Chapitre V
Résultats et discussion
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Commentaire :
La station (S5) du bassin Mustapha présente la teneur extrême du cadmium qui est de l’ordre
de 8,89 µg/g PS, cette concentration élevée s’explique par la proximité de cette station aux
rejets des unités industriels (Nadem S et al, 2015), notamment de la centrale thermique située
à l’arrière quai 26 dont l’exploitation relève de la Sonelgaz, la central thermique constitue
l’une des principales sources anthropique du Cadmium dans l’environnement.
D’une manière générale, toutes les stations du port reflètent des concentrations assez élevées
du cadmium qui dépassent largement les normes algériennes (2 µg/g PS) ainsi que les
normes françaises (0,6 µg/g PS). Ceci est probablement dû aux dépôts des rejets industriels
et aux activités portuaires telles que les activités d’entretien des bateaux (peinture, soudure)
étant donné que ce métal est exploité industriellement comme un sous-produit de la
métallurgie du zinc. Il est principalement utilisé pour le traitement de surface des aciers
(revêtements anticorrosion) il entre aussi dans le revêtement appliqué par électrodéposition
sur d’autres métaux, comme des produits en fer et en acier pour en améliorer l’apparence et
les protéger les coques des navires contre la corrosion (Chouba et Mzoughi-Aguir, 2006)
À noter aussi que le port d’Alger est sous l’influence des apports par la passe sud des eaux
d’Oued el Harrach, réceptacle d’une variété d’effluents d’origine agricole et industrielle. Ce
dernier comprend des engrais phosphatés et des produits chimiques sources principales du
cadmium dans l’environnement (Nadem S et al, 2015), ceux-ci s’ajoutent aux rejets
Figure 44 : Variation des concentrations du cadmium dans le sédiment
superficiel du port d’Alger
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