Synthèse Bibliographiques
La radioactivité
32
différentes formes physico-chimiques consécutive à la sorption initiale des formes
polymérisées.
b. Influence des caractéristiques du sédiment
Pour un même radionucléide, la capacité de sorption de divers sédiments dépend de
leurs caractéristiques physiques (granulométrie), chimiques (teneurs en matière organique,
carbonates, en hydroxydes métalliques, en éléments stables) et minéralogiques (teneur et
nature d’argiles).
b.1. La granulométrie
D’une manière générale, la fraction fine de sédiment accumule des quantités de
radionucléides beaucoup plus importantes que la fraction grossière.
C’est parmi les particules fines que le pourcentage des minéraux alumino-silicatés
feuilletés (qui possèdent les capacités d’échange et de sorption les plus élevés) est le plus
important.
La sorption sélective sur les particules fines est également liée au fait que la surface
disponible est considérable par rapport au volume.
b.2. Teneur du sédiment en matière organique
Le teneur en matière organique du sédiment a manifestement un effet sur la
sorption des radionucléides mais cet effet peut être positif ou négatif selon le radionucléide
considéré et selon les conditions du milieu. Par exemple, les études effectuées en milieu
marin montrent que la fixation de caesium sur la MO est pratiquement nulle et cette
dernière entrerait en compétition avec ce radionucléide pour se fixer sur d’autres sites. En
eau douce, à l’inverse, la présence de la MO dans le sédiment favorise très nettement
l’accumulation de caesium.
b.3. Teneur de sédiment en carbonates
Quelques travaux ont montré que la fixation des radionucléides variait notablement
en fonction de la forme cristalline du carbonate (les calcites fixant plus de radionucléides
que les aragonites), de sa pureté, et de la nature des radionucléides.
b.4. Teneur du sédiment en éléments stables
L’influence de la teneur en éléments stables sur l’association des radionucléides au
compartiment sédimentaire pourrait résulter de deux processus principaux à savoir les
phénomènes d’échanges isotopiques ou ioniques et la fixation par l’intermédiaire
d’hydroxydes ou d’oxydes métalliques.
La radioactivité
32
différentes formes physico-chimiques consécutive à la sorption initiale des formes
polymérisées.
b. Influence des caractéristiques du sédiment
Pour un même radionucléide, la capacité de sorption de divers sédiments dépend de
leurs caractéristiques physiques (granulométrie), chimiques (teneurs en matière organique,
carbonates, en hydroxydes métalliques, en éléments stables) et minéralogiques (teneur et
nature d’argiles).
b.1. La granulométrie
D’une manière générale, la fraction fine de sédiment accumule des quantités de
radionucléides beaucoup plus importantes que la fraction grossière.
C’est parmi les particules fines que le pourcentage des minéraux alumino-silicatés
feuilletés (qui possèdent les capacités d’échange et de sorption les plus élevés) est le plus
important.
La sorption sélective sur les particules fines est également liée au fait que la surface
disponible est considérable par rapport au volume.
b.2. Teneur du sédiment en matière organique
Le teneur en matière organique du sédiment a manifestement un effet sur la
sorption des radionucléides mais cet effet peut être positif ou négatif selon le radionucléide
considéré et selon les conditions du milieu. Par exemple, les études effectuées en milieu
marin montrent que la fixation de caesium sur la MO est pratiquement nulle et cette
dernière entrerait en compétition avec ce radionucléide pour se fixer sur d’autres sites. En
eau douce, à l’inverse, la présence de la MO dans le sédiment favorise très nettement
l’accumulation de caesium.
b.3. Teneur de sédiment en carbonates
Quelques travaux ont montré que la fixation des radionucléides variait notablement
en fonction de la forme cristalline du carbonate (les calcites fixant plus de radionucléides
que les aragonites), de sa pureté, et de la nature des radionucléides.
b.4. Teneur du sédiment en éléments stables
L’influence de la teneur en éléments stables sur l’association des radionucléides au
compartiment sédimentaire pourrait résulter de deux processus principaux à savoir les
phénomènes d’échanges isotopiques ou ioniques et la fixation par l’intermédiaire
d’hydroxydes ou d’oxydes métalliques.
