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Les contaminants les plus préoccupants pour le milieu marin sont ceux qui montrent une
persistance dans l'environnement, une capacité à être transportés sur des longues distances,
une tendance à la bioaccumulation et une toxicité vis-à-vis des organismes marins, c’est le
cas des ETM.
Une fraction importante de ces ETM présents dans les environnements aquatiques est
associée, d'une manière réversible, aux sédiments superficiels (Forstner et Wittmann,
1981). Il est donc indispensable d'étudier la dynamique de ces éléments dans les sédiments
superficiels pour comprendre leur avenir dans l'ensemble de ces systèmes aquatiques
(Amanieu et al. 1989 in Péna 1991).
L’étude des ETM dans les sédiments est une contribution à la détermination, à la
compréhension et à la prévision de la pollution métallique.
La détermination des concentrations en ETM dans les sédiments marins côtiers superficiels
est d'une grande importance du fait que ce compartiment abiotique a la capacité de
séquestrer ces éléments et d’interagir avec d'autres compartiments biotiques et abiotiques
de l'écosystème par des processus de sédimentation, floculation, etc..
La concentration de métaux lourds dans les sédiments marins peut varier dans le temps
pour différents motifs : apports anthropiques directs, transfert continental par des sources
fluviales et éoliennes, transport par des courants marins, dépôts atmosphériques, etc.
(Curtosi et al.).
Ces ETM qui proviennent de diverses sources naturelles (altération géologique, érosion,
volatilisation et volcanisme) et anthropiques (exploitation des minerais, combustion des
hydrocarbures, industries métallurgiques, etc.), ont atteint des teneurs alarmantes d’un
point de vue écotoxicologue dans plusieurs régions du monde ; dans l’air, l’eau et
notamment dans les sédiments marins, leur réservoir ultime le plus important (Sin et al.,
2001; Santos et al., 2005).
La détermination de l’ampleur de la contamination nécessite une connaissance bien
approfondie des caractéristiques chimiques, physiques et minéralogiques du sédiment ; en
premier lieu la nature et la taille des particules et la solubilisation-précipitation de certaines
phases, en particulier les oxydes et les sulfures de Fer. En effet, d’une part, les ETM ont
une grande capacité d’adsorption sur la MES et leur abondance dans la MES est
directement proportionnelle à la surface spécifique de ses particules ; dans la pratique on
observe une plus grande affinité pour la fraction fine du sédiment dans laquelle les
minéraux argileux contribuent largement (Loring, 1991 in Ghanem 2009).
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Contamination des sédiments marins de la côte Algéroise par les métaux traces - 14/114

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