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GENERALITES SUR LES PLAGES SABLEUSES
CHAPITRE I
GENERALITES SUR LES PLAGES SABLEUSES
Pour faciliter la compréhension de ce mémoire, cette première partie expose les concepts utilisés
pour décrire le milieu sableux côtier, ainsi qu’un récapitulatif des connaissances acquises sur le sujet.
I.1. GENERALITES
Le littoral est une bande à l’intérieur de laquelle les contacts terre-mer se déplacent. Les
caractéristiques physiques de cet espace géographique changent sous l’influence combinée des eaux
marines (niveau de la mer, houle, marées et courants), du climat global et des évolutions naturelles
(structure géologique) et anthropiques.
Le trait de côte est par définition la ligne d’intersection de la surface topographique avec le niveau
des plus hautes mers astronomiques (définition du SHOM) et par extension, la limite entre la mer et la
terre (MEEDDM, 2010).
A l’interface entre mer et continent, les littoraux sableux représentent environ 34 % du linéaire
côtier mondial (HARDISTY, 1994). Dans ces environnements, la tendance érosive naturelle est parfois
accélérée par des actions anthropiques qui ont introduit un déséquilibre dans les processus côtiers en
limitant le volume de sable nécessaire au maintien des plages et à la stabilité du trait de côte (PASKOFF,
1998). La dynamique naturelle des sédiments fluviatiles, principale source d’alimentation des côtes, est
entravée par l’aménagement des cours d’eau (barrages, stabilisation des berges). Localement, des effets
néfastes d’ouvrages de protection (digues, épis, ouvrages portuaires) sont parfois ressentis, perturbant la
dynamique sédimentaire naturelle. Enfin, l’extraction de granulats marins peut avoir des conséquences
préjudiciables sur la stabilité du trait de côte en aggravant le déficit sédimentaire de la zone côtière.
I.2. LA COMPLEXITE DU DOMAINE LITTORAL
Le domaine littoral est un système complexe où divers phénomènes d’échelles spatio‐temporelles
bien distinctes interagissent (Figure I.1). Pour exemples de ces phénomènes, du plus large au plus local,
le littoral est directement soumis aux forces de marée, au vent, aux apports continentaux, aux
mouvements induits par les vagues (à la fois ondes longues et ondes courtes) ou encore à la turbulence
de l’écoulement. D’un point de vue temporel, les échelles varient de quelques secondes des centaines
GENERALITES SUR LES PLAGES SABLEUSES
CHAPITRE I
GENERALITES SUR LES PLAGES SABLEUSES
Pour faciliter la compréhension de ce mémoire, cette première partie expose les concepts utilisés
pour décrire le milieu sableux côtier, ainsi qu’un récapitulatif des connaissances acquises sur le sujet.
I.1. GENERALITES
Le littoral est une bande à l’intérieur de laquelle les contacts terre-mer se déplacent. Les
caractéristiques physiques de cet espace géographique changent sous l’influence combinée des eaux
marines (niveau de la mer, houle, marées et courants), du climat global et des évolutions naturelles
(structure géologique) et anthropiques.
Le trait de côte est par définition la ligne d’intersection de la surface topographique avec le niveau
des plus hautes mers astronomiques (définition du SHOM) et par extension, la limite entre la mer et la
terre (MEEDDM, 2010).
A l’interface entre mer et continent, les littoraux sableux représentent environ 34 % du linéaire
côtier mondial (HARDISTY, 1994). Dans ces environnements, la tendance érosive naturelle est parfois
accélérée par des actions anthropiques qui ont introduit un déséquilibre dans les processus côtiers en
limitant le volume de sable nécessaire au maintien des plages et à la stabilité du trait de côte (PASKOFF,
1998). La dynamique naturelle des sédiments fluviatiles, principale source d’alimentation des côtes, est
entravée par l’aménagement des cours d’eau (barrages, stabilisation des berges). Localement, des effets
néfastes d’ouvrages de protection (digues, épis, ouvrages portuaires) sont parfois ressentis, perturbant la
dynamique sédimentaire naturelle. Enfin, l’extraction de granulats marins peut avoir des conséquences
préjudiciables sur la stabilité du trait de côte en aggravant le déficit sédimentaire de la zone côtière.
I.2. LA COMPLEXITE DU DOMAINE LITTORAL
Le domaine littoral est un système complexe où divers phénomènes d’échelles spatio‐temporelles
bien distinctes interagissent (Figure I.1). Pour exemples de ces phénomènes, du plus large au plus local,
le littoral est directement soumis aux forces de marée, au vent, aux apports continentaux, aux
mouvements induits par les vagues (à la fois ondes longues et ondes courtes) ou encore à la turbulence
de l’écoulement. D’un point de vue temporel, les échelles varient de quelques secondes des centaines
