Chapitre I
Généralités
8
0,0324356, à la même température et même pression. Une valeur de K égale à 1 correspond par
définition à une salinité pratique égale à 35 (in Olivier, 2002).
La salinité s’exprime en g/kg, ‰ ou en PSU (Rodier, 2009).
C’est un paramètre important pour l’étude du milieu marin, et surtout dans la connaissance de la
circulation océanique par l’identification des masses d’eaux et le suivi de leurs mélanges au large
comme à la côte ou dans les estuaires (Aminot et Kérouel, 2004).
IV.3. Oxygène dissous
L’importance de l’oxygène dissous comme paramètre de la qualité de l’eau n’est plus à
démontrer dans la mesure où il gouverne la majorité des processus biologiques des écosystèmes
aquatiques (Aminot et Kérouel, 2004).
La concentration en oxygène dissous est sous l’influence des facteurs physiques (échange airmer, mélange océanique…), chimiques (réactions d’oxydo-réductions), et biologiques
(respiration, photosynthèse, dégradation bactérienne, nitrification…) du milieu (Rodier, 2009).
Sa concentration varie également de manière journalière, saisonnière car elle dépend de
nombreux facteurs telle que la pression partielle en l’oxygène de l’atmosphère, la température de
l’eau, la salinité, la pénétration de la lumière mais également l’agitation de l’eau et la
disponibilité des nutriments (Aminot et Chaussepied, 1983).
IV.4. Potentiel d’Hydrogène (pH)
Le pH est relatif à la concentration en ions hydrogène (H
+
) dans un milieu, donc à l’acidité de ce
milieu. Cette notion a été introduite par Sørensen en 1909 qui l’avait défini comme le
cologarithme décimal de la concentration en ions H
+ (pH= -log 10 C H ).
Il est considéré comme un indicateur de certaines pollutions directes ou indirectes (Aminot et
Kérouel, 2004).
Le pH de l’eau de mer résulte de sa composition ionique, et essentiellement de la présence des
carbonates issus de l’échange de dioxyde de carbone (CO 2 ) entre l’eau et l’atmosphère, ainsi que
la dissolution du calcaire. Il est de l’ordre de 8 à 8.3 (Aminot et Kérouel, 2004).
IV.5. Matières en suspension (MES)
Elles regroupent l’ensemble des particules de toutes formes minérales et/ou organiques, vivantes
et/ou détritiques, de nature, biogène, terrigène, éolienne, et/ou météorique, présentes dans l’eau.
Elles correspondent à la concentration en éléments non dissous d’un échantillon (CREPA,
2007).
Précédent

Evaluation du taux de la pollution des eaux et des sédiments par les métaux lourds au niveau du littoral de Boumerdes - 23/101

Suivant