Chapitre I
Généralités
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III.6. Interactions entre les ETM et les sédiments :
Le sédiment est un milieu complexe qui possède de multiples possibilités d’association
avec les contaminants. Les métaux lourds dans les sédiments ne sont pas fixés d’une
manière permanente, le changement de pH et du potentiel redox, la teneur en MO (Zoumis,
2001 ; Gäbler, 1997 et Tack, 1996), la teneur en argiles, la teneur en eau (Gäbler, 1997) et
les sulfures (Zoumis, 2001et Tack, 1996) modifient leur spéciation et par conséquence,
leur mobilité. Les organismes vivants modifient également les caractéristiques physiques et
chimiques du milieu (biodégradation, bioturbation…), ils accumulent les ETM à partir des
phases aqueuses et particulaires par adsorption (Bonnet, 2000).
III.7. Influence de la texture granulométrique et de la nature minéralogique sur la
contamination des sédiments marins par les ETM :
Selon Aubert et al, (2004), la capacité de fixation et de rétention d’un polluant par les
sédiments est largement conditionnée par leur granulométrie, leur géométrie particulaire et
leur composition chimique. Les sédiments riches en argiles révèlent des concentrations en
ETM élevées (Boust et al. 1999). La vase argileuse retiendra facilement les métaux dissous
dans l’eau avoisinante, alors qu’un sable quartzique n’aura pas cette possibilité.
Les ETM, comme de nombreux auteur l’on déjà montré (Martin et al., 1976 ; Forstner et
Salomons, 1980 et Charlou et Joanny, 1983) sont surtout associés aux particules les plus
fines.
Les concentrations métalliques observées dans la fraction fine des sédiments sont
généralement plus élevées que dans la fraction grossière et peuvent être dues : à une aire
spécifique plus grande, aux quantités plus importantes de substances actives (MO, oxydes
et hydroxydes de fer et de manganèse) pour les particules argileuse ou limoneuse ainsi qu’à
l’influence de la composition minéralogique des grains.
Dans les sédiments, les ETM peuvent être inclus dans le réseau ou adsorbés à la surface de
différentes phases organiques ou minérales qui sont qualifiées de « porteuses » (Quantin,
2001 et Miller et Orbock Miller, 2007).
Les principales phases porteuses des ETM sont les silicates, les argiles, les oxydes et
hydroxydes de fer et de manganèse, les phosphates, les carbonates, les sulfures et la MO
(Figure 5).
Des études ont montré que les oxydes et hydroxydes de fer et de manganèse ainsi que la
MO sont les phases porteuses prédominantes en milieu oxique (Saulnier et Mucci, 2000 et
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Contamination des sédiments marins de la côte Algéroise par les métaux traces - 30/114

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