Chapitre 1
Généralités
17
1.3. Exigences écologiques et distribution en mer Méditerranée
En mode calme, Posidonia oceanica peut se développer très près du niveau moyen
de la mer : ses feuilles s’étalent alors à la surface. La profondeur maximale dépend
de la transparence de l’eau : dans le Var et en Corse, des touffes isolées de Posidonia
oceanica. Ont été observées jusqu’à 45-48m de profondeur (AUGIER, BOUDOURESQUE,
1979 ; BOUDOURESQUE et al. 1990).
La lumière constitue l’un des facteurs les plus importants pour sa répartition
et sa densité (ELKALAY et al. 2003).
Les températures extrêmes mesurées dans un herbier à Posidonia oceanica sont 9,0 et
29,2°C (AUGIER et al., 1980 ; ROBERT, 1988). Il est possible toutefois que les températures
basses (moins de 10°C) et hautes (plus de 28°C) soient supportées qu’exceptionnellement
(BOUDOURESQUE et al. 2006).
Elle craint la dessalure, il y a dépérissement immédiatement en dessous de 33‰.
C’est la faible salinité qui l’élimine de la mer de Marmara (21-27‰),
des étangs saumâtres de la côte languedocienne et du voisinage de l’embouchure
des fleuves côtiers (BEN ALAYA, 1972).
L’absence de Posidonia oceanica de la partie centrale de nombreuses plages pourrait
correspondre à la zone de résurgence d’une nappe phréatique (LERICHE, 2004). L’espèce
semble mieux résister aux salinités élevées, bien que BEN ALAYA (1972) ait indiqué que
41‰ constitue sa limite supérieure de tolérance.
Elle craint un hydrodynamisme trop intense. Les tempêtes arrachent des faisceaux
de feuilles, dont certains constitueront des boutures. Elles peuvent éroder la “matte”,
soit directement, soit en la vidant de son sédiment, ce qui la fragilise. C’est la raison pour
laquelle, en mode battu, l’herbier ne s’approche pas à plus de 1 ou 2m de la surface
(BOUDOURESQUE et al. 2006).
C’est pour toutes ces exigences (température et salinité) que la Posidonie n’est pas présente
partout en Méditerranée (Figure 4). En effet, elle disparait au niveau du détroit de Gibraltar
ainsi qu’à l’est et au nord de l’Adriatique (BOUDOURESQUE, 2006) et à l’embouchure des
grands fleuves.
Généralités
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1.3. Exigences écologiques et distribution en mer Méditerranée
En mode calme, Posidonia oceanica peut se développer très près du niveau moyen
de la mer : ses feuilles s’étalent alors à la surface. La profondeur maximale dépend
de la transparence de l’eau : dans le Var et en Corse, des touffes isolées de Posidonia
oceanica. Ont été observées jusqu’à 45-48m de profondeur (AUGIER, BOUDOURESQUE,
1979 ; BOUDOURESQUE et al. 1990).
La lumière constitue l’un des facteurs les plus importants pour sa répartition
et sa densité (ELKALAY et al. 2003).
Les températures extrêmes mesurées dans un herbier à Posidonia oceanica sont 9,0 et
29,2°C (AUGIER et al., 1980 ; ROBERT, 1988). Il est possible toutefois que les températures
basses (moins de 10°C) et hautes (plus de 28°C) soient supportées qu’exceptionnellement
(BOUDOURESQUE et al. 2006).
Elle craint la dessalure, il y a dépérissement immédiatement en dessous de 33‰.
C’est la faible salinité qui l’élimine de la mer de Marmara (21-27‰),
des étangs saumâtres de la côte languedocienne et du voisinage de l’embouchure
des fleuves côtiers (BEN ALAYA, 1972).
L’absence de Posidonia oceanica de la partie centrale de nombreuses plages pourrait
correspondre à la zone de résurgence d’une nappe phréatique (LERICHE, 2004). L’espèce
semble mieux résister aux salinités élevées, bien que BEN ALAYA (1972) ait indiqué que
41‰ constitue sa limite supérieure de tolérance.
Elle craint un hydrodynamisme trop intense. Les tempêtes arrachent des faisceaux
de feuilles, dont certains constitueront des boutures. Elles peuvent éroder la “matte”,
soit directement, soit en la vidant de son sédiment, ce qui la fragilise. C’est la raison pour
laquelle, en mode battu, l’herbier ne s’approche pas à plus de 1 ou 2m de la surface
(BOUDOURESQUE et al. 2006).
C’est pour toutes ces exigences (température et salinité) que la Posidonie n’est pas présente
partout en Méditerranée (Figure 4). En effet, elle disparait au niveau du détroit de Gibraltar
ainsi qu’à l’est et au nord de l’Adriatique (BOUDOURESQUE, 2006) et à l’embouchure des
grands fleuves.
