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Introduction
La population humaine mondiale croît rapidement, de 3 milliards à la fin des années 60 à 7,2
milliards à nos jours (Gunning et al., 2016) et on s'attend à ce qu’elle atteigne 9,7 milliards de
personnes d'ici 2050 (Jijakli, 2014 ; Goddek et al., 2015). Puisque la consommation des
ressources augmente proportionnellement avec celle de la population mondiale, un taux de
stress est placé sur l’environnement afin de produire une quantité de nourriture et d’eau
nécessaire à cette expansion (Endut et al., 2016 ; McEachern, 2016). Ce fait implique que la
demande mondiale de nourriture doit être élargie d'environ 70 à 100% par rapport aux taux
actuels (Fronte et al., 2016).
La production de récoltes intensivement et sans impacter négativement l’environnement pour
faire face à la future demande en nourriture est essentielle pour la civilisation humaine (Petrea
et al., 2013). Dans ce contexte, le secteur agricole, qui joue déjà un rôle central dans la
sécurité alimentaire, doit également répondre à l'un des plus grands dilemmes du 21ème
siècle : Comment produire plus de nourriture, utiliser moins de ressources et minimiser
l'impact environnemental ? (Fronte et al., 2016). Tout en faisant face à d’autres problèmes qui
sont la limitation des ressources : les terres labourables en baisse, restriction et contamination
des ressources en eau par l’utilisation des pesticides et des engrais, dégradation et épuisement
des sols (Cunningham, 2015 ; Goddek et al., 2015 ; König et al., 2016), et les facteurs
environnementaux comme : la sécheresse, les inondations et les insectes nuisibles (Salam et
al., 2014 ; McEachern, 2016).
L’aquaculture joue un rôle très important dans l’assurance de la sécurité alimentaire humaine,
c’est le secteur le plus croissant en matière de production de nourriture au monde (Petrea et
al., 2013 ; Endut et al., 2016). Le développement intensif de cette activité a été accompagné
par une augmentation de son impact sur l’environnement par ces rejets d’eau, le traitement de
ces décharges est vital car dans plusieurs régions dans le monde l’eau est une ressources
limitée (Nurain, 2014 ; Silva et al., 2015). Afin de minimiser et réduire au maximum ces
impacts, un procédé est mis en place et s’appelle le RAS (Recirculating Aquaculture
Systems), qui est un système de boucle fermée réutilisant la même eau dans le système
d’élevage, en réduisant ainsi la consommation d’eau requise (Fronte et al., 2016).
Malheureusement, parfois ça été démontré que les RAS ont besoin d’améliorations (Petrea et
al., 2013 ; Goddek et al., 2015). En plus, parmi les inconvénients des RAS le fait de
renouveler 10% du volume total d’eau par jour, ce qui représente une quantité importante,
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