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Dans la pratique, il n'est pas facile d'identifier les stocks parce que la délimitation des
populations voisines soulève de nombreuses difficultés, en particulier dans la mer où il n'y a pas
de barrières géographiques claires et où les flux de gènes sont importants.
Bien que les différences phénotypiques ne fournissent pas de preuves directes de l'isolement
génétique entre les stocks, ils peuvent indiquer la séparation prolongée des poissons dans les
différents habitats de l'environnement (Begg et Waldman, 1999). Ces stocks locaux et isolés de
poissons peuvent présenter des caractéristiques démographiques différentes justifiant une
évaluation et gestion distinctes (Jemaa, 2014).
4. Utilisation des otolithes dans la discrimination des stocks
Connus pour renfermer des renseignements du stock de poissons auxquels ils appartiennent
(Campana et al., 1993), les otolithes, présents au nombre de trois paires dans chaque individu
(lapillus, sagittae et asteriscus), sont des concrétions calcaires enfermées dans les trois sacs de
l’oreille interne, le lapillus se trouve dans une chambre appelée utriculus, la sagittae dans le
sacculus, et l'asteriscus dans la lagenan (Baillon, 1991); ils jouent un rôle important dans les
fonctions de maintien de l’équilibre et d’orientation du poisson (Oxman et al., 2007).
Chez la plupart des poissons, l’otolithe sacculaire est la plus grande. Dans la littérature, divers
noms spéciaux ont été introduits pour désigner la sagittae : otolithe sacculaire ou encore
sacculithe (Veen et Hoedemakers, 2005). Dans le présent travail, le terme ‘otolithe’ indique
toujours l’otolithe sacculaire. Les caractères les plus importants sont illustrés dans la figure 06
qui sert de référence pour les descriptions de la forme chez les trois espèces étudiées.
Les otolithes sont des enregistreurs naturels de données de variations de croissances et de
changements d’habitats, et inscrivent les informations dans leurs microstructures et leur chimie
(Begg et al., 2005); ils présentent également une spécificité de forme (L'Abée-Lund 1988).
En effet, les formes externes des otolithes de poissons sont fortement influencées par les facteurs
environnementaux et génétiques. Ils ont alors une forme externe distinctive qui est souvent
caractéristique de l’espèce et du stock considérés (Gaemers, 1988 ; L’Abée-Lund, 1984 in
Nasreddine, 2010) ; cette forme spécifique de l'espèce, présente aussi des variations intraspécifiques (Lombarte et Castellón, 1991). De nombreuses études ont montré que la forme des
otolithes permettait la discrimination de populations locales (Campana et Casselman, 1993 ;
Tracey et al. 2006 ; Mérigot et al. 2007 ; Morat et al. 2008 ; Bacha et al., 2014).
Dans la pratique, il n'est pas facile d'identifier les stocks parce que la délimitation des
populations voisines soulève de nombreuses difficultés, en particulier dans la mer où il n'y a pas
de barrières géographiques claires et où les flux de gènes sont importants.
Bien que les différences phénotypiques ne fournissent pas de preuves directes de l'isolement
génétique entre les stocks, ils peuvent indiquer la séparation prolongée des poissons dans les
différents habitats de l'environnement (Begg et Waldman, 1999). Ces stocks locaux et isolés de
poissons peuvent présenter des caractéristiques démographiques différentes justifiant une
évaluation et gestion distinctes (Jemaa, 2014).
4. Utilisation des otolithes dans la discrimination des stocks
Connus pour renfermer des renseignements du stock de poissons auxquels ils appartiennent
(Campana et al., 1993), les otolithes, présents au nombre de trois paires dans chaque individu
(lapillus, sagittae et asteriscus), sont des concrétions calcaires enfermées dans les trois sacs de
l’oreille interne, le lapillus se trouve dans une chambre appelée utriculus, la sagittae dans le
sacculus, et l'asteriscus dans la lagenan (Baillon, 1991); ils jouent un rôle important dans les
fonctions de maintien de l’équilibre et d’orientation du poisson (Oxman et al., 2007).
Chez la plupart des poissons, l’otolithe sacculaire est la plus grande. Dans la littérature, divers
noms spéciaux ont été introduits pour désigner la sagittae : otolithe sacculaire ou encore
sacculithe (Veen et Hoedemakers, 2005). Dans le présent travail, le terme ‘otolithe’ indique
toujours l’otolithe sacculaire. Les caractères les plus importants sont illustrés dans la figure 06
qui sert de référence pour les descriptions de la forme chez les trois espèces étudiées.
Les otolithes sont des enregistreurs naturels de données de variations de croissances et de
changements d’habitats, et inscrivent les informations dans leurs microstructures et leur chimie
(Begg et al., 2005); ils présentent également une spécificité de forme (L'Abée-Lund 1988).
En effet, les formes externes des otolithes de poissons sont fortement influencées par les facteurs
environnementaux et génétiques. Ils ont alors une forme externe distinctive qui est souvent
caractéristique de l’espèce et du stock considérés (Gaemers, 1988 ; L’Abée-Lund, 1984 in
Nasreddine, 2010) ; cette forme spécifique de l'espèce, présente aussi des variations intraspécifiques (Lombarte et Castellón, 1991). De nombreuses études ont montré que la forme des
otolithes permettait la discrimination de populations locales (Campana et Casselman, 1993 ;
Tracey et al. 2006 ; Mérigot et al. 2007 ; Morat et al. 2008 ; Bacha et al., 2014).
