Chapitre I
Généralités
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I.3.2.1.1. L’indice CVI et ses limites :
L’indice de vulnérabilité (IVC) est la méthode la plus utilisée pour évaluer la vulnérabilité
côtière au changement climatique et/ou non climatique, en particulier quant aux risques
d’érosion et /ou inondation, (GORNITZ et al., 1991, RAMIERI et al., 2011).
La plus grande contrainte du CVI est son incapacité à inclure l’aspect socio-économique
(comme par exemple le nombre de personnes affectées, l’infrastructure potentiellement à
risque, ou les coûts associés à la vulnérabilité côtière) dans l’évaluation de la vulnérabilité
côtière (Gornitz et al., 1993; Cooper and McLaughlin, 1998).
Malgré le développement et l’utilisation croissante d’indices de vulnérabilité, ce concept
demeure souvent peu opérationnel, notamment en raison de la confusion dans la définition du
terme, mais aussi en raison de l’échelle d’application (HINKEL, 2011). Ainsi, lorsque les
paramètres utilisés pour définir l’indice de vulnérabilité sont quantifiés à partir d’un territoire
trop grand, les résultats peuvent difficilement être utilisables par des gestionnaires à l’échelle
locale ou des communautés, notamment pour mettre en place des solutions d’adaptation.
I.3.2.1.2.L’indice de la vulnérabilité côtière multi-échelle et ces limites :
Une étude menée par McLaughlin et Cooper (2010) sur le développement d’un indice de
vulnérabilité multi-échelle, la vulnérabilité est fonction de caractéristiques côtières (soit la
résilience et la susceptibilité), des forçages côtiers et des facteurs socio-économiques. C’est en
se basant sur ces trois éléments que l’indice de vulnérabilité à l’érosion côtière qu’ils ont
développé intègre trois sous-indices à savoir les caractéristiques physiques de la côte, les
forçages hydrodynamiques côtiers et les caractéristiques socio-économiques (McLaughlin et
Cooper, 2010). Selon McLaughlin et Cooper (2010), il n’y a pas d’indice de vulnérabilité
qui peut convenir à toutes les échelles spatiales c’est pourquoi leur indice a été développé
pour 3 échelles différentes avec différents indicateurs pour un même sous-indice selon
l’échelle considérée. Les différents paramètres sont comptabilisés de 1 à 5 pour créer chaque
sous-indice. Les 3 sous indices sont ensuite intégrés dans un indice global.
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