17
Introduction
De nos jours, la pollution métallique dans le milieu marin résultant du développement de
l’industrie métallurgique, du déversement directe des effluents en mer, du trafique
maritime,…etc, elle est considérée comme un état de fait non négligeable. Les métaux
lourds de par leur toxicité sur les êtres vivants ainsi que sur la santé humaine et leurs effets
néfastes sur l’écosystème, sont devenus la préoccupation de plusieurs scientifiques.
La problématique qui se pose à l’heure actuelle est de trouver comment faire pour
minimiser l’impacte de ces métaux lourds polluant la mer et les océans, car il est urgent
d’agir en essayant de trouver des solutions permettant de lutter contre ce type de pollution
avant que la situation ne bascule vers un scenario critique.
A cause de leur sédentarité, les algues se retrouvent condamnées à subir les pressions d’un
même milieu et au contact du même type de nutriments voire même de polluants de
quelque nature qui soit-citons par exemple les éléments métalliques. Il a été prouvé dans
plusieurs études scientifiques que ces dernières ont la capacité d’accumuler ces éléments,
ainsi elles permettent de les extraire de leur milieu environnant. Devant ce constant et dans
le but de trouver de nouvelles techniques de dépollution qui soit prometteuses, efficaces et
surtout peu couteuses, est née l’idée d’essayer de valoriser les algues non vivantes
considérées comme déchets, en les utilisant comme biosorbants afin d’éliminer les métaux
lourds présents dans une eau par le phénomène d’adsorption.
La thématique de notre mémoire de fin d’étude s’inscrit dans ce cadre là. L’objectif
principal de notre étude vise à essayer de valoriser un produit de la mer en l’utilisant dans
la dépollution de celle ci, et pour ce faire nous avons pris aléatoirement une algue brune:
Cystoseira amentacea var. stricta (Montagne, 1846), nous l’avons traité au laboratoire,
caractérisé (humidité, gonflement, pH…etc.) et utilisé dans des expériences de biosorption
sur trois métaux lourds : le Pb
2+ , le Cd
2+ qui sont toxiques pour les organismes vivants
même à de très faibles concentrations et le Zn
2+ qui est un oligoélément mais pouvant être
toxique à de très forte concentration. Nous avons également procédé à l’étude des
cinétiques et des isothermes d’adsorption en mono éléments, tout en essayant de modéliser
cette adsorption en appliquant plusieurs modèles, et tenté d’étudier la thermodynamique
ainsi que l’effet de quelques paramètres sur l’élimination de ces trois métaux lourds.
Précédent

Etude de la biosorption des éléments traces métaliques (Pb2+,Cd2+,et Zn2+) sur une biomasse marine - 15/94

Suivant