Chapitre I
Généralités
02
I.4.6.4. Le cuivre (Cu)
Propriétés physico-chimiques
C'est un oligo-élément nécessaire à la vie, mais qui peut présenter des effets toxiques à
partir d'un certain seuil de concentration. Dans le milieu aquatique, le cuivre existe sous forme
particulaire, colloïdale et dissoute. Il a tendance à former des complexes avec des bases fortes
telles que carbonates et nitrates. En milieu marin, il se trouve peu lié aux acides humiques (10
%), car il est rapidement déplacé de ses complexes par le calcium et le magnésium (Mantoura
et al, 1978 in Alzieu et al, 1999).
Propriétés biologiques et toxicité
Cependant, il devient toxique aux êtres vivants lorsque sa concentration est plus de 10 μg/g
(Callender 2003). Les entrées de cuivre se font préférentiellement sous forme ionique (Cu
2+ )
par des protéines de transport membranaire (Sunda et Huntsman, 1998).
Les bivalves accumulent ce métal principalement dans l’hépatopancréas, les gonades et les
branchies (Adami et al, 2002). La toxicité vis à vis des organismes marins dépend de la forme
chimique du cuivre et de son état d’oxydation, Le cuivre complexé est moins toxique que le
cuivre à l’état ionique (Casas, 2005).
I.4.7. Bioaccumulation et bioamplification des métaux traces :
La bioaccumulation est le processus par lequel un organisme vivant absorbe une substance
à une vitesse plus grande que celle avec laquelle il l'excrète ou la métabolise. Elle désigne donc
la somme des absorptions d'un élément par voie directe et alimentaire par les espèces animales
aquatiques ou terrestres (Ramade, 2000). La bioaccumulation est le phénomène qui conduit à
la concentration d’une substance, qu’elle soit toxique ou non, dans un organisme
(Lacaze, 1996).
Les bioaccumulateurs sont des organismes ayant la capacité d’accumuler certains
contaminants présents dans l’environnement dans des proportions nettement supérieures à
celles du milieu naturel (Kaiser, 2001). Il existe deux principaux phénomènes responsables de
la bioaccumulation de contaminants par les organismes : la bioconcentration et la
bioamplification.
La bioconcentration est le transfert direct des substances à partir du milieu ambiant
(eau, sédiments, etc.) vers les tissus et les organes (D’Adamo et al, 2008, in Bélanger. D 2009).
Généralités
02
I.4.6.4. Le cuivre (Cu)
Propriétés physico-chimiques
C'est un oligo-élément nécessaire à la vie, mais qui peut présenter des effets toxiques à
partir d'un certain seuil de concentration. Dans le milieu aquatique, le cuivre existe sous forme
particulaire, colloïdale et dissoute. Il a tendance à former des complexes avec des bases fortes
telles que carbonates et nitrates. En milieu marin, il se trouve peu lié aux acides humiques (10
%), car il est rapidement déplacé de ses complexes par le calcium et le magnésium (Mantoura
et al, 1978 in Alzieu et al, 1999).
Propriétés biologiques et toxicité
Cependant, il devient toxique aux êtres vivants lorsque sa concentration est plus de 10 μg/g
(Callender 2003). Les entrées de cuivre se font préférentiellement sous forme ionique (Cu
2+ )
par des protéines de transport membranaire (Sunda et Huntsman, 1998).
Les bivalves accumulent ce métal principalement dans l’hépatopancréas, les gonades et les
branchies (Adami et al, 2002). La toxicité vis à vis des organismes marins dépend de la forme
chimique du cuivre et de son état d’oxydation, Le cuivre complexé est moins toxique que le
cuivre à l’état ionique (Casas, 2005).
I.4.7. Bioaccumulation et bioamplification des métaux traces :
La bioaccumulation est le processus par lequel un organisme vivant absorbe une substance
à une vitesse plus grande que celle avec laquelle il l'excrète ou la métabolise. Elle désigne donc
la somme des absorptions d'un élément par voie directe et alimentaire par les espèces animales
aquatiques ou terrestres (Ramade, 2000). La bioaccumulation est le phénomène qui conduit à
la concentration d’une substance, qu’elle soit toxique ou non, dans un organisme
(Lacaze, 1996).
Les bioaccumulateurs sont des organismes ayant la capacité d’accumuler certains
contaminants présents dans l’environnement dans des proportions nettement supérieures à
celles du milieu naturel (Kaiser, 2001). Il existe deux principaux phénomènes responsables de
la bioaccumulation de contaminants par les organismes : la bioconcentration et la
bioamplification.
La bioconcentration est le transfert direct des substances à partir du milieu ambiant
(eau, sédiments, etc.) vers les tissus et les organes (D’Adamo et al, 2008, in Bélanger. D 2009).
