CHAPITRE II : DELIMITATIONS ET PRESENTATIONS DES ZONES D’ETUDE
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2.5. Conditions Océanographiques
2.5.1. Courant généraux
Les principaux courants marins de la zone maritime algérienne sont des courants allant vers l’Est
en passant par le détroit de Gibraltar. D’une manière générale, leur vitesse est comprise entre 1/4
et 3/4 nœuds. Il existe également des contres courants latéraux allant vers l’ouest. Cependant il
existe un courant de 0.5 à 1.5 nœuds qui circulerait plus près des côtes de la zone d’EL-Taref
entre le cap de la Garde et l’Oued Mafragh.
Le courant général peut atteindre le littoral de la zone de Tipaza et Tlemcen, et engendrer des
échanges sédimentaires (ou de polluants) entre la côte et les eaux profondes et vice versa. Ces
courants peuvent atteindre des vitesses de 40 à 60 cm.s-1 à proximité du plateau continental.
2.5.2. Courants de retour
Les vagues, les houles et les vents qui atteignent la côte avec une incidence frontale peuvent
générer un retour de masse d’eau vers le large, certains courants de retour, comme les rip
currents, sont très dangereux et peuvent transpercer la ligne de déferlement des vagues.
En ce qui concerne la zone de Tipaza, les vagues du secteur N peuvent générer des courants de
retour au niveau des petits-fonds du littoral. Et en raison de l’orientation du trait de côte, d’autres
vagues de secteurs NE et NW peuvent atteindre, par endroits, la côte avec une incidence frontale
ou presque en y générant de potentiels courants de retour.La vitesse de ce type de courant dépend
essentiellement de l’énergie de la houle et de la pente de la plage. Ils responsables de la
dispersion d’une partie des sédiments côtiers vers le large.
2.5.3. Courants de dérive littorale
Les vagues qui atteignent le littoral avec une incidence oblique engendrent le plus souvent des
courants longitudinaux effectifs dans la zone de déferlement des vagues. Ces derniers sont aptes
à transporter de grandes quantités de sédiments le long de la côte. Pour ce qui est du littoral de
Tipzsa, les vagues des secteurs NE et NW sont susceptibles de générer, respectivement des
courants de dérive littorale ENE-WSW et WSW-ENE.
La dérive littorale prend naissance au niveau de la zone de déferlement ou l’énergie est
maximale. Cette énergie permet la remise en suspension et le transit des particules sédimentaires
le long de la côte.
2.5.4. Marée
La marée sur la côte algérienne est très faible, l’eau monte quelque fois de 8 à 16 pouces, mais
c’est plutôt l’effet du vent que celui d’une véritable marée. La différence générale entre marée
basse et marée haute pour l’ensemble de la zone maritime algérienne est d’environ 0,30 m
d’après (mediterranean Pilot 78).
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Contribution à l\'élaboration d\'une base de données dans le cadre de la gestion intègrée du littoral Algérien - 93/237

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