Chapitre I
Généralités
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représente environ 2.8 milliard d’individus vivant à moins de 150 kilomètres de rivage.
(SHINE c. et LEFEBRE c., 2003).
La façade méditerranéenne avec 2.8 millions résidents en 2005, connaît une certaine
saturation de son espace en bord de mer, la densité des communes littorales y est 5 fois plus
supérieure à la moyenne nationale. (Insee, 2008).
L’Algérie ne se déroge pas de la règle, la côte algérienne étant considérée aujourd’hui comme
l’une les plus peuplées du bassin méditerranéen. (PAC, 2005).
Il a été estimé plus de 40% de la population nationale vit sur un territoire représentant à peine
1,9% de la superficie totale du pays. (PAC, 2005).
La concentration de la population sur le littoral rend cet espace très fragile (vulnérable), en
aggravant l’effet des aléas côtiers et cela par l’amplification de l’exposition qui est par
définition « la probabilité de subir des pertes dues à un risque » tout en diminuant la
résilience ou bien possibilité de supporter les effets d'un risque.
I.2.6. L’urbanisation (artificialisation de la bande côtière ou bien la
littoralisation) :
Les zones côtières méditerranéennes sont soumises à des processus d’artificialisation de ces
espaces agricoles et naturels générés par l’augmentation de la population et l’extension de
l’urbanisation, développements des activités, constructions des complexes touristiques ou
encore l’intensification agricole sur des espaces très productifs si en prend en considération,
une définition large de l’artificialisation.
L’évolution du taux d’urbanisation des régions côtières de la méditerranées est saisissante.
Alors qu’il est déjà 44% en 1950, il atteint 66% en 2000 et les prévisions révèlent un taux de
75% pour 2030 (PNUE), la croissance des flux touristiques sera de 2,3% par an jusqu’en
2025 et 20% d’urbains s’ajouteront aux 96 millions recensé en 2000. Bien que le processus
d’artificialisation du sol soit engagé depuis le milieu de XXe siècle, les rythmes de
progression sont spectaculaires ces dernières décennies.
I.3. L’évaluation de la vulnérabilité côtière :
I.3.1. Approches utilisées en évaluation de la vulnérabilité :
Bien que plusieurs disciplines conviennent d'accepter une définition commune de la
vulnérabilité comme "susceptible de nuisance", l'utilisation du terme change en fonction des
disciplines et des secteurs de recherche. Les sociologues considèrent la vulnérabilité d'une
population comme représentant l'ensemble des facteurs socio-économiques qui déterminent la
capacité à faire face à un désastre (ALLEN, 2003; CUTTER et al., 2000), tandis que les
sciences du climat perçoivent la vulnérabilité en termes de probabilité d'occurrence
d'événements et d'impacts reliés au climat (NICHOLLS et al., 1999). La première approche
synthétique vise donc à cerner les conditions ou les facteurs influant sur la capacité de réponse
à une situation de crise, et la deuxième approche consiste à mesurer les dommages potentiels
des éléments exposés.
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