CHAPITRE I : MATÉRIEL ET MÉTHODES
10
2.4. Reproduction
Le cycle de développement d’Artemia salina est court, avec une durée de vie de 3 mois environ
(SORGELOOS et al., 1986).
Il existe des souches d’Artemia, parthénogénétiques et d'autres bisexuelles (par accouplement)
(ABATZOPOULOS et al., 2003), comme il existe aussi deux types de femelles qui peuvent se
reproduire soit par ovoviviparité (dans lequel les œufs sont fécondés, incubés et éclosent dans le
ventre de la femelle, à l'intérieur de l’utérus et donnent naissance à une progéniture libre), soit par
oviparité (un mode dans lequel les femelles déposent des œufs qui se développent et éclosent dans
l'environnement extérieur) tout dépond des conditions du milieu (BARATA et al., 1996) et qui
peuvent donner deux classes descendantes: soit un embryon qui achève son développement
embryonnaire à l’intérieur de l’utérus de la femelle et naisse comme nauplii parfaitement formé
(ovovivipare). Ce type de reproduction est lié généralement aux espèces parthénogénétiques
(DUMONT et NEGREA, 2002), soit des embryons qui une fois atteignent le stade blastula avancé
ou début de la gastrula, entrent en stade de diapause, se recouvrent de l’enveloppe tertiaire
résistante, sécrétée par une glande au niveau de l’utérus (glande coquillière). Ils sont ensuite émis
dans le milieu comme cystes (ovipare). Exceptionnellement certains cystes éclosent
immédiatement après être émis par la femelle, appelés cystes spontanés (DUTRIEU, 1960),
peuvent être le résultat d’un problème dans l’induction de la diapause ou lorsque la femelle change
de type de reproduction (LAVENS et SORGELOOS, 1987) (figure I.8).
Le phénomène réversible (VERSICHELE et SORGELOOS, 1980), c'est l'activité des glandes
coquillères qui contrôlera le passage de l'oviparité à l'ovoviviparité, si :
- Les sécrétions sont faibles, on obtiendra des nauplius directement ;
- elle est moyenne, les femelles pondront des œufs qui éclosent rapidement ;
- elle est importante, ce sont des cystes qui seront émis.
Dans la reproduction ovovivipare le nombre des progénitures est inferieur que dans la reproduction
ovipare.
Le déclenchement de processus d’oviparisme reste un sujet de larges discussions.
DRINKWATER et CLEGG (1991) concluent que ce sont les facteurs environnementaux qui
déterminent le mode de reproduction chez Artemia et sont spécifiques et multiples pour chaque
population.
Précédent

Mis en place des outils technologiques necessaires au developpement d\'un elevage d\'Artémia Salina du saline de Bethioua - 20/76

Suivant