Généralités
Paramètres de pollution marine
 Les cyclanes (naphtènes ou cyclo-paraffines)
Il s’agit des cyclanes dont les chaines hydrocarbonées sont fermées. Ils sont des
hydrocarbures saturés, dont chaque cycle est constitué au minimum de trois atomes de
carbone, qui en plus peuvent être ramifiés (Lefebvre, 1978).
Les hydrocarbures naphténiques représentent en moyenne 40 à 50% des composés des
pétroles bruts (Marchand, Kantin, 1995). Ils sont en générale peu toxique, mais plus
rémanents que les alcanes et moins que les composés aromatiques dans le milieu (Sellali,
1996).
b) Hydrocarbures aromatiques
Les hydrocarbures aromatiques sont constitués d’un noyau aromatique (dérivés du
benzène) ou de plusieurs noyaux aromatiques (hydrocarbures polyaromatiques). Certains
composés contiennent du soufre (dérivés du thiophène et du dibenzothiophène). D’une
manière générale, les hydrocarbures aromatiques sont la cause essentielle de l’impact
écotoxicologique des pollutions pétrolières sur les écosystèmes aquatiques.
Certains composés à plusieurs noyaux aromatiques tels que le benzo(a)pyrène sont doués
d’une grande stabilité et sont reconnus comme mutagènes, cancérigènes et se bio-accumulent
fortement (Fattal, 2008).
C) Les résines et asphaltènes
Les résines et asphaltènes représentent des molécules hétérocycliques (N, S, O) à haut
poids moléculaire. Dans cette fraction se retrouvent également des métaux tels que le nickel et
le vanadium. Les effets sur la faune et la flore aquatiques sont mal connus et l’évaluation de
tels polymères échappe presque totalement à l’analyse chimique.
II.7.1 Sources des hydrocarbures
Les hydrocarbures pétroliers qui arrivent dans l’environnement marin peuvent avoir
quatre origines majeures: les sources géochimiques, l’extraction de pétrole, le transport
maritime et la consommation. La part des sources géochimiques dues à des fuites naturelles
qui apparaissent au fond des océans s’élève à 47 %. Les 53 % restant se répartissent ainsi: 38
% proviennent des rejets suite à la consommation (exemple: rejets d’industries basées à terre
et des grandes agglomérations urbaines), 12 % sont dus au transport et 3 % à la production
pétrolière offshore (National Research Council, 2002). Il faut enfin signaler qu’une quantité
non négligeable d’hydrocarbures peut provenir de l’activité de nombreux microorganismes et
des plantes (origine biogéniques) (Albro, 1976).
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