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Chapitre II
Cinématique du trait de côte et cartographie de l’érosion
1 Introduction
L’érosion du littoral, ainsi que les risques de submersion des côtes, constituent un sujet
de préoccupation de plus en plus prégnant pour la zone Est algéroise, compte-tenu de
l’augmentation des enjeux dans cette zone, qui est soumise à des aléas naturels
récurrents. Il convient, dans un deuxième chapitre, d’analyser l’évolution de la frange
côtière afin de prévoir l’état de la vulnérabilité lié à la mobilité de la ligne de rivage à
différentes échelles spatio-temporelles et de donner un élément de réponse à la
problématique de l’état général de la vulnérabilité de la zone d’étude.
Le présent chapitre se subdivise en trois parties afin d’atteindre l’objectif de traiter et
analyser la cinématique du trait de côte dans une échelle de temps de 57 ans, de 1959
jusqu'à l’année actuelle 2016 :
- En premier lieu, la procédure et la méthodologie adoptée pour effectuer ce suivi
sont expliquées.
- En second lieu, les résultats des levés et des analyses comparatives des
variations du trait de côte sont exposés.
- A la fin une évaluation d’aléa est faite, avec une représentation graphique
Avant tout, une définition d’une notion qui se répète le long de ce chapitre est
incontournable, « le trait de côte ». Selon le SHOM et IGN (1992), ce dernier est défini
comme étant la ligne d’intersection de la surface topographique avec le niveau des plus
hautes mers astronomiques. Pour analyser sa cinématique, une définition du « trait de
côte » doit être donnée de manière à prendre en compte les différentes configurations
géomorphologiques des littoraux. (Mellet, et al., 2012) . Il convient d’aborder la notion
plus générale de frange ou de bande côtière qui s’étend du domaine marin au domaine
continental, au sein de laquelle un ou plusieurs indicateurs géomorphologiques sont
définis selon les types de côtes. (Elizabeth, et al., 2005)
Le trait de côte doit avoir la qualité de représenter schématiquement mais correctement
l’état global du littoral du point de vue de son évolution sédimentaire ; Ce n’est pas une
définition théorique du trait côte, généralisable à tous les environnements qu’il convient
de se donner, mais une définition « fonctionnelle » de la frange côtière en fonction du
type de littoral et des objectifs de suivi. Dans ce cas, on parle plutôt des indicateurs de
trait de côte.
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