Introduction
16
La zone côtière est un espace complexe et vulnérable. Il est le siège de multiples activités
humaines où interviennent des événements météo-marins parfois paroxysmaux. Ces deux éléments
combinés sont à l’origine de risques d’origine naturelle et anthropique (Robin et al., 2004). Cette
vulnérabilité est aggravée par les changements climatiques, notamment dans le pourtour
méditerranéen (GIEC, 2007).
Les enjeux socio-économiques et écologiques et les conflits génères au sein du territoire côtier
imposent un besoin croissant de gestion plus globale, prenant en compte les milieux, leurs
ressources et les activités qui s’y développent. La gestion intégrée de la zone côtière est devenue un
objectif prioritaire.
En effet, la gestion d’un milieu requiert une connaissance de base importante sur sa structuration,
son fonctionnement et ses usages ainsi que des moyens d’analyse et de restitution des problèmes
rencontrés pour identifier les solutions à apporter.
La zone côtière algérienne, qui se situe dans la partie sud du bassin méditerranéen est davantage
vulnérable, parce qu’elle a toujours eu une évolution liée au climat et à sa variabilité (Agoumi A,
2003), et qu’elle est soumise à de multiples risques naturels. Cette région connait en effet une
grande variabilité spatiale et temporelle des précipitations, qui se traduit par des épisodes fréquents
de sécheresse, des inondations importantes (Agoumi A, 2003), comme celles qu’a connues Alger en
2001, qui ont fait un millier de victimes et d’importants dégâts matériels. C’est aussi une zone de
grande activité sismique (un séisme de 3,5 sur l’échelle de Richter est enregistré tous les deux mois
et de risques de Tsunami,; l’érosion prend des proportions préoccupantes, surtout dans la partie Est
de la côte. Les risques d’érosion et/ou submersion marine sont très importants, En certains de ses
sites, la côte algéroise recule en moyenne de 2.25 m/an (Benkortbi, 2000).
Le littoral de la wilaya d’Alger présente une alternance de falaises, baies rocheuses, plages, dunes et
zones humides. En fonction du faciès rencontré, les risques d’érosion côtière et de submersion
marine sont plus ou moins importants. En situation actuelle, 24 % du linéaire côtier de la Wilaya
d’Alger est considéré en risque fort d’érosion, et 2,2 % en risque fort de submersion. (Boutiba ;
2012).
Les pouvoirs publics ont initié un projet stratégique global de développement durable de la
métropole algéroise (Alger 2009-2029). L’un de ses volets concerne l’’aménagement côtier au
niveau de la baie d’Alger.
Simpo PDF Merge and Split Unregistered Version - http://www.simpopdf.com
Précédent

Approche systématique pour la gestion du risque de submersion marine (Hussein dey et El mohammadia) - 16/93

Suivant