut être obtenu par des voies
et des conditions initiales différentes, ou encore que deux phénomènes différents
peuvent aboutir à des résultats similaires. Par ailleurs, l’étude d’un système oblige à en
définir les limites (vers le large, latéralement et vers l’intérieur des terres), ses
composants principaux et secondaires, ses réservoirs (stocks de sédiments), les flux
d’énergie qui les traversent, ses délais, ou encore les boucles de rétroactions.
(Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, 2011).
Par conséquent, cette approche permet aux chercheurs de comprendre le fonctionnement
général du système et de hiérarchiser les niveaux d’organisation et d’interrelation qui pourront
ensuite être validés et approfondis par la modélisation et la simulation (étude du
comportement du système dans le temps). À ce titre, il convient de garder à l’esprit que la
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Modélisation numérique de la morphodynamique d\'une côte sableuse soumise à l\'effet des vagues et des houles cas : Plge de Sidi Fredj - 22/143

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