Chapitre I: Evaluation du potentiel de pollution lié aux effluents pharmaceutiques
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nutriments organiques sont minéralisés par les bactéries consommatrices d’oxygène, qui
résultent une désoxygénation du milieu et une libération des sels nutritifs favorisant le
développement des organismes végétaux (microalgues et/ ou de macroalgues). Certaines de
ces algues peuvent être productrices de toxine.
2.2 Le potentiel d’écotoxicité aquatique
La présence des substances pharmaceutiques dans les milieux aquatiques dépend de
nombreux facteurs et, en particulier, de la demi-vie des molécules, liée à leur stabilité et à
leurs propriétés physico-chimiques. Elle peut varier de plusieurs mois pour l’acide clofibrique
et la carbamazepine à quelques heures ou quelques jours pour le diclofénac, le
sulfaméthoxazole, l’ofloxacine ou l’ibuprofène. (Haguenoer, 2010).Ainsi elles constituent
des substances dautées d’un caractère biologique actif, et qui peuvent interagir avec des cibles
biologiques spécifiques, menant à des risques écologiques et sanitaires comme le rejet en
continu de médicaments et de leurs métabolites ou un des produits intermédiaires de leur
fabrication dans les milieux aquatiques confère à ces molécules un caractère de « pseudopersistance » dans les différentes matrices environnementales.
Tous ces caractères apparaissent néanmoins suffisantes pour pouvoir engendrer des effets
néfastes globaux ou spécifiques au niveau cellulaire ou moléculaire des organismes
aquatiques (perturbation des mécanismes biochimiques, altération du patrimoine génétique…)
(Daughton et Ternes, 1999 ; Jorgensen et Halling-Sorensen, 2000 in Delgado, 2009).
L’écotoxicité d’un élément est déterminé par son effet toxique sur les organismes dans un
écosystème dans ce cas, certains tests ont montré que les excipients et les additifs peuvent
provoquer des effets de toxicité seuls ou en synergie avec d’autres molécules existants dans
le milieu. Ceci soulève des questions concernant la capacité de mélanges d'induire des
altérations génétiques ou mutagènes (Anway et al. 2005 ; in Delgado, 2009).
Certains poissons accumulent certains tranquillisants dans leurs tissus (le foie, les muscles, et
les tissus du cerveau). Des études ont démontré qu’il ya une diminution de la vitesse de
réponse synaptique dans les tissus du cerveau de truite arc en ciel exposées à des effluents
contenants des antidépresseurs.
Il faut citer que la présence des antibiotiques dans le milieu naturel peut engendrer des risques
potentiels sur les organismes vivants et l’homme par la transformation des gènes de
résistances parmi les bactéries pathogènes (augmentation de l’antibiorésistance).
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